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Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Un nouveau monde de science et d’industrie

Saint Simon « le dernier des gentilshommes et le premier des socialistes » (se définissait-il modestement) partage l’idée d’Auguste Comte : avec le XIXème siècle le monde est entré dans une ère scientifique.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
BALANCE COMMERCIALE

Document retraçant la valeur des biens vendus par un pays à l'extérieur (exportations) ou achetés par lui aux autres (importations) au cours d'une période donnée (mensuelle en principe). La balance commerciale est dite excédentaire lorsque les exportations dépassent les importations et déficitaire dans le cas contraire. Considérée longtemps comme un critère de bonne santé économique, l’excédent de la balance commerciale est interprété avec beaucoup plus de prudence aujourd’hui. Comme d’autres indicateurs macro-économiques il peut recouvrir des réalités très différentes. Par exemple un pays en forte croissance peut avoir besoin d’importer beaucoup pour soutenir son rythme. Enfin la balance est une invention des tenants du nationalisme économique pour lesquels il faut garder toutes les richesses sur le territoire national et ne jamais dépendre des autres.

BALANCE DES PAIEMENTS

Document retraçant l'ensemble des mouvements de capitaux entre un pays et l'extérieur, au cours d'une période donnée (mensuelle en principe). Au-delà des capitaux liés aux mouvements de marchandises (exportations-importations) ou de services, il faut tenir compte des autres mouvements de capitaux, soit sans contrepartie (dons), soit liés à des opérations d'investissement (long terme), soit enfin à moyen et court terme. Ainsi pendant longtemps a-t-on considéré la Balance des Paiements comme une « régularisation » de la Balance Commerciale : un pays doit de l’argent aux autres parce qu’il a importé davantage qu’il n’a exporté. Cette analyse a été totalement revue par Robert MUNDELL (Prix Nobel d’Economie 1999) avec son « approche monétaire de la Balance des Paiements ». Ce qui serait important dans cette optique serait l’offre et la demande respectives de liquidités monétaires. Il y a des devises plus recherchées que les autres. Un pays à forte devise peut donc se permettre d’acheter ce qu’il veut à l’étranger, toujours prêt à lui vendre pour accumuler cette « bonne » devise. Cela a été périodiquement le cas des Etats Unis, et durablement celui de l’Allemagne Fédérale avant 1989. Mais n’a pas une forte devise qui veut : si les gens recherchent des liquidités en dollar ou en deutshmark c’est parce que ces monnaies ont été bien gérées et gardent leur pouvoir d’achat international. Robert MUNDELL en concluait ainsi à la nécessité d’une stabilité monétaire, capable de faciliter le dynamisme international du pays considéré.

BANQUE

Il faut distinguer deux grandes catégories de banques : - Les banques centrales (comme la Banque de France), ayant, en général, le monopole de la création de l'une des formes de monnaie, le billet de banque ou "monnaie de base" ou "monnaie banque centrale". La grande question qui les concerne est celle de leur indépendance vis à vis des pouvoirs publics, toujours tentés d’imposer une gestion monétaire conforme à leur politique économique. Les gouvernements ont dû finalement se résigner à accepter le prinicpe de la totale indépendance, parce que la stabilité des monnaies est devenue un impératif dans un contexte de concurrence mondiale (liberté des changes) et interdit désormais les manipulations monétaires naguère pratiquées dans le cadre des politiques de plein-emploi, de relance ou d’endettement public. - Les banques ordinaires, dites de second rang, qui créent également de la monnaie, sous forme scripturale, en particulier à l'occasion de crédits accordés aux agents économiques, et qui reçoivent des dépôts du public. Elles sont largement tributaires des décisions de la Banque Centrale, qui leur facilite ou leur complique la tâche en leur offrant plus ou moins de liquidités ou en faisant varier son taux d’intérêt.

BASE MONETAIRE

La base monétaire ou monnaie de base constitue la forme ultime de monnaie dans laquelle les autres formes sont convertibles: dans un système de billets convertibles en or, c'est l'or qui constitue la monnaie de base. Dans les systèmes actuels (billets/monnaie scripturale), la monnaie de base est essentiellement constituée de billets de banque. De manière plus précise, ce que l'on appelle aujourd'hui monnaie de base regroupe l'ensemble des formes monétaires émises par la Banque Centrale (d'où son autre nom de "monnaie banque centrale") c'est-à-dire les billets et les dépôts auprès de la banque centrale (qui équivalent à des billets, qui peuvent immédiatement être transformés en billets), c'est-à-dire essentiellement les réserves obligatoires des banques. Cette monnaie est appelée monnaie de base, car elle constitue le fondement de la création monétaire : c'est parce qu'elles ont de la monnaie de base que les banques de second rang peuvent accorder des crédits (les dépôts font les prêts), qui, à leur tour donneront de nouveaux dépôts (les prêts font les dépôts), entamant ainsi un véritable processus multiplicateur: la monnaie scripturale créée par les banques de second rang sera un multiple de la quantité de monnaie de base. Comme la valeur du multiplicateur est assez stable, il suffit de contrôler la quantité de monnaie de base pour contrôler l'ensemble de la masse monétaire. Or, cette monnaie de base est créée à 3 occasions : achats d'or et devises (qui dépendent essentiellement du système de change flottant ou fixe), créances sur le trésor (fonction des déficits budgétaires et de leur mode de financement) et enfin crédits à l'économie (opérations de refinancement), accordés par la Banque Centrale aux banques de second rang. Par diverses techniques (open market, réescompte) la Banque Centrale a les moyens de contrôler cette source de création de monnaie de base et, par là, toute la monnaie de base elle-même. Ainsi, le contrôle de la base monétaire est l'instrument privilégié d'un contrôle de la masse monétaire elle-même

BIEN

Les biens économiques constituent des moyens rares ayant des usages alternatifs. Les services que rendent ces biens, sont aptes à satisfaire des besoins individuels. Leur deuxième caractéristique est donc d’apporter de l’utilité à l’individu. Un bien libre n’est pas rare, et il ne fait pas alors l’objet d’une activité économique.

BIEN COMMUN

Ensemble des conditions qui permettent l'épanouissement de l'individu, son accomplissement en tant que personne, au sein de la société.

BIEN-ETRE

Dans la conception benthamienne, le bien-être est « le plus grand bonheur du plus grand nombre ». Cette définition se déclinera au cours du temps, et le bien-être correspondra à la satisfaction des préférences et des besoins, ou bien à l’habileté des individus à poursuivre et à atteindre leurs objectifs. Le concept de « bien-être » vise à rendre compte de l’utilité (positive ou négative) procurée par la consommation de biens marchands ou de biens non-marchands. L’économie du bien-être s’efforce de déterminer les meilleurs situations possibles et de ranger les mécanismes d’allocation en fonction de leurs capacités respectives à les atteindre.

BIENS PUBLICS

Biens qui échappent à la logique du marché, parce qu'un calcul coûts-avantages est impossible en ce qui les concerne. Ces biens ne peuvent donc être produits et consommés que suivant des procédures non marchandes, leur financement se fait nécessairement par un prélèvement obligatoire (impôt ou cotisation sociale). Les deux caractéristiques des biens publics sont : - leur indivisibilité (ou non-excluabilité) : on ne peut en fractionner ni la production ni la consommation; par exemple la défense nationale est produite "globalement" pour tous les citoyens, on ne peut la réserver à quelques-uns d'entre eux seulement; nul ne peut être exclu de la consommation d'un bien public, et nul ne peut prétendre se l'approprier ; - leur extensibilité (ou non-rivalité) : la consommation des uns ne diminue pas la consommation des autres; par exemple le spectacle d'un panorama, la jouissance d'un climat peuvent être appréciés par un nombre très élevé (sinon infini) de personnes sans qu'aucune d'entre elles en souffre. Ces caractéristiques rendent en effet le bien public non marchand. Les informations indispensables à un marché n'existent pas, ou seraient trop onéreuses. En particulier, on ne peut pas identifier les consommateurs de biens publics, donc on ne peut pas les faire payer. A l'inverse, on ne voit pas pourquoi un consommateur paierait pour un bien public qui est proposé ou accessible à tous (comportement de "free rider": laissons les autres payer). Dans ces conditions, aucun entrepreneur marchand ne tenterait la production d'un bien public qui ne serait payé par personne, et qu'il devrait fournir à tous. Là où l'entreprise et le marché défaillent, l'Etat doit donc intervenir, et prendre en charge cette production, en faisant payer de force tout le monde (prélèvement obligatoire). Cette analyse lie bien public et information. Par conséquent, tout changement dans les techniques d'information peut transformer un bien naguère public en bien marchand. C'est le cas pour la télévision : en passant de la diffusion par ondes hertziennes à la diffusion par cable ou par télécommunication (satellite), on peut repérer le téléspectateur, identifier la qualité et la quantité des émissions qu'il consomme. On peut alors lui facturer une prestation, et lui couper l'émission s'il refuse de payer : le bien public (TV classique) est devenu bien marchand, et la redevance forfaitaire peut laisser place à un abonnement ou à une facturation à l'unité. Compte tenu de ces remarques, on peut se demander s'il existe tellement de biens publics aujourd'hui. La défense collective surement, la police et la justice peut-être. Mais, au-delà, s'agit-il de biens publics ? Les autres produits ou prestations sont susceptibles d'identification et d'appropriation, de sorte qu'ils peuvent être gérés par une procédure marchande. Si on continue à les soustraire au marché, c'est davantage par choix politique que par nécessité économique. La santé, l'éducation, la culture sont d'excellents exemples de cette extension artificielle du concept de bien public.

BILAN

Document comptable regroupant l'ensemble de ce qu'un particulier ou une entreprise possède (actif) ou doit (passif). Pour les entreprises, un bilan est établi dans des formes imposées par le plan comptable général, à une date donnée (le plus souvent le 31/12). Il s'agit en quelque sorte d'une photographie d'une entreprise à ce moment-là.

L'actif regroupe en particulier l'actif immobilisé et l'actif circulant, en allant du moins liquide (destiné à rester dans l'entreprise) vers le plus liquide (destiné à quitter rapidement l'entreprise).

Le passif regroupe ce que l'entreprise "doit" à ses actionnaires ou propriétaires (capital et réserves) ou à ses créanciers (dettes) en allant du moins exigible vers le plus exigible.

BON

Titre de propriété sur un bien ou sur un service déterminé. Ces titres sont distribués (le plus souvent de façon quasi-gratuite) suite à un processus de décision politique. Les bons sont utilisés généralement afin de réintroduire les mécanismes de marché dans certains secteurs. Leurs applications les plus connues sont les récentes "privatisations de masse" dans les pays ex-communistes. Une autre proposition (de Milton Friedman) est le chèque-éducation, distribué à chaque famille ayant des enfants d'âge scolaire, pour garantir la liberté de choix des parents en matière éducative.

BOURGEOISIE

Désigne l'ensemble des bourgeois, c’est à dire au départ, des habitants des bourgs, des villes, représentatifs des professions intermédiaires et des classes moyennes. Selon le marxisme, il s'agit d'une classe sociale qui détient les moyens de production dans le régime capitaliste, qui, dans une logique de lutte des classes, exploite le prolétariat.

BOURSE

Stricto sensu, bourse des valeurs mobilières: marché regroupant l'ensemble des offres et des demandes de certains titres (actions, obligations, options – ou « produits dérivés »)). Les opérations ont lieu soit au comptant (livraison et paiement instantanés), soit à terme (les conditions de l'échange sont fixées immédiatement; sa réalisation - paiement et livraison - interviendra au bout de quelques semaines, au moment de la « liquidation » - en France le dernier Vendredi du mois). Les bourses de valeurs jouent un rôle important dans le financement des entreprises dans la mesure où il s'agit d'un apport de fonds stables à long terme ainsi que dans la rentabilité des placements puisque les valeurs peuvent être échangées pratiquement sans délai. En ce sens, elles jouent à la fois le rôle de "marché du neuf" (c'est-à-dire permettant l'émission de titres nouveaux) et de "marché de l'occasion" (permettant l'échange de titres antérieurement émis). Par extension. il peut exister d'autres bourses, portant par exemple sur des échanges de marchandises (en particulier les produits de base, comme le cuivre ou le café).

BUDGET

Stricto sensu : document, voté par le Parlement, regroupant l'ensemble des recettes (essentiellement impôts) et dépenses annuelles de l'Etat. Le budget ne regroupe donc pas l'ensemble des prélèvements obligatoires (qui représentent en tout près de 50 % du revenu national, en France). Les cotisations sociales, par exemple, en sont exclues. Le budget ne donne donc qu'une image très partielle du poids de l'intervention étatique. Par extension: ensemble des recettes et dépenses annuelles d'une collectivité (par exemple: budget communal). La tendance actuelle est de voter des budgets en équilibre, car les Etats ne peuvent se permettre de vivre au-dessus de leurs moyens en accroissant une dette publique déjà considérable. Les traités de Maastricht et d’Amsterdam ont prescrit aux membres de l’Union Européenne un pourcentage maximum de déficit budgétaire (3 % du P.I.B.) et de dette publique (60 % du P.I.B.).

BUDGETS-TYPE

Les budgets-type représentent une liste de biens et services consommés par un ménage ou un groupe de ménages d'un type particulier (par exemple: budget-type de l'ouvrier métallurgiste célibataire parisien). Ils servent à établir certains indices qui sont intéressants parce qu'ils retracent l'évolution du montant des dépenses du ménage-type. Mais il existe parfois une confusion entre les indices provenant de ces budgets-type et les indices de prix. En réalité, les budgets-type reflètent à la fois l'évolution des prix et celle de la qualité des produits consommés et ne peuvent donc servir à mesurer la hausse des prix.

BUREAUCRATIE

Organisation hiérarchique, monopolistique dont la production est non marchande. En l’absence de propriétaires privés, les bureaucrates, qui ne sont pas soumis au mécanisme du profit, ne sont pas incités à gérer efficacement leurs services. M. WEBER, L. VON MISES ou les auteurs du Public Choice ( W. NISKANEN, J. L. MIGUE et G. BELANGER… ) ont largement dénoncé les dérives bureaucratiques.

Glossary 2.7 uses technologies including PHP and SQL

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1340 du 8 novembre 2017

Editorial : Harcèlement : plan d’urgence ou profonde conversion ?
Actualité
:
Macron : 6 mois de théâtre - Trump : un an de «bashing» - Le vrai scandale des «Paradise Papers» - Hulot : 6 mois de recul
Connaissance du libéralisme :
La dévolution des biens matériels
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Le bulletin de l’ALEPS


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