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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
BIENS PUBLICS

Biens qui échappent à la logique du marché, parce qu'un calcul coûts-avantages est impossible en ce qui les concerne. Ces biens ne peuvent donc être produits et consommés que suivant des procédures non marchandes, leur financement se fait nécessairement par un prélèvement obligatoire (impôt ou cotisation sociale). Les deux caractéristiques des biens publics sont : - leur indivisibilité (ou non-excluabilité) : on ne peut en fractionner ni la production ni la consommation; par exemple la défense nationale est produite "globalement" pour tous les citoyens, on ne peut la réserver à quelques-uns d'entre eux seulement; nul ne peut être exclu de la consommation d'un bien public, et nul ne peut prétendre se l'approprier ; - leur extensibilité (ou non-rivalité) : la consommation des uns ne diminue pas la consommation des autres; par exemple le spectacle d'un panorama, la jouissance d'un climat peuvent être appréciés par un nombre très élevé (sinon infini) de personnes sans qu'aucune d'entre elles en souffre. Ces caractéristiques rendent en effet le bien public non marchand. Les informations indispensables à un marché n'existent pas, ou seraient trop onéreuses. En particulier, on ne peut pas identifier les consommateurs de biens publics, donc on ne peut pas les faire payer. A l'inverse, on ne voit pas pourquoi un consommateur paierait pour un bien public qui est proposé ou accessible à tous (comportement de "free rider": laissons les autres payer). Dans ces conditions, aucun entrepreneur marchand ne tenterait la production d'un bien public qui ne serait payé par personne, et qu'il devrait fournir à tous. Là où l'entreprise et le marché défaillent, l'Etat doit donc intervenir, et prendre en charge cette production, en faisant payer de force tout le monde (prélèvement obligatoire). Cette analyse lie bien public et information. Par conséquent, tout changement dans les techniques d'information peut transformer un bien naguère public en bien marchand. C'est le cas pour la télévision : en passant de la diffusion par ondes hertziennes à la diffusion par cable ou par télécommunication (satellite), on peut repérer le téléspectateur, identifier la qualité et la quantité des émissions qu'il consomme. On peut alors lui facturer une prestation, et lui couper l'émission s'il refuse de payer : le bien public (TV classique) est devenu bien marchand, et la redevance forfaitaire peut laisser place à un abonnement ou à une facturation à l'unité. Compte tenu de ces remarques, on peut se demander s'il existe tellement de biens publics aujourd'hui. La défense collective surement, la police et la justice peut-être. Mais, au-delà, s'agit-il de biens publics ? Les autres produits ou prestations sont susceptibles d'identification et d'appropriation, de sorte qu'ils peuvent être gérés par une procédure marchande. Si on continue à les soustraire au marché, c'est davantage par choix politique que par nécessité économique. La santé, l'éducation, la culture sont d'excellents exemples de cette extension artificielle du concept de bien public.

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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