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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
CAPITAL

Au sens économique: l'un des trois facteurs de production (avec le travail et l'esprit d'entreprise) utilisés dans une entreprise. Le capital comprend l'ensemble des éléments patrimoniaux dont dispose une entreprise, qu'il s'agisse du capital au sens technique, c'est-à-dire des machines, (donc du capital fixe, servant plusieurs fois dans la production) et des matières premières (capital circulant, ne servant qu'à un cycle de production) ou qu'il s'agisse des capitaux au sens financier du terme. Au sens large : le capital représente tous les éléments patrimoniaux, possédés par n'importe quel agent économique, susceptibles de fournir des revenus (y compris le "capital humain", c'est-à-dire soi-même, ses diplômes, son expérience, son métier, sa santé, etc...).

CAPITAL HUMAIN

Ensemble des qualités attachées à la personne humaine: éducation, expérience, diplômes, relations, santé, etc. Après avoir été longtemps ignoré par la science économique, sans doute parce qu'il est difficilement mesurable et n'apparaît pas dans une comptabilité courante, le capital humain est considéré maintenant comme le facteur déterminant de la promotion individuelle et du développement économique. Au niveau individuel, on peut montrer que les écarts de revenus dépendent pour l'essentiel de la différence de dotation en capital humain. Voilà pourquoi les familles qui veulent améliorer le sort de leurs enfants investissent de plus en plus en capital humain : santé, sport, études, formation, voyages. De plus l'investissement en capital humain échappe à la fiscalité, à l'inflation et (dans une certaine mesure) à la réglementation, au contraire d'autres éléments du patrimoine dont la valeur peut se déprécier rapidement. Au niveau global, on constate que les pays qui se développent sont ceux où le capital humain a pu se constituer, s'accumuler et surtout s'exprimer. La pauvreté n'est durable que là où les talents individuels n'arrivent pas à s'exprimer; cette situation est caractéristique de pays où l'Etat efface les individualités (pour ne reconnaître que le parti ou le groupe social), ou prétend prendre en charge complètement les individus, ce qui les dissuade de constituer un capital humain. Thomas SOWELL a montré que l'Etat providence a appauvri les minorités ethniques en rendant apparemment inutile l'investissement en capital humain. En fin de compte, le capital humain permet de comprendre qu'une économie dynamique est celle où les individus peuvent aller au plus loin de leur épanouissement.

CAPITAL SOCIAL

Le capital social représente les sommes apportées par tous ceux qui constituent une société. Cet apport de capital se fait soit à la création de la société, soit à l'occasion d'une augmentation de capital pour financer le développement de l'entreprise. Cet apport prend la forme de souscription à l'émission d'actions. Le capital social ainsi divisé en actions est la propriété des actionnaires en proportion du nombre d'actions détenues. L'actionnaire a un droit de participation à la gestion de l'entreprise, ainsi qu'un droit à une part des profits (sous forme de dividendes). Dans le bilan d'une entreprise, le capital social figure au passif, ce qui indique qu'il s'agit d'une dette de l'entreprise vis-à-vis de ses actionnaires, à comparer avec les autres sources de financement des entreprises.

CAPITALISME

Système économique (encore appelé économie de marché) caractérisé par trois éléments essentiels: - des agents économiques libres et responsables, c'est-à-dire des ménages libres de leur comportement en matière de consommation, et des entreprises privées, libres de leur combinaison productive et de leur production, les uns et les autres étant responsables; ils subissent les conséquences de leur comportement, en particulier au niveau de leur patrimoine, - un processus de coordination et de correction des actions individuelles : le marché, qui suppose la liberté des contrats et des prix, véhiculant les informations nécessaires aux entrepreneurs. - une loi qui reconnaît l'existence et la transmission des droits de propriété et des droits de créance indispensables au déroulement des libres échanges, et conformes au principe de la liberté individuelle. Dans ce système, l'Etat intervient pour faire respecter la loi et garantir la liberté, mais il ne se substitue pas aux initiatives privées. En pratique, nombreuses sont les économies de marché qui ne respectent pas les règles fondamentales du système, soit parce que l'Etat sort de son rôle et se fait lui-même producteur, soit parce qu'il gène le fonctionnement des marchés (blocage des prix) ou la liberté de décision des ménages et des entreprises. L'expérience montre que de telles "sociétés d'économie mixte" sont amenées, tôt ou tard, à rétablir les règles essentielles de l'économie de marché. Ces règles sont assez contraignantes pour vider de son sens l'expression "capitalisme sauvage" ; ceux qui utilisent cette expression ignorent les rigueurs auxquelles les agents économiques sont soumis en économie de marché, et assimilent liberté et indépendance. Très souvent, la référence au "capitalisme sauvage" n'est qu'un alibi pour justifier des interventions intempestives de l'Etat.

CASH FLOW

(en français M.B.A. Marge Brute d'Autofinancement ou capacité d'autofinancement de l'entreprise, selon la terminologie du plan comptable révisé). Le Cash flow représente les sommes qui sont disponibles pour l'investissement dans une entreprise. Il s'agit de sommes dégagées sur les résultats de l'entreprise elle-même, par opposition au financement externe des investissements. Le cash flow va servir à amortir le capital existant, à constituer des provisions, à distribuer des bénéfices. Toute la partie du cash flow non distribuée en bénéfices représente la capacité d'auto-financement de l'entreprise. Le cash flow est, en moyenne, assez faible pour les entreprises françaises ce qui les pousse à l'endettement et rend l'investissement plus difficile. Le cash flow net (ou marge nette d'autofinancement) est égal au cash flow brut moins les amortissements.

CHANGES FIXES

Mode d'organisation du système monétaire international qui repose sur l'existence d'une parité officielle fixe entre les valeurs des différentes monnaies. Il a été en vigueur avec le Gold Exchange Standard (adopté à Bretton-Woods et appliqué de 1944 à 1971) où toutes les monnaies avaient une équivalence fixe en Dollar US. Il a été appliqué aussi, avec des modalités un peu différentes, dans le Système Monétaire Européen (1974 – 1999) : ici les monnaies du système avaient une valeur fixe (cours pivot) par rapport à l’Ecu. Actuellement à l’intérieur de sa zone, l’Euro est en parité fixe avec chacune des monnaies des pays du système. 1 Euro = 6.5996 Francs 1 Euro = Deutshmarks Mais l’Euro est en changes flottants avec les monnaies extérieures à sa zone : Dollar, Livre, Franc suisse, Yen, etc. A court terme, les changes fixes ont l’avantage de la stabilité : on supprime les risques et les calculs propres aux changes flottants. Quels en sont les mérites à long terme ? Il faut distinguer deux situations : 1 – Les changes sont fixes entre monnaies nationales toujours « souveraines » émises par des banques centrales indépendantes (ce qui a été le cas avec Bretton Woods). Dans ce cas, ces devises continuent à faire l’objet d’une offre et d’une demande sur le marché des changes, et une parité dite « commerciale » en résulte. Le système des changes fixes exige que tout écart entre parité officielle et parité commerciale soit résorbée : les Banques Centrales s'y obligent. Elles compensent l'écart en achetant ou vendant des devises et de la monnaie nationale, suivant les cas, de facon à équilibrer le marché. Cependant, la valeur de la monnaie peut être exceptionnellement changée, d'un seul coup, soit en baisse (dévaluation), soit en hausse (réévaluation). Le bilan du système est décevant: il ne donne que l'illusion de la stabilité que vantent tellement ses partisans, car les mouvements de change reflètent en fait les évolutions économiques et s'accommodent mal d'une fixité artificielle. C'est ainsi qu'un pays à forte inflation, par exemple, va subir des pressions à la baisse sur sa monnaie; pour soutenir artificiellement le cours de cette devise, la Banque centrale devra vendre ses réserves de change, dont le stock s'épuisera rapidement. Si la situation économique n'est pas redressée, une dévaluation est inévitable à terme. Dans ce cas le maintien "à tout prix " d'un cours irréaliste n'empêchera pas, à terme, la chute de la monnaie. Il ne fait que retarder cette évolution, tout en favorisant la spéculation. Enfin, on relèvera que certains pays, en dépit des engagements pris par traité, peuvent volontairement pratiquer des dévaluations, es espérant par là décourager les importations (il faudra acheter les produits étrangers avec davantage de la monnaie nationale dévaluée) et encourager les exportations (les étrangers trouvent avantageux de payer dans une monnaie dévaluée). Ces « dévaluations compétitives » ont été très fréquentes et très conséquentes dans les dernières années du S.M.E.. En 1995, la Lire, la Peseta et la Livre ont été dévaluées sans aucun scrupule : voilà qui a sonné le glas du S.M.E., obligé d’accepter des zones de fluctuations si larges (15 %) que les changes étaient devenus… flottants. 2 – Les changes peuvent être fixes entre monnaies nationales ayant totalement ou partiellement perdu leur souveraineté. Ici les banques centrales s’en remettent à une autorité extérieure pour établir les conditions et le contrôle de l’émission de monnaie : - c’est le cas pour l’Euro : la Banque Centrale Européenne s’est substituée aux banques nationales (même si celles-ci sont consultées sur la politique d’émission de l’Euro) - - c’est surtout le cas pour les « Currency Boards », ou « bureaux d’émission » mis en place dans des pays à forte inflation ; ici la monnaie nationale n’est qu’une subdivision de la monnaie de référence, en général le Dollar. Le Peso argentin, le Dollar de Hong Kong, la Leva bulgare, ont été, entre autres, soumis à ce régime, qui enlève toute initiative à la banque centrale nationale. C’est comme si une monnaie étrangère circulait sur le territoire national.

CHANGES FLOTTANTS

Mode d'organisation du système monétaire international. Dans ce système, la valeur des monnaies s'établit librement, chaque jour, sur le marché des changes, en fonction des offres et des demandes des diverses devises (parité commerciale). En principe, les Banques Centrales n'interviennent pas, dans cette hypothèse, sur le marché des changes. L'avantage de ce système réside dans le fait que la valeur de la monnaie reflète bien l'évolution économique et qu'elle n'est pas artificiellement maintenue à un niveau trop faible ou trop élevé. Par contre, on reproche souvent à ce système d'entraîner une variation exagérée et trop fréquente des monnaies et d'amplifier les difficultés économiques dues à l'inflation. En réalité, il s'agit ici d'une mauvaise interprétation des mécanismes économiques. Les variations dans les changes ne font que traduire les variations dans les conditions de l'offre et de la demande de chaque monnaie. Ce n'est pas parce que l'on est en changes flottants que les monnaies varient beaucoup, mais parce que les conjonctures économiques (et surtout les taux d'inflation) changent beaucoup suivant les pays et sont très variables en raison des politiques économiques suivies. En fait, la stabilité de la valeur des monnaies n'interviendra que lorsque les différents pays auront des politiques économiques moins divergentes et plus stabilisantes. Le système des changes flottants s'est progressivement généralisé ces dernières années et il est officiellement en vigueur depuis le ler avril 1978 pour toutes les monnaies extérieures à l’Euro. Dans la crise des changes asiatiques de 1997, les banques centrales et les gouvernements locaux portent toute la responsabilité, et le F.M.I. a manqué de vigilance et de rigueur en soutenant ces banques et ces dirigeants.

CHARITE

Acte vertueux qui porte à vouloir assister les autres dans des moments de détresse, sans y être obligé, mais de façon volontaire et délibérée. S’oppose au principe de solidarité obligatoire.

CHOMAGE

Le chômage comprend l'ensemble des travailleurs sans emploi, disponibles pour travailler dans un bref délai et à la recherche d'un emploi salarié. La mesure du chômage donne lieu à de nombreuses erreurs d'interprétation. En particulier, les résultats différent suivant les méthodes utilisées et, en outre, de nombreuses mesures modifient artificiellement le nombre de chômeurs en transformant une partie des actifs sans emplois en catégories non comptabilisées dans le chômage (emplois jeunes, TUC, PIL et autres catégories de stages et formations diverses). Le traitement "social" du chômage se rapproche ainsi d'un traitement "statistique" du chômage, destiné avant tout ê réduire le nombre de jeunes recensés dans les demandeurs d'emplois. Enfin, il faut aussi tenir compte de la durée du chômage; c'est ainsi que si, dans une année, 16 % de la population change d'emploi, cela représente, si le chômage dure en moyenne 6 mois, 8 % de chômeurs en permanence, alors que s'il ne dure que 3 mois en moyenne, ce taux de chômage tombe à 4 %. Les explications des causes du chômage sont nombreuses: Le chômage peut être frictionnel, c'est-à-dire d× seulement au passage de travailleurs de branches en déclin, abandonnées par les consommateurs, vers des branches nouvelles, en expansion. Il est alors le signe d'une grande mobilité du marché du travail et d'une croissance économique dynamique. Le chômage conjoncturel, de son côté, résulterait d'une croissance insuffisante de la dépense et de la production et il suffirait alors de relancer l'économie pour le voir disparaître. Cette thèse se révèle, à l'usage, totalement inadaptée à la situation de nos économies modernes, qui connaissent un taux de croissance positif à moyen terme et pour lesquelles les mesures de relance se révèlent totalement inefficaces. Au contraire, le chômage structurel décrit mieux la réalité actuelle. Il est le résultat de blocages difficiles à éliminer et de malinvestissement. Blocage des créations d’emplois, quant les entrepreneurs sont découragés par la fiscalité ou la réglementation, d’étendre leur activité ; blocage des embauches quant le marché du travail manque de flexibilité (salaires minimums, négociations collectives, temps légal, conditions de travail et licenciements). Le malinvestissement est l’inadaptation qualitative de l’offre à la demande. Il est dû aux manipulations de prix, de crédits et de revenus qui empêchent les adaptations qui devraient accompagner la croissance. Toute politique globale de relance se révèle alors inefficace.

CHOMAGE VOLONTAIRE (JOB SEARCH)

Dans l'analyse la plus récente du chômage, on s'aperçoit qu'une partie des chômeurs se sont mis volontairement dans cette situation, ou acceptent d'y rester pour une durée plus ou moins longue. Cette situation est liée à un désir de rechercher, dans les meilleures conditions, le plus d'informations possibles sur les emplois offerts. C'est ainsi que des travailleurs, estimant incomplète leur vision du marché du travail, vont refuser des emplois jugés inintéressants, voire l'abandonner s'ils en ont un, préférant procéder librement ê une recherche d'informations complémentaires. Dans ce cas, le travailleur préfère rechercher d'abord l'ensemble des opportunités, en effectuant un calcul de type coût/avantage, le coût (absence d'emploi) étant supposé inférieur à l'avantage (trouver un meilleur emploi). En ce sens, des indemnités élevées de chômage diminuent le coût pour le travailleur et donc augmentent cette forme volontaire de chômage.

CLUB

Le club est une organisation fondée volontairement en vue de fournir des biens de consommation collective à ses membres. Les biens produits par les clubs respectent en particulier la condition d’excluabilité. un club permet donc de produire ce type de biens, sans recourir à l’Etat ou à un organisme public.

COEFFICIENTS BUDGETAIRES

Dans l'étude de la consommation des ménages, et de sa structure, un coefficient budgétaire représente le rapport, pour chaque produit (ou groupe de produit), entre la consommation de ce produit et l'ensemble des dépenses de consommation des ménages. La consommation des ménages est habituellement regroupée en 7 grandes catégories, donnant ainsi 7 coefficients budgétaires: alimentation et tabac, habillement, habitation, services médicaux et de santé, transports et communications, loisirs et culture, autres biens et services. A titres d'exemple, en France, le coefficient budgétaire moyen pour l'alimentation est de l'ordre de l8,6 %ce qui signifie qu'en moyenne les ménages français consacrent le sixième de leurs dépenses de consommation à des achats alimentaires. L'évolution de la structure de la consommation en fonction des revenus porte le nom de lois de ENGEL.

COERCITION

Fondamentalement, la coercition consiste en l’emploi de la violence physique, ou de la menace manifeste de violence physique, contre une personne, ou contre ses droits de propriété. Mais il semble que le mensonge (ou la tromperie) constitue aussi une coercition, au sens ou il impose à l’individu de faire des choses que celui-ci n’aurait normalement pas faites.

COLLECTIVISME

Doctrine selon laquelle la propriété et, au delà tout le pouvoir doivent être placés entre les mains d'un groupe plutôt qu'entre celles des individus. Le collectivisme peut être appliqué soit de manière coercitive (par exemple la plupart des pseudo-démocraties communistes) soit de manière volontaire (kibboutz).

COMMUNAUTARISME

En philosophie politique, courant de pensée qui fait de la communauté la thèse centrale de la réflexion intellectuelle et la valeur fondamentale de l'existence humaine. Ils s'opposent alors aux libéraux, auxquels ils reprochent d'avoir une vision abstraite et hyper individualiste de la vie en société, réduisant le débat aux seules questions de liberté et de justice.

COMMUNAUTE

Groupe d'individus réunis par des valeurs et des intérêts communs.

COMMUNISME

Organisation sociale fondée sur la propriété commune de tous les biens (ou au moins des moyens de production) et sur la répartition selon les besoins, c’est à dire, en fait, autoritaire. Les conditions nécessaires à sa mise en place et à son fonctionnement sont en contradiction totale avec la nature humaine, ce qui explique qu'aucune tentative de transposition pratique n'a été et ne puisse être couronnée de succès, puisqu’elle repose sur une erreur anthropologique.

COMPTE DE RESULTAT

Présentation, conforme au plan comptable général, des opérations de dépenses et de recettes effectuées dans une entreprise au cours d'une année. En recettes (appelées ici « produits »), on trouve essentiellement les ventes de marchandises et produits finis. Il peut cependant exister d'autres recettes, en général de moindre importance, comme par exemple des produits financiers. En emplois (Charges), figurent les dépenses de l'exercice, qui sont : -les charges d'exploitation : * Achats de marchandises et de matières premières * Variations de stocks * Services extérieurs . Impôts et taxes * Charges de personnel * Dotations aux amortissements et provisions -les charges financières -les charges exceptionnelles - la participation -l'impôt sur les bénéfices -le bénéfice (solde créditeur). Il est possible de passer d'une vision purement comptable du compte de résultat à une lecture économique de celui-ci, par exemple en distinguant au débit les charges payées à d’autres entreprises et, au contraire, les charges internes, qui concourent à l'élaboration de la valeur ajoutée.

CONCENTRATION

En général, tendance à l'accroissement de la taille moyenne. Pour les entreprises: leur taille s'accroît par développement interne ou par regroupements. La concentration peut être horizontale (regroupement d'entreprises situées au même stade de la production, fabriquant le même type de produit), ou verticale (dans le cas d'entreprises situées à des stades différents et complémentaires de la production). Les formes de la concentration sont variées, allant de l'entente à la fusion pure et simple, en passant par la constitution d'une société holding prenant des participations dans les diverses entreprises concernées. Ainsi naissent les « groupes » dont la composition est assez souvent variable, à la suite des OPA, OPE et autres opérations financières.

COMMENTAIRE Le problème qui se pose est de savoir si la concentration est à la fois inévitable et nuisible. Certains ont en effet, à la suite de Marx, décrit la concentration comme une loi inéluctable de l'évolution du capitalisme, et comme une source d'exploitation. En fait, l'importance de la concentration est, en général, inférieure à ce que l'on imagine, et elle s'est surtout localisée dans des secteurs bien particuliers. La vitalité des PME est, a contrario, un indice du caractère limité de la concentration dans la plupart des secteurs. Les dix dernières années ont été marquées par un fort mouvement de "déconcentration" dans les pays les plus développés, et notamment aux Etats-Unis où les grands "dinosaures" ont beaucoup souffert (ou même disparu) tandis que les nouveaux emplois se sont créés dans de très petites unités. Le passage de l'ère industrielle à la société de services est sans doute pour beaucoup dans cette évolution. Quant aux effets de la concentration, ils ne sont pas toujours nocifs. La concentration peut provenir d'une restructuration provoquée par le marché, sous la pression de la concurrence. Elle aboutit alors à une meilleure affectation des ressources et à un meilleur service de la clientèle. Mais elle peut aussi provenir d'un désir de neutraliser la concurrence, et de fausser le jeu du marché. Elle n'est possible alors qu'avec la complicité active ou passive des pouvoirs publics. Les mythes de la "taille européenne", ou de la "taille mondiale" ont été à l'origine d'initiatives gouvernementales qui ont provoqué des concentrations artificielles, instauré des privilèges en faveur des entreprises de grande taille : quelques années plus tard, on s'aperçoit que ces regroupements éclatent ou ne peuvent survivre qu'avec la protection et les subventions des pouvoirs publics.

CONCURRENCE

La concurrence est l'une des caractéristiques essentielles des économies de marché ; elle repose sur une compétition loyale et libre entre entreprises. Les avantages de la concurrence sont nombreux : elle pousse au progrès technique et aux gains de productivité, elle élimine les entreprises les moins performantes (qui gaspillent les facteurs de production) et elle pousse à des baisses de prix.

COMMENTAIRE Comment repérer qu'un marché est réellement concurrentiel ? Pendant de nombreuses années, les économistes se sont arrêtés au schéma dit de la "concurrence pure". Un marché, pour être concurrentiel, devait posséder simultanément cinq qualités : -la polycité (un grand nombre d'acheteurs et de vendeurs), -l'atomicité (chaque acheteur ou vendeur est infiniment petit et ne peut modifier à lui seul l'équilibre du marché), -l'homogénéité (les produits négociés sont rigoureusement les mêmes, il n'y a aucune discrimination suivant les vendeurs ou les acheteurs), -la transparence (parfaite connaissance des prix et des produits), -la fluidité (liberté totale d'entrée et de sortie du marché). Il va sans dire que bien peu de marchés concrets peuvent satisfaire à ces conditions; forts de ce constat, certains se sont empressés de conclure à l'impossibilité de la concurrence, donc à la perversité de l'économie de marché. Le schéma de concurrence pure a été abandonné, d'abord au profit de celui de la concurrence "imparfaite" (CHAMBERLAIN), qui repère des situations de concurrence même quand il y a un petit nombre d'opérateurs, puis de celui de la concurrence "praticable" (John Maurice CLARK) qui estime qu'il y a concurrence dès que la condition de fluidité est satisfaite. A l’heure actuelle de nombreux économistes abandonnent cette conception statique de la concurrence pour lui préférer une conception dynamique : on ne juge pas de l’existence ou de l’absence de concurrence d’après la situation d’un marché en un moment donné, mais d’après la liberté pour de nouveaux concurrents d’apparaître sur le marché. Seuls les marchés ouverts sont concurrents. De la sorte, l’existence d’un monopole n’exclut pas la concurrence : si une seule entreprise est sur le marché, alors même que n’importe qui pourrait y rentrer, c’est simplement parce qu’elle est la seule à pouvoir satisfaire la demande aux conditions requises. Quand une entreprise innove, elle conquiert provisoirement une situation de monopole. Il n'y a guère que les monopoles publics qui soient durablement à l'abri de la concurrence. Une dernière question se pose: comment assurer la concurrence ? Pendant longtemps on a investi l'Etat du rôle d'arbitre. Des lois anti-trusts devraient interdire les ententes et les monopoles, et l'Etat serait chargé de les faire respecter. Aujourd'hui on est beaucoup plus réservé à l'égard des vertus de ces lois et de la "surveillance des marchés" par l'Etat, pour la bonne raison que c'est souvent l'Etat lui-même qui crée ou protège les situations non concurrentielles - il est donc mal placé pour être à la fois juge et partie. La liberté totale du commerce et de l'industrie, notamment au niveau international, paraît être une garantie bien plus efficace de la réalité concurrentielle.

CONFIANCE

Etat d’esprit d’une personne ou d’un groupe fondé sur des éléments affectifs, vertueux et moraux, et qui permet d’assurer un climat de mutuelle coopération et d’harmonie sociale. La confiance suppose un lien de dépendance entre les individus qui se fient à la validité des échanges et des promesses.

CONJONCTURE

Etat de la situation économique d'un espace donné en un moment donné. La conjoncture ne peut être appréciée par un seul indicateur. D'ailleurs, l'étymologie du mot indique bien qu'il faut une conjonction, un rassemblement d'éléments, pour apprécier une situation économique. On retient habituellement, pour apprécier la conjoncture, des indicateurs: -de production (ex.: taux de croissance de la production industrielle ou de la production totale), -d'emploi (ex.: taux de chômage), -de situation extérieure (ex.: taux de couverture des importations par les exportations), -de situation financière et monétaire (ex.: le taux de croissance de la masse monétaire), -de prix (ex.: taux de croissance annuel des prix à la consommation). La conjoncture, entendue comme un phénomène de court terme, reflète bien entendu largement la situation structurelle d'une économie. La conjoncture peut pousser l'Etat a intervenir (par la voie du budget ou de la monnaie) mais la politique conjoncturelle fait aujourd'hui les preuves de son inefficacité.

CONNAISSANCE

Fait d'avoir en sa possession mentale ou intellectuelle l'existence d'objets et/ou de lois de causalité entre ces objets. On entend donc par connaissance tant la connaissance "scientifique" ou "intellectuelle" que la connaissance de "circonstances particulières de temps et de lieu" (comme l'a souligné Hayek) cette dernière donnant en effet une partie de sa spécificité à chaque individu, dans une société de dispersion de la connaissance.

CONSENTEMENT

Acquiescement donné à une proposition, quelle qu'elle soit. Le consentement est l'expression d'un engagement dans un échange, qu'il soit direct (le troc) ou indirect (au travers de l'usage d'un intermédiaire dans les échanges, c'est-à-dire, la monnaie). Donc, sans consentement, l'échange ne peut avoir lieu.

CONSEQUENTIALISME

Théorie qui adopte une démarche téléologique (du grec telos = fin ou but) c'est-à-dire fondée sur la finalité, et qui propose d'évaluer la valeur d'une action (son caractère juste) au regard de ses conséquences.

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Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...