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Publication trimestrielle depuis plus de 40 ans, le Bulletin rend compte de la vie de l’ALEPS mais il propose aussi dans chacun de ses numéros plusieurs études de ses administrateurs, dont Fred Aftalion, Axel Arnoux, Jacqueline Balestier, Jean Philippe Feldmann, Georges Lane, Bertrand Lemennicier, Pascal Salin, Patrick Simon.

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
DOCTRINE SOCIALE DE L EGLISE

Ensemble des prises de position de l'Eglise Catholique concernant l'organisation de la société en général et les questions économiques et sociales en particulier. Cet enseignement puise sa source dans l'Evangile et dans la tradition philosophique réaliste a été développé par les principaux penseurs chrétiens (comme Saint Thomas d'Aquin). Mais cet enseignement a été systématisé et adapté aux conditions de notre époque par les Papes, à partir de la fin du XIXe siècle, et c'est cet enseignement pontifical qui constitue, au sens strict du terme, la doctrine sociale de l'Eglise. Bien évidemment, cet enseignement contemporain puise lui aussi sa source dans l'Evangile et la tradition de l'Eglise, comme dans la loi naturelle.

Le premier texte important dans ce domaine est celui de Léon XIII, avec l'encyclique "Rerum novarum", sur la condition des ouvriers (1891). Les successeurs de Léon XIII ont en général choisi les dates anniversaires de cette encyclique pour publier eux-mêmes des documents sur la doctrine sociale de l'Eglise: c'est le cas de Pie XI avec "Quadragesimo anno" en 1931, de JeanXXIII avec "Mater et magistra" en 1961, de la lettre de Paul VI au Cardinal ROY, "Octogesima adveniens", en 1971, et enfin de Jean-Paul II, dans son encyclique sur le travail humain, "Laborem exercens", en 1981, dans son encyclique sur le développement "Solicitudo Rei Socialis", en 1987 et surtout dans CENTESIMUS ANNUS en 1991. Il est difficile de résumer une pensée aussi riche, et, sur certains points, évolutive, en quelques lignes. On y trouve cependant, pour l'essentiel, une condamnation du socialisme, et notamment du marxisme, dans son principe même ("intrinsèquement pervers"). Le capitalisme, pour sa part, est suspecté dans sa pratique, c’est à dire non dans ses institutions, mais dans la façon dont les hommes peuvent s’y comporter, ce qui est fort différent: c'est ainsi que, conformément à la doctrine traditionnelle de l'Eglise, la propriété privée est défendue, comme étant un "droit naturel" et la mieux adaptée à la nature humaine (ce qui n'exclut pas,dans certains cas précis, la propriété publique). Mais le propriétaire est en quelque sorte considéré comme un usufruitier, qui doit user de son droit de propriété en vue du "bien commun". Dans CENTESIMUS ANNUS, Jean Paul II va plus loin en défendant, outre la propriété, l’entreprise, la marché, le profit, l’échange volontaire, dessinant ainsi les contours d’une économie de marché bien comprise. Mais il ajoute qu’il n’y a pas d’économie de marché sans état de droit et sans éthique. En ce sens, la doctrine sociale de l'Eglise, plus qu'un appel au bouleversement des institutions (I'Eglise n'a d'ailleurs pas de recette précise à offrir en ce domaine), est un appel au changement des comportements, à la modification des relations humaines, à la conversion des coeurs. En particulier, I'Eglise rappelle l'égale dignité de chaque personne humaine, ce qui ne signifie pas l'égalité des revenus ou la disparition de toute hiérarchie sociale, mais le droit pour chacun de vivre décemment et dignement. Dans cette optique, ce n'est d'ailleurs pas tant l'individu isolé qui est mis en avant, que la famille, présentée comme l'un des fondements essentiels de toute construction sociale, et plus largement les communautés volontaires (ou « corps intermédiaire »). Cette doctrine sociale vise aussi à réhabiliter la dignité du travail humain, quel qu'il soit. C'est ainsi que, dans "Laborem exercens", Jean-Paul II présente le travail humain comme une participation à I'oeuvre de la création de Dieu : par son travail, l'homme poursuit I'oeuvre de Dieu qui lui a donné mandat de "dominer la terre et de la soumettre". Le travail n'a pas alors seulement une finalité économique, mais c'est l'homme lui-même et sa dignité qui sont la principale finalité du travail. La multiplication des richesses n'est pas la fin de toute l'activité humaine, mais seulement un moyen, permettant de se consacrer à l’essentiel. Quel que soit l'intérêt de la pensée sociale de l'Eglise, elle n'est pas dans tous ses aspects un dogme de la Foi catholique. A côté de rappels doctrinaux, elle contient aussi de nombreux conseils de "prudence". L'Eglise entend ainsi laisser aux hommes une très grande liberté dans l'organisation de la vie économique et sociale, fixant avant tout les limites à ne pas franchir, c’est à dire écartant ce qui porte atteinte à la dignité de l’homme.

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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