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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
ECHANGE

L’échange (volontaire) consiste en un transfert mutuel de droits de propriété entre deux échangeurs. L’échangeur A transfère son droit de propriété sur un bien à B, et B transmet à A son droit de propriété sur un bien différent. Chaque partie gagne à l’échange puisque la valeur subjective du bien qu’elle donne est nécessairement inférieure à la valeur subjective du bien qu’elle reçoit. L’échange est donc, en soi, créateur de richesse.

ECONOMIE

Economie, du grec "Oikos", la maison, et "nomos" la règle. "La règle de la maison", c'est-à-dire l'art de bien gérer ses propres affaires. L’acte économique traduit le désir de l’être humain de satisfaire du mieux possible ses besoins en faisant le meilleur usage des moyens dont il dispose. L’acte économique va consister à produire et consommer en s’intégrant dans un réseau d’échanges. Comme l’a découvert Adam SMITH, l’un des pères fondateur de la science économique, plus le réseau est élargi, plus l’économie est prospère. En France, on utilise le mot économie, ou économie politique, pour désigner le science économique, études scientifiques des phénomènes économiques.

COMMENTAIRE Dès l'introduction de la division du travail et de l'échange, plus encore avec l'apparition de la monnaie - procédé social, politique, par excellence - les actes économiques ne sont plus isolés, ils s'inscrivent dans la vie du groupe. L'économie politique va s'intéresser aux activités solidaires.

ECONOMIE DIRIGEE

Déformation progressive de l'économie de marché caractérisée par une intervention de plus en plus intense de l'Etat dans l'activité économique.L'économie dirigée s'est considérablement développée à partir de la crise de 1929 et surtout après la deuxième guerre mondiale. Cette nouvelle orientation est due, en particulier, à l'influence des idées de l'économiste anglais J.M. KEYNES sur un grand nombre d'intellectuels et d'hommes politiques. On peut mesurer le poids de cette interventionnisme étatique, par exemple par l'importance des prélèvements obligatoires dans les pays occidentaux (en France le total des impôts et cotisations sociales atteint 56 % du revenu national), mais aussi par la manipulation à court terme de la conjoncture économique (politiques de relance ou de freinage par la monnaie ou le budget) et par l'intervention de plus en plus forte de l'Etat à l'intérieur même des mécanismes économiques (blocage des prix, blocage des revenus). Le succès de ce courant de pensée s'est longtemps expliqué par une convergence entre ceux qui y voyaient un premier pas vers une intervention généralisée de l'Etat et une économie planifiée centralisée et ceux qui, favorables à l'économie de marché, voyaient dans le dirigisme une façon de sauvegarder l'essentiel en cédant sur ce qui paraissait accessoire. Cette "complicité" n'existe plus autant depuis quelques années et on commence à assister à un reflux de l'économie dirigée. En effet, ceux qui veulent conserver une économie de marché s'aperçoivent que le dirigisme n'en est qu'une caricature et que l'interventionnisme n'a fait qu'accentuer les déséquilibres économiques, tout en diminuant l'efficacité du système économique. L'économie dirigée prend aujourd'hui une forme atténuée: la société d'économie mixte. C'est toujours une recherche de compromis entre marché et Etat, mais au lieu que l'Etat dirige le marché, il y a coexistence de deux sphères de l'économie, celle de l'Etat et celle du marché. Dans la pratique les résultats sont tout aussi décevants et la liberté tout autant menacée.

ECONOMIE POLITIQUE

Pour les classiques, il s’agissait de l’appellation de l’actuelle science économique, l’économie impliquant des relations au sein de la « cité ». Actuellement, l’économie politique est l’application de l’analyse économique aux phénomènes politiques et gouvernementaux. Certains, notamment parmi les économistes interventionnistes, voudraient baptiser de nouveau la science économique de ce terme, car ils pensent que les sphères politique et économique ne peuvent pas ne pas s’interpénétrer.

EDUCATION

Action de transmettre la connaissance dans son ensemble, qu’elle concerne l’enseignement stricto-sensu ou l’apprentissage des règles morales de juste conduite.

EFFET D EVICTION

Par un effet de vases communicants, le secteur public "évince" le secteur privé. Par exemple, la politique d'emprunt public "évince" des capitaux disponibles pour le financement de l'investissement privé. Par ailleurs les conséquences de cet effet sont amplifiées par "l'effet prix" : l'augmentation de la demande de capitaux du fait de l'Etat induit une hausse du prix du loyer de l'argent, le taux d'intérêt. Les capitaux sont donc raréfiés et plus chers, ce qui peut constituer un frein à la croissance économique. F.Bastiat résume cette notion par son fameux « ce qui se voit et ce qui ne se voit pas ».

EFFET PERVERS

Conséquence négative inattendue d'une mesure ou législation politique. En effet les phénomènes sociaux ne sont que les conséquences globales inattendues d'actions individuelles volontaires.

EGLISE

(du grec ekklêsia = assemblée) rassemblement d'individu partageant les valeurs spirituelles et humaines instituées par le Christ à l'origine de sa fondation. Historiquement les communautés d'origine (église primitive) se sont progressivement organisées et coordonnées, laissant émerger l'Église en tant qu'institution fondamentale, dont l'influence a marqué (à des degré divers) l'évolution des sociétés humaines jusqu'à aujourd'hui.

EGOISME

Propension humaine à ne penser qu'à soi. Si l'égoïsme est traditionnellement qualifé de vice, la philosophie objectiviste y voit au contraire une vertu dans la mesure où dans une société ouverte et anonyme de division du travail, la recherche égoïste du bien-être passera par la nécessité de rendre le meilleur service aux autres, d'où un meilleur "fonctionnement" de cette société. Ceci se résume par la phrase de Mandeville selon qui les vices privés font les vertus publiques. Le rôle des institutions qui permettent justement le fonctionnement de cette "main invisible", comme le souligne Smith, est évidemment primordial. Ayn Rand a tenté de cerner la "vertu d'égoïsme". Ce n’est pas un vice s’il s’agit de poursuivre légitimement son propre intérêt, son « bien-propre ».

ELASTICITE

Mesure de l'intensité de la réaction d'un phénomène par rapport à un autre. Par exemple, l’élasticité de la demande d'un bien par rapport au prix de ce bien est le rapport entre la variation relative (en % par exemple) de quantité demandée, et la variation relative de prix qui lui a donné naissance. e = - 1 lorsque, par exemple, une hausse de prix de 10 % (dp/p = + 10 %) entraîne une baisse de la demande de 10 % (dq/q = - 10 %).

COMMENTAIRE On dit que la demande est inélastique ou faiblement élastique lorsque la variation de quantité demandée est plus faible que la variation du prix (e comprise entre 1 et 0) ; c'est le cas de produits dont on peut difficilement se passer (certains médicaments, mais aussi l'alcool ou le tabac) et des produits complémentaires, qui dépendent de l'usage d'un autre bien (ex.: I'essence). Pour ces produits, le consommateur est assez peu sensible aux variations de prix, ce qui en fait souvent d'excellentes assiettes pour les impôts (l'application d'une taxe ne modifie que peu la quantité demandée). Au contraire, la demande est élastique lorsque l'on est très sensible aux variations de prix (une variation de prix provoquant une plus grande variation de quantité demandée). C'est le cas en particulier des produits qui possèdent des substituts (e comprise entre -l'infini et - 1). On s’interesse encore à d’autres élasticités : - de la demande d'un bien par rapport au prix d'un autre bien (élasticité croisée). - de l'offre d'un bien par rapport à son prix ou à celui d'un autre bien. - de la consommation par rapport au revenu (élasticité revenu). - de la demande de monnaie par rapport au revenu (liée à la vitesse de circulation de la monnaie). - des importations par rapport à la production nationale.

EMBAUCHE

Contrat qui lie un offreur de travail (demandeur d'emploi) à un demandeur de travail (offreur d'emploi) durant une période qui peut être déterminée ou indéterminée. L'embauche est donc un échange de droits de propriété entre deux individus, l'un offrant son travail à l'autre en échange de biens ou de monnaie. On a pu observer que l'embauche est souvent dépendante des conditions de licenciement : l'employeur hésitera à accroître ses effectifs s'il craint d'avoir à le licencier de façon fort coûteuse quelques mois plus tard. Une parade classique à ce risque consiste à faire appel à de la main d'œuvre intérimaire, à des agences de travail temporaire, des contrats à durée déterminée, et. Mais ces formes de "non-embauches" ne sont pas appréciées du législateur français, qui veut défendre le candidat à l'emploi contre la précarité et l'excessive mobilité - le condamnant parfois ainsi à un chômage de longue durée...

EMPRUNT

Somme d'argent reçue par une personne à charge de la rembourser à l'échéance prévue et d'en payer les intérêts convenus. L'emprunt peut être le fait de personnes publiques ou privées. L'ensemble des emprunts publics non encore remboursés forme la dette publique qui est composée d'emprunts à court terme et d'emprunts à long terme. Les emprunts privés sont le plus souvent le fait des entreprises qui font appel soit au marché financier soit à des établissements prêteurs spécialisés.

ENTENTE

Accord entre entreprises, par exemple sur les prix de vente, ou sur le partage du marché, dans le but d'échapper aux effets de la concurrence.

COMMENTAIRE Les ententes, ayant pour objet de faire échapper les entreprises aux rigueurs de la concurrence, ont toujours pour conséquence de pénaliser le consommateur, par exemple en aboutissant à des prix artificiellement élevés. C'est pourquoi, toute économie de marché véritable se doit de préserver la concurrence en luttant contre les ententes. Il va de soi que le passage du secteur privé au secteur public (nationalisation) ne résout pas la difficulté, au contraire, puisque l'on passe d'une entente entre entreprises privées à un véritable monopole public. L'essentiel est ici de lutter contre les ententes, non de les consolider. Comment lutter efficacement contre les ententes ? Les mesures juridiques semblent les plus appropriées. Par exemple, les articles 85 et 86 du traité de Rome ont condamné les ententes en Europe. Cependant, depuis quelques années, des doutes sérieux ont été émis sur ces interventions juridiques, qui laissent subsister des ententes quant elles sont couvertes par les Etats (restriction des importations de voitures asiatiques en Europe, produits pétroliers, acier, etc…). D'autre part, on a observé que les ententes se défont aussi vite qu'elles se nouent, et les interventions maladroites des autorités administratives ou des législations mal conçues pourraient être abandonnées au bénéfice de la dynamique concurrentielle.

ENTREPRENEUR

L’entrepreneur n’est ni seulement le chef d’entreprise, ni même une personne exerçant un métier particulier. L’entrepreneur se comprend à l’aide d’une catégorie analytique, l’art d’entreprendre. Celle-ci est l’exercice naturel de la vigilance individuelle, permettant la découverte, avant d’autres individus, d’occasions de pur profit, c’est-à-dire de besoins individuels insatisfaits. L’entrepreneur est donc celui qui 1) découvre des besoins insatisfaits, 2) agit pour les satisfaire, et 3) en tire un profit. Dans la mesure où tout individu dispose de la vigilance qui lui permet de découvrir les moyens et les fins adéquates, il existe une dimension entrepreneuriale dans toute action humaine de tout individu.

ENTREPRISE

Agent économique, combinant des facteurs de production, dans le but de produire des biens ou des services destinés à être vendus sur des marchés.

COMMENTAIRE Ainsi définie, l'entreprise se distingue des établissements qui sont des centres d'exécution, tandis que l'entreprise est un centre de décision et des administrations, qui produisent des services non marchands. L'entreprise inclut toutes les formes juridiques (sociétés privées ou publiques ; entreprises individuelles) et tous les secteurs économiques (industrie, mais aussi agriculture ou services). Celui qui exerce une profession libérale sera économiquement considéré comme une entreprise: il rend des services qu'il vend sur un marché. L'analyse économique a établi que les entreprises les plus performantes sont celles où les droits de propriété sont les plus précis : I'entreprise individuelle, qui appartient à une seule personne bien identifiée, donne de meilleurs résultats que les grandes entreprises publiques où la propriété et la responsabilité sont diluées. L'entreprise produit en combinant des facteurs de production, capital et travail. Mais cette combinaison est en permanence orientée par les informations que l'entreprise capte sur le marché, concernant les désirs à satisfaire et les moyens de les satisfaire. L'entreprise est donc au coeur d'un réseau d'information, et cette aptitude à traiter l'information constitue en soi un apport productif. En ce sens les économistes considèrent désormais que "l'entrepreneur" ou "l'esprit d'entreprise" est un facteur de production bien distinct des autres, ayant une rémunération spécifique (le profit ou bénéfice) et jouant un rôle déterminant dans la croissance économique.

ENVIRONNEMENT

Au sens étroit, I'ensemble des données naturelles qui influencent les conditions de vie : I'eau, la forêt, la flore, la faune, I'air, les ressources minérales et végétales. Au sens large, tout ce qui constitue le cadre de la vie quotidienne : I'environnement naturel certes,mais aussi l'urbanisme, les transports, la qualité des relations personnelles et sociales, etc... On dira encore de l'entreprise que son environnement est constitué par la région où elle est implantée, mais aussi par ses concurrents, ses clients (ici environnement signifie "espace"). La prise en compte de l'environnement est une donnée économique et politique récente. On peut dater l'intérêt pour l'environnement à la publication des travaux du Club de Rome (1968). Cette première approche était très pessimiste, et conduisait au "néo-malthusianisme": arrêtons la croissance si nous ne voulons pas piller la terre. Le pessimisme a encore été renforcé par la peur du nucléaire, et par certaines pollutions spectaculaires. L'environnement a alors donné lieu à une véritable mobilisation politique. Le mouvement "vert" a obtenu des succès électoraux importants. Ordinairement, le diagnostic et la thérapeutique de la dégradation de l'environnement consistent à remettre en cause l'économie de marché, dont l'efficacité s'affirmerait au détriment des équilibres naturels. On va donc charger l'Etat de la défense de l'environnement, soit par la réglementation, soit par la gestion directe des ressources menacées (parcs nationaux, conservatoire des forêts). Les collectivités locales sont également invitées à intervenir (plans d'occupation des sols, projets d'aménagement, schémas directeurs d'urbanisation). A la conférence de Rio (1962) les environnementalistes prônent le « développement durable », c’est à dire une croissance non destructrice de l’environnement. En clair il est demandé aux pays riches de cesser de « piller » les pays pauvres, ce qui justifierait une planification mondiale de l’usage des ressources naturelles. La planification a échoué au niveau national pour susciter et maîtriser la croissance, elle pourrait réussir au niveau mondial. A l'heure actuelle, certains proposent une autre approche des problèmes de l'environnement. Il s'agit d'abord de ramener les dangers qui menacent les hommes et hypothèquent le futur à leur juste proportion. L'importance du capital humain, le génie inventif de l'homme, peuvent surmonter un certain nombre de crises de l'environnement (J. SIMON). Ensuite, on peut recourir au marché, en particulier aux droits de propriété, pour résoudre la plupart des problèmes d'environnement : des ressources appropriées sont mieux gérées et mieux conservées que des ressources communes ou confiées à l'Etat. La pêche, la chasse, la pollution de l'eau, l'urbanisme et les incendies de forêt sont mieux maîtrisés lorsque les propriétaires existent et sont directement responsables. Loin de s'opposer à elle, l'économie vient au secours de l'écologie : que les gens aient un intérêt personnel à préserver leur cadre de vie ! Ces "nouveaux environnementalistes" mettent aussi en cause les maladresses et les incuries des administrations publiques, qui créent plus de dégâts qu'elles n'en évitent.

EPARGNE

Part du revenu qui n’est pas encore consommée, l’épargne procède d’un arbitrage entre satisfactions actuelle et future : fait-on usage de son pouvoir d’achat tout de suite ou faut-il le réserver pour plus tard ? Dans ce calcul économique, on tient compte du taux d’intérêt (qui compense plus ou moins la renonciation à une consommation immédiate), mais aussi de la variation du niveau général des prix, des anticipations sur la conjoncture économique à venir et du montant total du patrimoine. Le ménage ne cherche pas seulement à constituer le volume d’épargne optimal, mais aussi : choisir pour l’épargne, l’emploi, la structure, les mieux adaptées à ce qu’il recherche. Pour arrêter ce choix, les ménages tiennent compte de la liquidité du placement (possibilité de récupérer sa créance plus ou moins vite), du rendement (par exemple du taux d'intérêt, mais aussi de la fiscalité qui vient diminuer ce rendement) et de la valeur en capital, c'est-à-dire finalement du risque qui pèse sur la forme d'épargne choisie.

EQUILIBRE

D'une manière générale, l'équilibre représente un état dans lequel toutes les forces qui agissent de façon contradictoire s'annulent entre elles. Dans le domaine économique, cela représente donc toutes les situations caractérisées par l'existence de forces opposées dont l'influence se compense. Quant on est en situation d’équilibre, toute modification n'entraînera qu'un écart momentané car cet écart sera corrigé par un mouvement de sens inverse. En économie, on analyse habituellement l'équilibre sur un marché entre l'offre et la demande: des intérêts contradictoires s'opposent, ceux des offreurs (producteurs) et ceux des demandeurs (consommateurs). La situation d'équilibre qui s'établit est celle pour laquelle les offreurs et les demandeurs sont à la fois d'accord sur les prix et sur les quantités. Une variation des prix (à la hausse par exemple) entraîne une baisse de la demande et une hausse de l’offre, de sorte que les prix vont baisser et retrouver le niveau d’équilibre. Cependant, on peut se demander si l’équilibre est une situation si fréquente en économie. Les « écarts » succèdent aux écarts, car le mouvement d’innovation, de mutation est perpétuel. De la sorte, l’économie n’est jamais au repos, et on a à peine fini de « rééquilibrer » un marché qu’un nouveau déséquilibre apparaît. Il serait donc plus juste de parler de « rééquilibrations » (actions de rééquilibrage) que d’équilibre. Les économistes induisent donc les gens en erreur en leur laissant entendre qu’il y a un point théorique de convergence de toute l’économie, qu’un planificateur pourrait tout aussi bien calculer.

ESSAIS / ERREURS

Processus d’apprentissage par élimination des tentatives "erronées". Cela suppose la perception d’un signal d’erreur qui peut provenir de l’environnement au sens large: biologique (taux de mortalité), le milieu social (la sanction), la famille (le blâme), la communauté scientifique (la critique), le marché (les pertes).

ETALON OR

Etalon or ou "Gold Standard" : Système monétaire qui a fonctionné essentiellement au XlXe et au début du XXe siècle, dans lequel chaque monnaie nationale se définit par un poids d’or, de sorte que leur valeur respective (parité) est proportionnelle aux poids d’or – les parités sont fixes.

COMMENTAIRE Dans ce système, les déficits ou les excédents extérieurs (résultant essentiellement des exportations et des importations) ne peuvent être réglés que par des moyens de paiement et de crédit privés (lettres de change) ou par la remise d'or en pièces ou en lingots. L'or est la liquidité internationale par excellence, et par conséquent les réserves officielles des diverses banques centrales ne sont composées que d'or. Ce système a disparu dès la conférence de Gênes (1922), puis avec le système de Bretton-Woods (Gold Exchange Standard), lorsque l'on a autorisé les pays à détenir également des devises en réserve et à se servir de ces devises comme monnaie internationale. Les détracteurs de ce système font observer que la quantité d'or existant dans le monde ne suffirait pas pour financer les échanges internationaux (ou leurs soldes) et qu'il faudrait en conséquence modifier souvent le prix de l'or pour en avoir assez pour les échanges mondiaux. En outre, la qualité des pays qui possèdent les principales mines d'or (Afrique du Sud et URSS) inquiète, à des titres divers, ces détracteurs. Cependant, il faut bien se rendre compte que le système d'étalon or est fondamentalement rejeté parce qu'il implique le respect de certaines disciplines fondamentales. C'est ainsi qu'une hausse des prix intérieurs va entraîner une sortie d'or vers les autres pays et donc une contraction monétaire dans le pays inflationniste; cette restriction de la quantité intérieure de monnaie va stabiliser progressivement les prix en imposant des sacrifices aux entreprises et aux ménages nationaux. L'abandon de l'étalon or au profit d'autres systèmes monétaires ne peut faire oublier que la nécessité de respecter certaines disciplines existe indépendamment du système monétaire : aucun pays ne peut vivre ou progresser durablement dans la fuite en avant que constitue l'inflation ; la rigueur de l'étalon or, c'était l'automatisme de ses mécanismes :aucun déséquilibre durable n'était possible. Désormais, avec les changes flottants, c'est chaque pays qui devient responsable de ses déséquilibres et qui doit prendre la décision de respecter les équilibres fondamentaux ; c'est sans doute plus difficile que de laisser fonctionner les automatismes de l'étalon or. Ici deux thèses s'affrontent: ou bien le retour à l'étalon-or impose une discipline acceptée par tous les pays, ou bien la concurrence monétaire se chargera, à elle seule, de sanctionner les monnaies faibles. Cette dernière perspective est sans doute plus réaliste.

ETAT

L’Etat n’est pas une entité organique, mais un ensemble d’individus cherchant en apparence un intérêt « général », mais en réalité à satisfaire leur intérêt personnel. L’Etat repose sur un mode d’organisation particulier de la coercition légitime. C’est un monopole territorial et politique de la violence. On distingue généralement l’Etat protecteur des droits individuels, de l’Etat interventionniste. Ce dernier emploie la coercition pour imposer des objectifs qui dépassent sa mission de protection.

ETHIQUE

(du grec ethikos = qui concerne les moeurs) : c'est la discipline philosophique qui émet des jugements d'appréciation sur les comportements et les phénomènes humains en fonction du bien et du mal.

EURO

Monnaie unique imposée aux consommateurs européens, tout en leur laissant croire que son instauration est le résultat de leur choix, qui présente tous les inconvénients des monopoles publics.

EUROPE

La construction européenne est née sous le signe du dirigisme, avec la Communauté Européenne Charbon Acier. L'Europe des Six, puis l'Europe des Douze, créées par le Traîté de Rome en 1958, ont hésité entre dirigisme et libre-échange. La CEE a pris une orientation nouvelle avec l'Acte Unique signé en 1985 et ratifié en 1986, et l'Europe peut devenir un espace de libre-échange, un Grand Marché qui permettrait aux Européens de bénéficier d'une concurrence accrue, et généralisée. Mais les traités de Maastrich (1992) et Amsterdam (1995) semblent avoir à nouveau infléchi l’Europe vers le centralisation politique : nouveaux pouvoirs au parlement, chargé de contrôler la commission, politiques européennes de défense collective, de commerce mondial, charte sociale européenne, Euro. Toutefois, les détails d’une constitution européenne sont loin d’être arrêtés. C’est que l'affaire européenne a rebondi avec les événements en Europe de l'Est, et la réunification économique de l'Allemagne. L'irruption de ces nouveaux pays renforce-t-elle la thèse des Etats-Unis d'Europe ou plaide-t-elle en faveur d'un simple élargissement du marché européen ? Il est certain qu'à l'heure de la mondialisation des échanges, une Europe très structurée n'a aucun sens, et ne peut prétendre s'isoler du reste du monde. D'autre part, l'unification politique de l'Europe se heurte à de vives résistances, et le principe de la souveraineté nationale est encore très âprement défendu, en particulier par les Anglais. Il est sans doute plus facile de rapprocher les Européens entre eux en leur permettant de commercer, de circuler, que de les rassembler sous une bannière unique. L'harmonisation européenne se fera plus facilement par le bas, avec une communauté de vie et d'intérêt des Européens, que par le haut, par entente entre les Etats européens. L'Europe économique marchande a plus d'avenir que l'Europe politique à économie dirigée. Culture et économie sont sans doute des liens plus puissants que les arrangements constitutionnels et politiques.

EVOLUTIONNISME

Philosophies ou théories fondées sur l’idée que le changement se fait sans rupture, à partir d’une série de transformations et de sélections graduelles.

La théorie de l’évolution culturelle de F. HAYEK constitue un exemple d’évolutionnisme visant à expliquer la dynamique des institutions.

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
Actualité
:
Y = C+I+ [X-M]  - Refondation sur un socle boîteux  - Que se passe-t-il à Riyad ? - Merkel-Macron : front commun à la COP 23
Connaissance du libéralisme :
La transmission de la propriété
Lu pour Vous :
La tyrannie de la redistribution


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FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

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