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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Les produits s’échangent contre les produits

Cette formule est aujourd’hui connue sous le nom de « loi de Say ».

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
G8

Groupe des sept pays dont les monnaies sont les plus utilisées dans les transactions internationales (Etats-Unis, Canada, France, Angleterre, Allemagne, Italie, Japon) auquel on a adjoint depuis 1995 la Russie, bien que le rouble soit une piètre monnaie. Ce groupe se veut le conseiller économique et monétaire du monde entier. Dans le cadre du G7 des rencontres régulières sont organisées, notamment entre les ministres de l'économie et des finances, pour faire le point sur la situation économique et monétaire mondiale. Il y a toujours une certaine ambiguïté dans ce type de rencontre, lorsque les pays prétendent ainsi réguler l'économie internationale : on y trouve les mêmes illusions qu'au niveau national et notamment la croyance dans les vertus des politiques conjoncturelles et, ici, de leur coordination internationale. Mais, dans le cas du G7, l'accent est mis en général sur les questions monétaires. C'est le G7 qui a mis au point les grands accords destinés à empêcher, suivant les cas, le dollar de monter ou de baisser, ou encore qui s'est inquiété de la hausse du mark ou de la baisse du yen, ainsi que des excédents commerciaux des uns et des déficits des autres. Là encore, on retrouve toutes les illusions (par exemple avec les accords du Louvre) concernant les taux de change et notamment l'idée qu'il existe un "bon" prix du dollar (différent de celui que donnerait le marché) et qu'il faut, par des interventions des banques centrales, stabiliser les monnaies autour des parités ainsi définies. Ce type de politique est à l'origine de nombreux déséquilibres monétaires et financiers dans le monde, avec de faux prix de la monnaie, des créations de monnaie excessives uniquement dans le but de maintenir des parités artificielles et finalement un encouragement à la spéculation que l'on prétend dénoncer, puisque la définition (plus ou moins secrète) d'une parité monétaire pousse les opérateurs à intervenir jusqu'à ce qu'elle cède. La coordination internationale est en effet nécessaire, mais elle ne se fait pas entre des gouvernements, par des interventions : il n'y a qu'un mécanisme de coordination, y compris au niveau international : le marché. La liberté des changes, les taux de changes flottants, la liberté du commerce sont les meilleurs régulateurs qui puissent exister. Le reste représente des interventions étatiques par nature déséquilibrantes. Le passage du G7 au G8 n’a d’autre signification que politique : on a voulu ménager les Russes en les asseyant à la table des « grands ». cette évolution enlève encore de la crédibilité au groupe.

GAINS DE PRODUCTIVITE

La productivité, au sens le plus général du terme (V. ce mot), représente le rapport entre les résultats obtenus et les efforts qui ont été effectués pour y parvenir. Dans ces conditions, des gains de productivité peuvent traduire qu'à partir d'un effort moindre (en travail ou en capital, par exemple) on peut obtenir le même résultat (produit), ou qu'à partir du même effort, on obtient un résultat supérieur (il y a là une partie des explications de la croissance économique).

COMMENTAIRE Le point important se situe au niveau de la répartition des gains de productivité entre partenaires économiques. D'abord, il doit être clair que l'on ne peut répartir que ce qui existe, et donc qu'une distribution de revenus, par exemple, supérieure aux gains de productivité, sera totalement illusoire et donc source de déséquilibre. De même, une hausse uniforme des revenus, dans tous les secteurs, alors que les gains de productivité sont très variables d'un secteur à l'autre, ne peut qu'aggraver les déséquilibres économiques. Les gains de productivité peuvent être distribués de deux façons :

  • soit à l'intérieur de l'entreprise, pour l'entreprise elle-même (autofinancement) ou pour ses facteurs de production (par exemple en augmentation de salaires pour le facteur travail ou d'intérêts pour les prêteurs ou de profits pour les entrepreneurs) ;

  • soit à l'extérieur de l'entreprise, sous forme de baisse de prix, bénéficiant ainsi à l'ensemble des consommateurs. Une situation de concurrence pousse les entreprises à ne pas négliger cette dernière solution.

En réalité, nous avons, particulièrement en France, une mentalité essentiellement de producteurs, ce qui se traduit ici par une priorité donnée à la distribution des gains de productivité à l'intérieur de l'entreprise. Dans une économie de marché dynamique, il serait grave de négliger le deuxième mode de distribution des gains de productivité, qui a l'avantage de se diffuser à l'ensemble du corps économique, bénéficiant ainsi à un plus grand nombre d'agents économiques. D’ailleurs la mondialisation, en rendant la concurrence plus aiguë, fera la part de plus en plus belle au client. Les producteurs pourront voir leur pouvoir d’achat amélioré mais pas par une hausse de leur revenu : par une baisse des prix de leurs consommations. Voilà pourquoi il serait injuste d’avoir coexistence de secteurs à faible et à forte concurrence. tous doivent accepter des sacrifices pour pouvoir tous bénéficier de la mondialisation.

GOLD EXCHANGE STANDARD

(Etalon de change or) Mode d'organisation du système monétaire international, qui a été notamment appliqué de 1944 (accords de Bretton Woods) à 1971. « La devise-or vaut l’or » : au lieu de se définir par un poids d’or les monnaies nationales sont définies par leur parité en une devise convertible en or.

COMMENTAIRE Ce système repose donc sur les caractéristiques suivantes : - dans les paiements internationaux, tous les pays acceptent non seulement l'or, mais aussi les devises convertibles en or: en fait, seul le dollar restera convertible jusqu'en 1971; - chaque monnaie nationale a une valeur officielle, définie par un rapport fixe au dollar, lui-même convertible à taux fixe en or (35 dollars pour une once d'or); - quand la valeur commerciale d'une monnaie (telle qu'elle apparaît dans la cote du marché des changes, par suite des mouvements d'offre et de demande de cette monnaie) tend à s'écarter de sa valeur officielle de plus de 1 %, la banque centrale du pays considéré doit intervenir pour ramener la valeur commerciale plus près de la valeur officielle. Par exemple, en cas de chute de sa monnaie, une banque centrale rachètera de sa propre monnaie pour soutenir son cours; pour cela il lui faudra puiser dans ses réserves en devises, qu'elle vendra contre sa propre monnaie;

Le système du GES a pris fin le 15 août 1971, jour ou le dollars n’a plus été convertible en or. Cette disparition était inévitable. Avec les modifications des flux des échanges internationaux, les changes fixes sont une fiction économique. La valeur d'une monnaie ne se fixe pas de façon administrative et bloquer les valeurs internationales des monnaies n'a guère plus de sens que bloquer administrativement les prix. De plus, ce système, qui semble tout d'abord ne pas pénaliser les abus d'émission monétaire des pays à devises-or (ici les USA), les encourage à la longue à l'indiscipline monétaire : les devises-or sont alors ruinées à leur tour.

GOUVERNANCE (DE SOCIETE)

Ensemble des moyens utilisés dans une entreprise instituée en société pour garantir les droits des actionnaires et rentabiliser leur placement.

La gouvernance de société est apparue avec l'agrandissement de la taille des firmes et la séparation apparente qui s'est faite entre la propriété de la société et le contrôle de la société. Ce phénomène a été mis en évidence pour la première fois par Berle et Means qui montraient dans les années trente que les actionnaires, propriétaires théoriques de la société, perdaient en fait tout contrôle sur les directeurs (managers, d'où l'expression "entreprise manageriale) : le pouvoir était tombé entre les mains des managers dont les intérêts pouvaient aller à l'encontre de ceux des actionnaires, en particulier à l'encontre de la maximisation des profits.

Cette vue pessimiste (qui inspira à Galbraith son ouvrage apocalyptique "Le Nouvel Etat Industriel" annonciateur de la chute du capitalisme) a été démentie par les faits, et plusieurs juristes et économistes, comme Henry MANNE ("Corporate Governance", 1975) ont démontré que si les actionnaires avaient perdu le contrôle juridique de la société, il leur restait encore un contrôle essentiel : le contrôle finncier, c'est à dire la possibilité de vendre les actions, dont de faire chuter leur valeur, et de fragiliser les dirigeants incompétents ou indélicats ou trop peu soucieux des actionnaires. Cette possibilité est d'autant plus grande que les actions de la société sont cotées en Bourse.

Ainsi est apparue peu à peu la "gouvernance", principe qui consiste à rendre le pouvoir aux actionnaires, à s'assurer de leur fidélité et, pour ce faire, à distribuer de gros dividendes, ce qui recentre l'entreprise sur des objectifs de rentabilité.

GREVE

Cessation concertée du travail opérée par des salariés en vue d’appuyer et d’atteindre un objet revendicatif, professionnel ou économique, auquel l’employeur refuserait de donner satisfaction. La grève est donc un moyen d’influence, qui peut parfois s’accompagner d’actions violentes, utilisé par les groupes de pression syndicaux pour généralement conserver des avantages acquis ou obtenir de nouveaux privilèges corporatistes.

GROUPES DE PRESSION

Association d’individus mus par un intérêt commun ( corporatiste, par exemple ) et qui dispose d’un pouvoir d’influence. Ce pouvoir d’influence qui s’exerce sur les décideurs publics est de trois principaux ordres : électoral, par l’apport direct des votes des membres et sympathisants du groupe de pression à certains candidats, financier, par le financement de campagnes électorales, et politique, par la création de maux sociaux.

GUERRE ECONOMIQUE

La guerre économique n’est pas la concurrence. La concurrence est une rivalité dynamique et pacifique, encadrée par des règles, entre des entreprises. La guerre économique est l’utilisation de moyens politiques (coercitifs) par différents Etats agissant les uns contre les autres, afin d’orienter artificiellement et arbitrairement les réseaux financiers et d’échanges, et ceci dans le but de satisfaire les demandes des groupements d’intérêt particulier, politiquement influents.

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Nouvelle Lettre de la semaine

Génération 2.0 l www.libres.org

Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...