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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
IDEE

Représentation d’un objet dans l’esprit. Notion que l’esprit reçoit ou se forme de quelque chose.

IDEOLOGIE

Système de croyances non fondé scientifiquement. Le rôle des idéologies est déterminant dans le processus politique. En effet l'idéologie permet aux esprits simples d'adopter une vision du monde "prêt à porter". Le point central d'une idéologie est qu'elle cherche un bouc émissaire pour expliquer une situation sociale ; elle donne le sentiment à ceux qui l'adoptent qu'ils sont exploités et qu'elle peut servir leurs intérêts.

IGNORANCE

Dans sa conception la plus simple, l’ignorance signifie « absence de connaissance » ; l’individu sait parfaitement que la connaissance existe, mais il refuse d’en payer le coût d’acquisition. En revanche, l’ignorance authentique de la connaissance n’est pas issue du refus de payer le coût d’acquisition ; l’individu ignore complètement que cette connaissance est disponible, il en ignore l’existence même.

IMMIGRATION

Flux de population entrant sur un territoire défini, généralement un Etat, avec l'intention de s'y établir pour une durée relativement longue, voire définitivement.

IMMOBILISATION

Ensemble des biens créés ou acquis par l'entreprise et destinés à être utilisés de façon durable pour l'exercice de son activité. Les immobilisations se classent en : -immobilisations corporelles (constructions, terrains, matériel et outillage); -immobilisations incorporelles (brevets, fonds de commerce); -immobilisations financières (prêts, participations. Ces immobilisations sont inscrites à l'actif du bilan de l'entreprise soit pour leur valeur d'origine, soit pour leur valeur réévaluée (déduction faite des amortissements.

IMPERIALISME

Au sens large, l’impérialisme désigne une volonté de domination d’un pays sur un autre, voire même sur tous les autres : l’impérialisme devient alors hégémonie. Au sens économique, l’impérialisme est évoqué quand un pays impose ses intérêts au détriment des autres dans les relations commerciales et financières internationales. L’impérialisme serait ainsi contraire aux principes du libre échange où chacun doit trouver un intérêt et contracter volontairement.

COMMENTAIRE L’impérialisme est-il un mythe ou une réalité économique ? Le mot est issu du vocabulaire marxiste, il désigne le "stade suprême du capitalisme" pour Lénine. Les marxistes considèrent, en effet, que le capitalisme, condamné à disparaître, va exploiter de façon systématique les pays moins développés pour obtenir un "sursis" et pour survivre.

Cette thèse est en quelque sorte la suite de celle de l'exploitation ; dans un premier temps, les marxistes ont considéré que dans un système capitaliste, les travailleurs étant exploités, connaissaient une paupérisation absolue, c'est-à-dire s'appauvrissaient sans cesse. Le démenti de cette thèse par la réalité les amène à parler de paupérisation relative, ce qui signifie que c'est seulement par rapport aux autres classes que la situation des ouvriers se dégrade ; leur revenu absolu augmente, mais la part des revenus allant aux ouvriers diminue. Ici encore, l'évolution évidente de nos économies montre le caractère totalement inexact de cette thèse ; la hausse du pouvoir d'achat est visible et indiscutable; la part des revenus allant aux salariés ne cesse d'augmenter. Les marxistes tournent alors la difficulté avec la thèse de l'impérialisme . Il est vrai, reconnaissent-ils, qu'il peut y avoir une amélioration de la situation de la classe ouvrière ; mais cela ne se fait qu'au détriment des pays du tiers monde; c'est parce que les pays capitalistes exploitent les pays pauvres que le niveau de vie s'améliore pour les ouvriers; en quelque sorte, le capitalisme survit en exportant ses propres contradictions. Ceux qui soutiennent cette thèse invoquent une confirmation empirique avec la notion de dégradation des termes de l'échange : les pays capitalistes feraient payer de plus en plus cher leurs produits au tiers monde, tandis que ceux-ci nous vendraient des produits à des prix de plus en plus faibles. Cet argument est totalement insoutenable ; une analyse des prix en longue période montre que, s'il y a dégradation des termes de l'échange, elle se fait plutôt au détriment des pays "capitalistes".

Une version plus récente de l’impérialisme vise la responsabilité des Etats-Unis dans la culture occidentale. Par exemple la France serait soumise aux Mac Do, aux séries télévisées de qualité inférieure, au bœuf aux hormones, etc. On remarquera que rien n’oblige les français d’adopter le mode de vie américain. Si les produits traditionnels français sont boudés sur notre marché tandis que les produits « américains » ont la faveur des consommateurs, cela regarde ces consommateurs français et seulement eux. On remarquera de plus que la mondialisation rend difficile le repérage d’un produit « américain » ou « français » (les vins de Bordeaux dont les propriétaires-récoltants sont japonais sont-ils « traditionnellement » français ? ) Enfin les Américains sont eux-mêmes très amateurs de nos produits traditionnels (quand nous savons les leur vendre).

IMPORTATIONS

Flux de biens et services qui, dans le cadre des échanges internationaux, entrent sur territoire de référence en provenance de l'extérieur.

IMPOT

Contribution obligatoire exigée par l’autorité pour assurer le fonctionnement de l’Etat et des collectivités locales. L’impôt peut revêtir des formes variées : impôt direct, impôt indirect, impôt progressif, impôt proportionnel, etc.

INDEXATION

L'indexation permet de faire varier une valeur (par exemple un taux d'intérêt ou un prix de vente ou un salaire) en fonction d'un indice de référence (comme le niveau général des prix ou comme le prix de l'or, par exemple).

COMMENTAIRE L'indexation apparaît surtout comme une mesure de protection du pouvoir d'achat en période d'inflation. A ce titre, la plupart des conventions collectives prévoient une adaptation automatique des salaires à la hausse de l’indice des prix.

Cette "justification sociale" de l'indexation peut se doubler d'une "justification économique": l'indexation, garantissant le maintien du pouvoir d'achat, a l'avantage de désamorcer les anticipations inflationnistes; la certitude de conserver intacte la valeur de son épargne va encourager la présence de cette épargne même en période d'inflation; de même l'existence de taux d'intérêts débiteurs indexés va écarter les réticences de ceux qui avaient peur du ralentissement de l'inflation, qui augmente la charge réelle des emprunts antérieurement contractés s'ils ne sont pas indexés. L'indexation peut contribuer à stabiliser les comportements et donc à ralentir durablement l'inflation.

Cependant, il faut être assez prudent en cette matière; d'abord, l'indexation n'est acceptable que si elle est générale, pour ne pas provoquer de distorsions. Ensuite, elle ne doit pas être interprétée par les agents économiques comme la reconnaissance du caractère durable de l'inflation, et donc comme l'acceptation d'une inflation contre laquelle on ne pourrait pas lutter et dont il faudrait corriger seulement les effets.

Au total cependant, quand les taux d'inflation sont déjà élevés, les avantages sociaux et psychologiques de l'indexation semblent l'em porter sur ses inconvénients.

INDICE DES PRIX

Un indice des prix indique le rapport entre le niveau actuel des prix et un niveau antérieur pris comme base ; il nous donnera donc l'évolution des prix pendant une période donnée. Les indices de prix les plus importants pour les ménages sont les indices de prix à la consommation ; la complexité de tels indices s'explique parce qu'il existe des millions de produits d'importance inégale et qu'il faut en sélectionner quelques-uns pour représenter l'évolution générale ; dans ces conditions, pour établir un indice des prix, il faut trois éléments (par exemple pour l'indice officiel des 265 postes publié par l'INSEE) : - un échantillon, pour savoir quelle est la population prise comme référence. L'INSEE retient l'ensemble des ménages; - une méthode d'observation. L'lNSEE procède à 160 000 relevés de prix, qui sont des relevés-surprise chez les commerçants changeant avec nos habitudes de consommation ; la liste des produits dont le prix est relevé (environ un millier) est secrète pour éviter toute manipulation; - une pondération. Il ne suffit pas de faire la moyenne entre les prix observés, il faut tenir compte de l'importance de chaque catégorie de produits dans la consommation de l'échantillon; on pondère donc en tenant compte de la consommation effective des ménages retenus.

Diverses organisations syndicales ou familiales publient des indices qui sont des indices de dépenses qui reflètent aussi la qualité des services consommés et ne peuvent être comparés aux indices de prix. Par contre, la CGT calcule son propre indice de prix, qui concerne les ménages de quatre personnes, dont deux enfants, dont le chef de famille est ouvrier qualifié et habite la région parisienne. Cet indice monte en moyenne de 1,5 % de plus par an que celui de l'INSEE. L'explication rationnelle de cet écart porte environ sur 1 % de différence (effets qualité, différence de région ou de catégorie) le reste demeure inexplicable en raison du secret que garde la CGT sur ses méthodes concrêtes de relevés de prix.

INDIVIDU

Tout être formant une unité distincte dans une population, une espèce ou un genre. Personne considérée isolèment, par opposition à une collectivité.

Ordinairement, on oppose volontiers l'individu, réalité purement quantitative, et la personne qui renvoie à des considérations qualitatives. "Chaque être humain est unique et irremplaçable" (Jean Paul II). Cependant, le respect de la personne implique, au minimum, le respect de l'individu : les droits fondamentaux sont attachés à tout être humain, quelle que soit sa personnalité.

INDIVIDUALISME METHODOLOGIQUE

Méthode consistant à expliquer les phénomènes sociaux à partir des actions individuelles. Parmi les défenseurs de cette méthode, on peut citer les économistes J.Schumpeter ou L.Von Mises. Cette approche s’oppose au holisme méthodologique du sociologue E.Durkheim, considèrant qu’il est impossible de se passer d’une explication en termes d’entités collectives.

INDUCTION

Méthode scientifique qui tire des lois générales de l’observation des répétitions du monde réel. Les lois scientifiques sont le résultat de l’expérience et l’imagination est à la source de la connaissance.

INEGALITE

Le terme d'inégalité recouvre en général tout ce qui n'est pas égal, tout ce qui n'est pas uni, mais aussi tout ce qui est variable et changeant.

Employé dans le domaine économique et social, il a un caractère péjoratif et un large consensus semble se dégager pour réduire les inégalités. Cet accord général recouvre quatre ambiguités fonda mentales : - Comment ont évolué les inégalités ? Si on veut les réduire c'est qu'on juge qu'elles sont trop grandes (notion subjective) et qu'elles sont allées en augmentant. S'il s'agit des inégalités de revenus, par exemple, toutes les études sérieuses montrent qu'en France, que l'on raisonne par catégorie sociale ou par tranche de population (déciles) elles diminuent considérablement dans le temps et qu'elles sont fortement réduites par les transferts sociaux. S'il s'agit des modes de vie (biens d'équipement des ménages, par exemple), on fait la même observation. S'il s'agit enfin de la transmission des inégalités, l'augmentation de la mobilité sociale est considérable;. - Comment réduire les inégalités ? Il ne suffit pas de prôner une réduction des inégalités, il faut en indiquer les moyens ; ainsi, pour les revenus, il n'y a guère qu'une augmentation des transferts négatifs (impôts et cotisations sociales) qui puisse permettre une augmentation des transferts positifs (prestations sociales); dans ce domaine, n'a-t-on pas atteint le seuil explosif du refus de la fiscalité, qui condamne un système économique à l'inefficacité ? - A quoi servent les inégalités ? Les différences de revenus, par exemple, guident les choix professionnels des agents économiques ; pourquoi prendre un travail à forte responsabilité, à risque élevé et à longue durée du travail, si la rémunération est identique à celle d'un travail irresponsable et sans risque et à horaire fixe ? Les inégalités de salaires, par exemple entre secteurs, ont pour mission de pousser les travailleurs à abandonner les secteurs en déclin (bas salaires) pour aller vers les secteurs en expansion (hauts salaires). D'une manière générale, le dynamisme d'une économie repose sur les risques que prennent quelques agents économiques; sans récom pense possible, personne ne prend de risque ; une réduction exces sive des inégalités appauvrit toute la société, car au total la produc tion est plus faible. - D'où viennent les inégalités ? C'est la question essentielle. Si les inégalités sont le reflet de positions dominantes, de professions fermées, de privilèges plus ou moins protégés par la loi, elles sont injustifiables socialement et inefficaces économiquement ; il faut les faire disparaître, et la concurrence est le moyen le plus efficace, beaucoup plus que les impôts, de faire disparaître ce type d'inéga lité. Par contre, si elles proviennent d'un travail plus utile, d'un effort productif plus intense, d'une acceptation de risques ou de tout autre apport positif pour la société, si on accepte de les voir remises en cause par la concurrence, elles sont alors socialement justifiables et économiquement utiles; le problème n'est pas l'existence des inégalités, mais la façon dont se forment les inégalités.

INFLATION

L'inflation est un déséquilibre qui se manifeste par une hausse durable du niveau général des prix. Cela signifie que la hausse d'un prix isolé n'est pas de l'inflation ; elle peut simplement refléter la diminution de l'offre d'un bien, c'est-à-dire une rareté: l'inflation implique qu'il y ait plus de prix qui montent que de prix qui baissent (hausse du niveau général des prix). D'autre part, une flambée provisoire des prix n'est pas une inflation, qui implique une hausse durable.

Les inconvénients de l'inflation, même à taux réduit, sont nombreux. Elle provoque des effets de redistribution des revenus (entre prêteurs et emprunteurs ; elle pénalise les titulaires de revenus fixes); elle favorise en général l'Etat (gonflement des impôts) ; surtout, elle provoque l'instabilité des calculs économiques, aug mente l'incertitude, et au total diminue l'efficacité du système, décourage l'investissement, et, lorsqu'elle est durable, s'accompagne d'une augmentation du chômage.

Pendant longtemps, les diverses analyses de l'inflation ont été soit fausses, soit surtout partielles et insuffisantes; telle la théorie de l'inflation par la demande (Keynes) qui considère que la hausse des prix n'est due qu'à une consommation ou à un investissement excessif (mais pourquoi cet excès ?.) ; la théorie de l'inflation par les coûts (hausse excessive des coûts de production, tels que les salaires ou les matières premières, ce qui revient seulement à déplacer le problème, et à expliquer des hausses de prix par des hausses de prix !) ; la théorie de l'inflation structurelle ou de mutation : il existerait en particulier des goulots d'étranglement qui empêche raient l'offre d'augmenter (cela ne dit pas pourquoi, à un moment donné, l'inflation est plus ou moins forte).

Ces analyses partielles, ne peuvent qu'aboutir à des politiques anti-inflationnistes erronées (comme les politiques budgétaires ou comme les politiques des revenus) ou insuffisantes (comme le freinage des crédits). Pour pratiquer une véritable lutte contre l'inflation il faut partir d'une analyse qui considère l'inflation sous tous ses aspects, c'est-à-dire comme un phénomène généralisé, atteignant tout le corps économique ; c'est le cas de l'analyse monétariste, synthétique de l'inflation.

Cette analyse (Friedman et les nouveaux économistes) insiste sur le rôle des structures économiques. Il existe des barrières naturelles contre l'inflation, comme la concurrence ou l'épargne. Si elles n'ont pas pu jouer, c'est en raison de "l'inondation monétaire", c'est-à-dire d'une croissance de la masse monétaire sans aucun rapport avec les besoins de l'économie. Le monétarisme insiste aussi sur le rôle des anticipations, c'est-à-dire des comportements de crainte de hausse des prix. Dans ces conditions, la disparition de l'inflation exige: - un contrôle strict de la croissance de la masse monétaire et donc l a fin de la manipulation permanente de la monnaie, - un renforcement des automatismes du marché au niveau des structures (préservation de la concurrence, véritable marché de l'épargne, etc.), - une stabilisation des anticipations, par une politique économi que stable, s'inscrivant "dans la durée".

INNOVATION

Une innovation représente une "invention qui a été acceptée par le marché", ce qui signifie qu'une découverte technique non exploitée ne peut pas être considérée comme une innovation, mais seulement comme une invention. Le terme innovation implique donc que l'idée ait reçu une application concrète avec succès. Dans ces conditions, I'innovation pourra désigner non seulement une nouvelle découverte, un nouveau produit qui a réussi, mais aussi, par exemple, un nouveau processus de commercialisation (les premiéres ventes par correspondance ont constitué une innovation), ou encore un nouveau processus d'organisation de l'entreprise, la rendant plus performante.

Certains économistes, comme Schumpeter, accordent une importance considérable à la notion d'innovation comme moteur de la croissance économique: ces innovations arrivent de façon irrégulière, une ou plusieurs innovations majeures (comme la machine à vapeur ou l'électricité) étant suivies d'une "grappe" d'innovations dérivées, de moindre importance. Dans cette phase d'innovation active, la croissance est rapide; au contraire, dans les phases où les innovations sont limitées, la croissance économique se ralentirait. Schumpeter voit dans ce rôle des innovations l'explication majeure des cycles économiques.

Des analyses plus récentes (Kirzner) tendent à prouver que l'innovation n'apparaît pas par hasard, mais est le fruit d'une amélioration du fonctionnement du marché. Quand des informations plus fiables circulent entre producteurs et consommateurs, il se trouve des entrepreneurs à la recherche de profits qui lancent des innovations. L'innovation ne naît pas d'un progrès technique, mais d'un progrès marchand.

INSTITUTIONNALISME

Courant de pensée insistant sur l’importance des institutions sociales sur les phénomènes économiques. On distingue l’institutionnalisme américain ou ‘ancien’ institutionnalisme (associé au noms de T.Veblen, J.Commons) de la ‘Nouvelle Economie Institutionnelle’ dont les principaux initiateurs sont R. Coase, O. Williamson et D. North.

INSTITUTIONS

Les institutions sont l’ensemble des pratiques, règles et contraintes sociales. Elles s’expriment par une régularité de comportement dans l’interaction (‘toujours rouler à droite’), peuvent être ressenties comme contraignantes(‘respecter sa promesse’). Elles vont des règles informelles (tabous, coutumes) et parfois tacites(le ‘fair-play’)aux règles formelles et codifiées (constitutions). Elles informent sur le comportement normal d’autrui.

On peut évidemment discuter sur ce qui est "normal" : s'agit-il d'une normalité statistique (le comportement normal est celui du plus grand nombre, mais pourquoi en est-il ainsi ?), s'agit-il d'une normalité morale (le comportement normal est celui qui respecte la règle morale, mais laquelle ?), ou s'agit-il d'une normalité dynamique (le comportement normal est celui qui convient le mieux aux personnes qui interagissent en un moment et en un lieu, mais quelle est la nature de cette convenance ?)

INTELLECTUELS

"Classe" de personnes censées produire ou transmettre la connaissance. Le rôle de l'intellectuel est prépondérant puisqu'il permet de façonner l'opinion publique et d'influencer les hommes politiques concernant les grands problèmes sociaux et économiques. Keynes expliquait comment le rôle des idées était primordial dans le développement de nos sociétés. Les intellectuels peuvent être soit des scientifiques, soit des "revendeurs d'idées" comme les décrivait Hayek. Leur dépendance croissante à l'égard du pouvoir politique commence sûrment avec Machiavel. Carr pouvait écrire que "la nationalisation de la pensée a partout marché de pair avec la nationalistaion de l'industrie".

INTERET

L'intérêt représente la rémunération du capital et constitue le prix de ce capital (prêté ou emprunté) ; il est en général exprimé en taux, c'est-à-dire en pourcentage du capital. Les intérêts constituent ainsi la rémunération de l'un des facteurs de production, le capital, au même titre que le salaire pour le facteur travail. Contrairement au profit (rémunération du facteur entre prise) l'intérêt et le salaire constituent des rémunérations fixes et contractuelles. L'absence d'intérêt sur le capital inciterait les entreprises à gaspiller ce facteur de production, comme le montre l'exemple des pays socialistes, où la rémunération du capital a longtemps été exclue; cela a entraîné de tels gaspillages que l'URSS elle-même, sous l'influence de Kantorovitch, a rétabli les versements d'intérêts sur le capital contrairement aux positions de l'orthodoxie marxiste.

Pour la théorie économique, l'intérêt a d'abord été présenté comme le prix du temps (Bohm-Bawerk), c'est-à-dire comme la compensation d'un sacrifice réalisé en renonçant à une consomma tion immédiate (c'est-à-dire en épargnant). Sous l'influence de Keynes, on a ensuite considéré, à tort, l'épargne comme un acte passif (simple résidu après consommation) ne faisant pas l'objet d'un calcul économique lié à l'intérêt. L'intérêt, pour Keynes, étant seulement la récompense de la renonciation à la liquidité, c'est- à-dire ce qu'il faut verser aux détenteurs d'épargne pour les faire renoncer à la forme monétaire de cette épargne, (et les pousser à acheter des titres, par exemple).

Aujourd'hui on insiste beaucoup plus sur l'intérêt comme résultat de la confrontation de l'ensemble des besoins de financement (en liquidité ou pour l'investissement) et de toutes les capacités dégagées (en épargne ou en crédits bancaires). D'une manière générale, le calcul de l'épargnant se fait en termes de patrimoine, un agent économique cherchant la structure idéale des divers éléments de son patrimoine; le taux d'intérêet a alors un rôle d'arbitrage et indique la préférence pour tel ou tel placement à un moment donné. Comme tous les prix, le taux d'intérêt devrait dépendre du libre jeu de l'offre et de la demande. Mais comme il s'agit d'un prix stratégique gouvernant les mouvements de capitaux, beaucoup de politiques ne résistent pas à la tentation de manipuler les taux d'intérêt, en particulier pour éviter qu'ils ne montent trop. Ces politiques créent, à la longue, de graves déséquilibres.

INTERET INDIVIDUEL / INTERET GENERAL

« L’intérêt personnel est cette indomptable force individualiste qui nous fait rechercher le progrès », il est une « force impulsive irrésistible ». Frédéric BASTIAT. C’est en Philosophie, le fait de poursuivre son bien propre.

« Il est clair que l’intérêt de tous les particuliers, dégagé de toute gêne, remplit nécessairement toutes [les] vues d’intérêt général. L’intérêt particulier abandonné à lui-même produira toujours plus sûrement le bien général que les opérations du gouvernement ». TURGOT.

INVESTISSEMENT

Encore appelé formation de capital fixe, I'investissement représente l'acquisition de biens de production (comme des biens d'équipement) et a pour objet l'augmentation de la capacité de production. Tout investissement (qui représente un "flux", c'est-à-dire les opérations réalisées, par exemple, dans une année) vient donc augmenter le "stock" de capital. La formation brute de capital fixe représente à la fois l'investissement nouveau de l'année (formation nette de capital fixe) et l'amortissement. Pour les sociétés et les entreprises individuelles françaises, cette "FBCF" s'est élevée à près de700 milliards en 1993. Il s'agit alors de l'investissement productif, dont le rôle économique est fondamental.

L'erreur de nombreux économistes est de ne considérer l'investissement (sous l'influence du "keynésianisme") que dans son aspect de court terme, c'est-à-dire comme une dépense. En réalité, la dimension essentielle de l'investissement se situe à long terme: c'est une augmentation de la capacité de production, c'est donc la possibilité dans le futur d'augmenter l'offre et de créer des richesses nouvelles. C'est dans cette optique que l'ancien chancelier social-démocrate d'Allemagne Fédérale, H. SCHMIDT, avait déclaré que les profits d'hier étaient les investissements d'aujourd'hui, qui eux-mêmes, étaient les emplois de demain.

Le financement de ces investissements peut être réalisé par l'entreprise elle-même (autofinancement), sur ses propres ressources ; c'est un mode de financement efficace et non inflationniste. Cependant, cet autofinancement est parfois insuffisant, notamment en France, lorsque le niveau moyen des profits est faible, les impôts excessifs, les marges étroitement contrôlées par les pouvoirs publics. Dans ces conditions, les entreprises doivent recourir au financement externe. Il peut s'agir de l'appel au marché financier (la bourse), mode de financement non déséquilibrant pour l'économie, ou de l'appel à des organismes bancaires ou spécialisés. Ce dernier mode de financement, plus coûteux, peut être déséquilibrant pour l'économie. D'autres agents économiques investissent aussi; c'est le cas par exemple des ménages, dont l'investissement principal est constitué par des logements (environ 4011 milliards de francs en 1993).

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
Actualité
:
Y = C+I+ [X-M]  - Refondation sur un socle boîteux  - Que se passe-t-il à Riyad ? - Merkel-Macron : front commun à la COP 23
Connaissance du libéralisme :
La transmission de la propriété
Lu pour Vous :
La tyrannie de la redistribution


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