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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’échange base de la richesse des nations

C’est le message essentiel de celui qui est considéré (avec Turgot) comme le père de la science économique.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
JUGE

Magistrat chargé d’appliquer les lois et de rendre la justice. Le juge est aussi celui qui a le droit et le pouvoir de juger. « Dieu est le souverain juge, le juge suprême », Chateaubriand.

JUSTICE DISTRIBUTIVE ET COMMUTATIVE
  • La justice distributive consiste à donner à chacun ce qui lui revient en tenant compte des différences qui existent entre les individus. Traiter de manière égale des gens qui se trouvent dans des situations inégales est une injustice.

  • La justice commutative est au contraire l’équivalence des obligations et des charges, et elle régit, par exemple les échanges économiques. Dans une économie libre, il ne peut pas y avoir de justice distributive, si la justice commutative n’est pas d’abord respectée.

JUSTICE SOCIALE

Le terme de justice sociale, comme celui d'inégalités, fait partie du vocabulaire subjectif et suscite un ensemble de réactions passionnelles et contradictoires, qui nous éloignent parfois du domaine de la science économique. En effet, tous les individus sont partisans d'une justice sociale, mais chacun a des critères d'appréciation divergents.

Prenons l'exemple des revenus : la justice doit-elle être distributive, c'est-à-dire que la puissance publique doit intervenir fortement dans la répartition des revenus pour procéder à une redistribution diminuant les écarts de revenus, au risque d'encourager à la paresse, de créer une mentalité d'assistés ou de diminuer l'efficacité du système ? Aristote disait : "Il n'y a pas de pire injustice que de traiter également des choses inégales". Ou la justice doit-elle être d'abord commutative, c'est-à-dire en fonction de l'apport productif de chacun, ce qui permet de récompenser l'effort effectué mais ce qui, dans certains cas, peut laisser de côté ceux qui n'ont pas encore ou n'ont plus les moyens de participer à la production ? En d'autres termes, la justice consiste-t-elle à donner à chacun la même somme, alors que le travail effectué est différent ou une somme différente, pour rémunérer des tâches différentes ?

Sur ce point, deux approches s'opposent. Il y a d'une part ceux qui, comme RAWLS, apprécient une situation de justice sociale d'après la façon dont les revenus sont répartis entre ceux qui ont le moins et les autres. La justice est ici appréciée d'après un résultat; par exemple pour RAWLS il y a justice sociale quand ceux qui ont le moins sont les premiers bénéficiaires de la croissance des revenus sans que les autres s'estiment pour autant lésés (minimax). D'autre part certains, comme HAYEK, refusent d'apprécier la justice à travers un résultat, parce que personne ne se mettra d'accord sur le résultat "juste". La justice doit alors s'apprécier à travers une procédure : la façon de gagner l'argent est plus importante que la somme gagnée. Il y a justice quand il y a conformité à un état de droit, quand chacun a respecté la règle du jeu. La justice est alors affaire de règles sociales et de comportements individuels. Il n'y a pas de justice "sociale", il y a des hommes "justes" et la société ne pourra être juste que si les hommes qui la composent le sont eux-mêmes.

L'observation des sociétés contemporaines accrédite plutôt la thèse de HAYEK. Quand les gouvernements ont prétendu mettre en oeuvre une justice sociale en vue d'obtenir une répartition des revenus considérée comme optimale, ils n'ont réussi en vérité qu'à fausser le mécanisme marchand de formation des revenus, et les transferts sociaux massifs se sont traduits par une stagnation générale, un enrichissement sans cause de certains et un appauvrissement des plus mal lotis. Ce qui a rendu ces politiques de redistribution populaire, c'est que leurs instigateurs ont toujours mis l'accent sur les avantages apparents et immédiats qu'ils distribuent généreusement, tandis qu'ils taisaient ou ignoraient les coûts réels de ces transferts à plus long terme. Un véritable calcul "coût-avantage" ferait sans doute renoncer les Français à bien des mesures dites de "justice sociale".

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1360 du 18 avril 2018

Editorial : Un an après
Actualité
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L’interview de trop - Des interviews pour rien
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Jean Baptiste Noé, La parenthèse libérale


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