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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
KEYNESIANISME

Courant de pensée, inspirée par l'économiste anglais J.-M. Keynes (1883-1946), auteur de la célébre "Théorie Générale de l'emploi de l'intérêt et de la monnaie" (1936). Keynes et ses successeurs croyaient que l'économie de marché était fondamentalement instable, et, en particulier, qu'elle tendait en général vers la situation d'équilibre de sous-emploi, c'est-à-dire de chômage durable. Pour résoudre les difficultés des économies de marché, il faut alors impérativement que l'Etat intervienne régulièrement dans l'activité économique (comme si les imperfections de l'Etat étaient moindres que celles du marché). Le Keynésianisme est donc à l'origine de tous les courants interventionnistes qui ont dominé la pensée occidentale des années 30 aux années 70 et qui inspirent encore bien des hommes politiques, formés dans le moule keynésien. Il faut dire que les recettes keynésiennes ont l'avantage de la simplicité. Pour Keynes, l'économie marche au pas de la dépense globale (consommation et investissement). Quand le chômage augmente, c'est qu'il n'y a pas assez d'argent dépensé. Il suffit pour l'Etat de relancer la demande globale, par exemple par des dépenses publiques supplémentaires (sans augmenter les impôts, ce qui rend les recettes keynésiennes électoralement attrayantes). De même, en période d'inflation, il suffit de faire l'inverse, c'est-à-dire de freiner l'activité, par exemple par des augmentations d'impôts. Ce contrôle de la demande globale par le maniement des dépenses ou des recettes du budget permet, d'après les keynésiens, de régler l'essentiel des problèmes économiques.

Cette politique, encore préconisée par des hommes politiques, a moins de partisans chez les économistes; ceux-ci savent bien que le maniement au jour le jour du budget n'a jamais résolu ni le chômage ni l'inflation, mais qu'il a eu pour effet d'aggraver les difficultés économiques en faisant se succéder des politiques de relance et de freinage de l'économie ("stop and go") ; la coexistence de l'infla tion et du chômage (stagflation) est largement la conséquence de cette politique d'inspiration keynésienne menée dans les pays occidentaux. En réalité, il faut s'attaquer aux vraies causes des déséquilibres économiques, telles qu'une création monétaire trop laxiste ou des marchés insuffisamment concurrentiels.

La politique keynésienne présente un autre danger : elle pousse sans cesse, au prétexte de relancer l'activité, à une augmentation inconsidérée des dépenses publiques et de l'intervention de l'Etat. Cela conduit à une fiscalité accrue qui atteint des niveaux insupportables, ou à un financement monétaire et donc inflationniste des dépenses de l'Etat. En outre, la vie économique est peu à peu paralysée par l'interventionnisme étatique qui étouffe toute activité nouvelle et qui décourage l'esprit d'entreprise ; c'est alors la source même de la création de richesses qui est atteinte. C'est la conséquence ultime de la logique de l'interventionnisme keynésien.

KRACH

Effondrement des cours sur les marchés financiers. Le plus célèbre krach est celui de Wall Street, en 1929, mais le mot est revenu à la mode, notamment à l'occasion de la baisse rapide des cours en octobre 1987. Le krach est souvent présenté comme un phénomène imprévisible, résultant essentiellement de mouvements spéculatifs. En ce sens, il serait un dérèglement du marché et la plupart des observateurs en imputent la responsabilité à un excès de marché, à des opérations financières trop détachées des réalités et à une spéculation irresponsable et déstabilisatrice. L'analyse des faits montre que rien de ceci ne correspond à la réalité. La spéculation n'est pas déstabilisatrice, mais elle joue au contraire un rôle régulateur, comme on le voit notamment sur les marchés à terme. Les mouvements spéculatifs ne sont que des anticipations des agents économiques à partir des informations dont ils disposent.

Le seul point exact concerne le fait qu'un krach n'a pas de date prévisible; mais sa venue est inévitable, non en raison d'un dérèglement du marché, mais d'un excès d'interventions étatiques: liquidités trop abondantes en raison des politiques irresponsables des banques centrales ; interventionnisme étatique généralisée, soit pour manipuler les taux d'intérêt, soit sur les taux de change : ces faux prix donnent de fausses indications et multiplient les occasions de crises artificielles. Si les marchés étaient moins manipulés, les krachs seraient moins fréquents et moins importants.

Ceci étant, les variations de cours, comme les variations des prix en général, sont indispensables au bon fonctionnement du marché ; L'incertitude est permanente, surtout sur les marchés financiers ; les anticipations se font à partir des informations disponibles, qui peuvent à l'usage se révéler fausses ; les cours peuvent ainsi avoir besoin d'être corrigés en un sens plus réaliste à long terme, et ces mouvements sont totalement justifiés. Il n'y a pas de marché sans incertitude et si la bourse permettait de gagner à chaque opération, elle disparaîtrait. Les krachs, lorsqu'ils ne sont pas artificiellement provoqués par les manipulations étatiques, rappelent opportuné ment qu'intervenir en bourse comporte un risque qui peut entraîner des gains ou des pertes.

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


Editorial : Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

Connaissance du libéralisme : Le renard libre dans le poulailler libre - La loi, la liberté et le droit - Droit,morale et religion

Avis à nos lecteurs : 8ème Week end de la Liberté


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