Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

8 pages, Abonnement électronique (format pdf) 40 € (40 numéros par an)

Bulletin d'abonnement

Portait

L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

Lire la suite...

L'Abécédaire...

Il y a 333 entrées dans ce glossaire.
Chercher des termes du glossaire (expression régulière autorisée)
Commence par Contient Terme exact
Tout A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V
Terme Définition
O.P.A.

Opération qui consiste à proposer aux actionnaires d'une société (généralement cotée en Bourse) de leur racheter leurs actions à un prix donné ou de les échanger contre des actions de la société qui fait cette proposition (O.P.E., offre publique d’échange). Celui qui fait la proposition s'engage à prendre tous les titres qu'on lui proposera. Le prix proposé est évidemment supérieur à celui que la cote actuelle des actions fait apparaître (exemple: OPA à 250 Francs sur une action cotée 200), et incite l'actionnaire à vendre.

Trois questions au moins méritent d'être posées à propos des OPA :quand y a-t-il risque d'OPA ? Pourquoi les OPA ? Les OPA sont-elles utiles ou nuisibles ? Le risque d'OPA apparaît lorsque les documents comptables et les performances d'une société font apparaître un écart entre la valeur réelle de l'entreprise et sa valeur boursière : à tort ou à raison celui qui lance l'OPA estime que l'entreprise vaut plus que ce qui apparaît à travers les cours de Bourse, ou qu'elle vaudra plus dans le futur. La sous-évaluation boursière peut provenir d'une mauvaise connaissance par les diri geants et les actionnaires du potentiel représenté par leur propre entreprise; elle peut aussi être liée à l'endettement des entreprises : leurs charges financières les rend déficitaires ou peu profitables, et un apport d'argent frais permettrait de les rentabiliser immédiate ment. Enfin, elle peut résulter d'une politique maladroite des dirigeants à l'égard des actionnaires, en les privant de dividendes tangibles durant plusieurs exercices - apparemment ces actions ne rapportent rien à leurs titulaires.

Quels sont les buts poursuivis par l'auteur de l'OPA ? Il y a une distinction à faire ici entre les OPA "inamicales" (le "chevalier noir") et "amicales" ("chevalier blanc"). Le "chevalier noir" veut s'emparer de l'entreprise, soit pour en expulser les dirigeants actuels et réaliser des profits plus substantiels que ceux que l'équipe en place dégage actuellement, soit pour restructurer l'entreprise en vendant une part des actifs qu'elle possède, qui ont une valeur supérieure à la vente qu'ils n'en ont lorsqu'ils sont affectés à l'exploitation actuelle (les terrains ou les immeubles possédés par la SNCF ont plus de valeur sur le marché foncier ou immobilier qu'ils n'en ont pour l'exploitation des lignes de chemin de fer). Le "chevalier blanc" est au contraire là pour protéger les dirigeants actuels de l'entreprise, et permettent de prévenir une OPA en provenance d'un tiers jugé indésirable ; de plus, par son entrée dans l'entreprise, l'auteur de l'OPA peut insuffler des capitaux et des idées nouvelles et aider les gens en place. Le chevalier blanc n'est pas un philanthrope; s'il fait cette OPA c'est parce qu'une OPA différente compromettrait ses propres affaires, ou que cette OPA lui permet un meilleur contrôle du marché et une augmentation de profits.

Les OPA n'ont pas bonne presse, et l'opinion est assez hostile aux "raiders" (repreneurs). Il est vrai que certaines malversations peuvent se produire ; elles consistent tantôt à falsifier les documents comptables de la société "opéable" pour la déconsidérer aux yeux des actionnaires, tantôt à cacher une opération très bénéfique en cours de réalisation ("délit d'initié"). Ces malversations sont punies par la loi, et supposent un certain nombre de complicités (notamment politiques). Mais elles sont exceptionnelles, et ne doivent pas cacher l'utilité, voire la moralité des OPA. L'utilité consiste à révéler aux entreprises quelle est leur vraie valeur, et à compenser les erreurs de jugement des opérateurs en Bourse. Une entreprise peut tirer parti d'une OPA en valorisant immédiatement des ressources qu'elle sous-employait jusqu'à présent ; elle lancera une contre OPA, rassurera ses actionnaires : l'OPA est alors un avertissement salutaire. Si les dirigeants actuels sont incapables de tenir compte de l'alerte, ils s'exposent en effet à être éliminés par quelqu'un qui prétendra (à tort ou à raison, mais toujours à ses frais) faire mieux. La moralité provient de ce que dans ce système, les propriétaires de l'entreprise sont toujours obligés de lui donner son efficacité maximale: les ressources ne doivent pas être gaspillées, et il est mauvais de stériliser les richesses que l'on possède. Le droit de propriété a pour corollaire le devoir de propriété. Les OPA font ainsi peser une menace permanente sur les gestionnaires, et les forcent à mieux satisfaire les actionnaires et la clientèle. Voilà pourquoi la "police des OPA" est une mauvaise chose ; elle permet à des autorités factices (du genre de la Commission des Opérations de Bourse, la COB) de juger arbitrairement du bien ou du mal-fondé d'une OPA, et peut protéger indûment des équipes en place. Si l'Etat veut faire quelque chose dans le domaine des OPA, qu'il laisse aux entreprises les moyens de se prémunir contre les OPA et de monter des anti OPA en assouplissant les conditions financières et juridiques qui les pénalisent actuellement.

OBJECTIVISME

Philosophie de Ayn Rand qui dérive de la prémisse que la vie est l'ultime standard de valeur, une éthique objective. Alimenté par une épistémologie aristotélicienne, l'objectivisme met en avant le rôle de la raison (individuelle) dans le processus civilisateur des sociétés humaines. Opposant la puissance de la raison à celle de la foi et de la force, l'objectivisme débouche sur l'idée que l'égoïsme est la seule façon de survivre pour l'homme et que l'altruisme ne conduit qu'à un gaspillage et à une coercition. Cette philosophie débouche donc sur une défense radicale du capitalisme.

OBLIGATION

Valeur mobilière, représentant une créance à moyen ou long terme sur une entreprise ou une collectivité publique. Une obligation matérialise donc une forme particulière de prêt, accordé par un agent économique à un autre. Une obligation donne droit à un revenu fixe, l'intérêt, ainsi qu'au remboursement du capital prêté, dans des conditions prévues par contrat au moment de la souscription. Par contre, contrairement à l'actionnaire, l'obligataire n'a aucun droit de regard dans la gestion de l'entreprise. L'actionnaire est un propriétaire, l'obligataire un créancier. Si l'obligataire souhaite récupérer sa créance avant l'échéance normale, il peut négocier son obligation en bourse, au cours du jour, déterminé par l'offre et la demande du titre en question. Offre et demande dépendent surtout du rendement du titre (taux d'intérêt). Pour l'entreprise, l'émission d'obligations présente l'avantage d'être une source de financement à assez long terme, contrairement à d'autres sources de financement externe, plus volatiles. Pour inciter les épargnants à acheter des obligations, diverses formules incitatives ont été utilisées : l'obligation participante (assurant, outre l'habituel revenu fixe, une participation aux éventuels bénéfices), l'obligation convertible (c'est-à-dire transformable ultérieurement en action), l'obligation indexée (c'est-à-dire dont le revenu ou le capital varient en fonction d'un indice), l'obligation à taux variable, à taux révisable, à fenêtre (permettant le rembourse ment anticipé du titre), etc. C'est naturellement l'Etat qui s'attribue souvent le plus de privilèges dans ce domaine, comme dans celui des incitations fiscales. C'est ainsi que l'emprunt Pinay était à la fois indexé sur le cours du Napoléon à la Bourse de Paris et exonéré de droits de succession.

OFFRE

L'offre exprime la quantité d'un bien ou d'un service que les agents économiques désirent vendre, à un moment donné, à un certain prix. La courbe d'offre, en particulier, indique les réactions des offreurs à différents niveaux de prix. En règle générale, la courbe d'offre est croissante : si le prix s'élève, la quantité offerte augmente. A long terme, les entreprises peuvent investir, augmenter leur capacité de production ou leur productivité, être plus ou moins nombreuses sur le marché : la courbe d'offre sera modifiée.

L'offre réagit de façon plus ou moins forte aux variations de prix : c'est l'élasticité qui mesure ce phénomène; c'est ainsi que pour des produits périssables, les offreurs, ne pouvant stocker, seront peu sensibles aux variations de prix : l'offre est alors dite inélastique. L'analyse de l'offre, comme celle de la demande, est essentielle pour l'étude de l'équilibre en économie de marché; la loi de l'offre et de la demande permet de comprendre le fonctionnement des marchés.

OFFRE (ECONOMIE DE L)

"Supply side economics" ou "économie de l'offre".

Courant économique qui se développe depuis une vingtaine d'an nées, aux Etats-Unis d'abord, en Europe ensuite. Reprenant la tradition héritée de Jean-Baptiste SAY, ces économistes mettent l'accent, au niveau de l'analyse, comme dans la politique économique, sur ce qui se passe "du côté de l'offre", c'est-à-dire du côté des entreprises, de la production, de l'effort productif. Ils rompent ainsi avec près d'un demi-siècle de pensée keynésienne, qui mettait l'accent exclusif sur la demande, et pour qui toute politique économique passait par la relance ou le freinage de cette même demande globale (consommation + investissement). Les économistes de l'offre dénoncent en priorité tous les obstacles qui se dressent sur la route des entreprises et des ménages et qui limitent leurs efforts productifs: c'est le cas des réglementations étatiques abusives et étouffantes (comme le blocage des prix ou des revenus) et surtout de la pression fiscale. C'est LAFFER qui, dans sa célèbre courbe, a montré qu'une forte pression fiscale ou parafiscale paralysait toute l'activité, décourageait la production, l'investissement, l'épargne, la créativité, etc. Les gouvernants ont été très longtemps sensibles aux sirènes keynésiennes, car elles leur donnaient l'illusion de manipuler facile ment l'activité, en touchant à quelques grandeurs globales et en leur permettant, grâce aux déficits budgétaires, de dépenser plus qu'ils ne prélevaient. Depuis les années 80, de plus en plus d'hommes politiques (REAGAN aux U.S.A., Madame THATCHER en Grande-Bretagne,...) ont compris les ravages causés par une pression fiscale excessive, l'intérêt qu'il y avait pour l'économie dans son ensemble à libérer l'offre et à lui permettre de se développer sans contraintes.

OMC

Organisation Mondiale du Commerce. Organisme supranational en charge de réguler le commerce mondial et de promouvoir le libre échange en œuvrant à la réduction des barrières commerciales tarifaires et non tarifaires. Cette organisation remplace depuis les accords de Marrakech de 1994, le GATT. L’OMC, implantée à Genève, dispose d’un tribunal international du commerce ( L’Office de Règlements des Désaccords) permettant de trancher les litiges commerciaux entre pays.

OPTIMISER

Chercher la meilleure solution possible. Optimiser est un processus de décision qui consiste à chercher la meilleure solution possible sous un certain nombre de contraintes. Le processus de décision le plus courant est celui d'une maximisation d'une utilité sous contrainte de revenu.

OPTIMUM

Un optimum est une position ou une dimension qui est considérée comme la plus favorable ou la plus propre à atteindre un objectif déterminé. L'optimum le plus courant en économie est l'optimum de Pareto. Une situation est un optimum au sens de Pareto lorsqu'il n'est pas possible d'accroître la satisfaction d'un individu sans réduire la satisfaction d'un autre individu. On utilise parfois la notion d'optimum de second rang (second best). Définir un optimum de second rang consiste à rechercher la meilleure situation économique possible lorsque l'optimum de premier rang (en général l'optimum de Pareto) ne peut pas être atteint.

ORDRE

L'ordre est un moyen de hiérarchiser des éléments, d'établir des préférences, de donner une place à chacun et à chaque chose. Dans un ménage ou dans un petit groupe, l'ordre est assez facile à trouver. Les préférences sont assez semblables, et les désaccords peuvent être facilement arbitrés.

Dans une grande société, la mise en place de l'ordre social est un problème difficile à régler. HAYEK oppose deux façons de concevoir l'ordre social : taxis et kosmos. Taxis, ou ordre créé, procède d'une règle préétablie. La société est construite entièrement à partir d'un principe général, dont tout doit découler. Ce principe ne peut évidemment exister que par une création intellectuelle. Le kosmos est au contraire l'ordre spontané ; personne ne l'a véritablement inventé, et il est le fruit d'une sélection empirique permanente, d'un travail de remise en cause permanente par les hommes pour trouver des règles de fonctionnement et de comportement plus avantageuses pour tous. HAYEK explique que les grands progrès de l'humanité ont été réalisés grâce aux ordres spontanés, alors que les ordres créés ne débouchent à terme que sur le totalitarisme. Le marché relève de la catégorie des ordres spontanés, le plan est un ordre créé.

ORGANISATION

Théorie présentant les modes d’organisation qui existent au sein d’entités qui, par définition, ne sont pas régulées par un système de prix. Il s’agit de déterminer en particulier la structure institutionnelle de l’entreprise et la prise en compte des coûts de transaction ( Cf. Demsetz, H. ;Williamson,O. et Coase, R.). Selon R. Coase, la prise en compte des coûts inhérents à l’organisation interne de l’entreprise permet de déterminer sa dimension optimale.

Glossary 2.7 uses technologies including PHP and SQL

Nouvelle Lettre de la semaine

Génération 2.0 l www.libres.org

Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


Acheter le numéro

Vidéo de la semaine

 

Jacques Garello présente son ouvrage "Le vote libéral"

 

 

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...