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Le père des néo-classiques

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Terme Définition
PAUVRETE

Etat d'une personne qui n'a pas suffisamment d'argent ou de moyens matériels pour subvenir à ses besoins. Cette définition de la pauvreté tirée du Petit Robert fait référence à des termes particulièrement ambiguës et subjectifs. En fait les économistes et sociologues retiennent plusieurs approches pour définir la pauvreté ainsi M.Glaude (1998), directeur des statistiques démographiques et sociales à l'INSEE, distingue-t-il : une approche en termes de revenu nominal ( ou monétaire selon les statisticiens de l'INSEE ou pauvreté relative); est pauvre toute personne dont le revenu nominal se situe à la moitié du revenu médian. Le coefficient de 50 % est purement arbitraire. Certains pays retiennent le chiffre de 60% du revenu médian d'autres 40 %. Le seuil de 50 % correspond en 1994 à environ 3800 F par mois pour une personne seule, 6800 F pour un couple avec un enfant, 7900 F pour un couple avec deux enfants . Au regard de cette définition , les pauvres représentent 10,4% des ménages ( il y a 23 , 156 millions de ménages en France) soit 5,5millions de personnes dont 1,1 millions d'enfants de moins de 14 ans. Une approche en termes de revenu réel ( dite d'existence selon les mêmes statisticiens ou pauvreté absolue); est pauvre toute personne qui ne peut consommer faute de moyens un certain nombre de biens d'usage ordinaire ou de consommation de base (biens de nécessité). Cette définition est tout aussi arbitraire que la précédente. En général les tenants de cette approche retiennent les biens correspondant à la consommation de plus de la moitié de la population ou jugée comme indispensable pour plus de la moitié des gens. Aux Etats Unis où une telle mesure est utilisée :est pauvre toute personne dont le revenu est égal à trois fois le coût minimal de la ration alimentaire nécessaire à chacun . On obtient pour une personne seule en 1997 la somme 682 dollars par mois (en 1994 il s'agissait de 629 dollars par mois) soit en parité de pouvoir d'achat le montant de 4450 F. Avec cette définition le Bureau of Census américain, l'équivalent de l'INSEE, recense 14% de pauvres dans la population ce qui fait 40 millions d'américains. ( ce chiffre de 14 % appliqué à la France monte le nombre de pauvres à 8, 4 millions ) Une approche en termes de satisfaction (dite subjective selon les statisticiens); est pauvre toute personne qui estime que son revenu donne un niveau de satisfaction inférieur au minimum qu'il juge nécessaire pour vivre. Si on applique cette définition à une population enquêtée et représentative de la population totale on trouve alors aux environs de 33% de pauvres! Une approche administrative; est pauvre toute personne bénéficiant d'une aide dont l'objectif est de lutter contre la pauvreté. En prenant les huit minima sociaux suivants : minimum vieillesse, invalidité, allocation aux handicapés, allocation de parent isolé, allocation de solidarité spécifique allocation d'insertion, allocation de veuvage et revenu minimum d'insertion on obtient en 1995 un chiffre de 3, 3 millions de ménages soit aux environs de 6 millions de personnes. L'approche administrative donne un chiffre supérieur à l'approche monétaire.

COMMENTAIRE Toutes ces approches sont arbitraires et présentent des limites fondamentales. Ainsi l'approche de la pauvreté en termes de revenu nominal mesure ce revenu pour une année (ou un revenu moyen pour une période de trois années) et par unité de consommation. Si ce dernier est équivalent à la moitié du revenu médian, le ménage est classé comme pauvre. Le statisticien va donc comptabiliser comme pauvres les ménages étudiants qui sont pourtant riches de leur revenu futur. Il va aussi comptabiliser les indépendants souvent à la tête d'un patrimoine important mais dont les revenus sont faibles. Il y avait en 1994 302 000 ménages étudiants (sur 363 000) comptabilisés comme pauvres et 203 000 ménages indépendants (sur 1, 672 millions) au dessous du seuil de pauvreté. Si on retire ces personnes de la définition de la pauvreté, on dénombre seulement 8% des ménages dans la pauvreté. . Autre contre sens lié à la définition, combien de temps reste-t-on en dessous du seuil de pauvreté 1 an , 2 ans ou toute la vie? Par exemple une fraction importante des ménages chômeurs est au seuil de pauvreté (en 1994 519 000 sur 1, 328 000). Mais les chômeurs ne restent pas toute leur vie au chômage. Ils sont dans cette situation de manière transitoire. Plus de la moitié d'entre eux ne sont plus au chômage au bout d'un an et demi. 500 000 chômeurs sont cependant comptabilisés en dessous du seuil de pauvreté. Si on les élimine à nouveau de la définition parce qu'ils ne sont pas pauvres de manière permanente, il ne resterait que 3,7% de personnes pauvres, soit un total de 860 000 personnes au lieu des 2, 4 millions recensés. Autre difficulté de cette définition : un pauvre aux Etats Unis dispose de 7547 dollars par an or le revenu moyen par tête en Turquie est de 3500 dollars, donc tous les turques quasiment seraient classés comme pauvres aux USA. Mais en Turquie par définition seul sont pauvres les ménages avec un revenu nominal inférieur ou égal à la moitié du revenu médian turque! La pauvreté est toute relative. Enfin, si l'on examine de près le niveau de vie de ces individus, en France ou aux Etats Unis, on est surpris de constater qu'une grande fraction d'entre eux disposent d'un confort matériel largement supérieur au français ou à l'américain moyen des années 1950. Une analyse économique plus serrée du phénomène complexe qu’est la pauvreté suggère que celle-ci résulte d’un processus cumulatif d’interventions dont l'objet consiste à rendre tolérable les méfaits d'une intervention antérieure à l'origine du chômage de file d’attente et de la dislocation de la famille , femmes divorcées avec enfants, les deux catégories de personnes qui font le gros de la troupe des « pauvres ».

Références : M.Glaude (1998) "La pauvreté, sa mesure et son évolution" Pauvreté et exclusion, Conseil d'Analyse Economique , La documentation française. B.Lemennicier et O.Maillard (1999) « Pauvreté, revenu minimum d’insertion et interventions publiques » Working Paper LEP Université de Paris II.

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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