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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

8 pages, Abonnement électronique (format pdf) 40 € (40 numéros par an)

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
RELANCE

La relance constitue une stimulation artificielle de l'activité économique. Cette politique économique, préconisée en premier lieu par l'économiste anglais J.M. KEYNES, dans les années 30, consiste à augmenter la demande globale (consommation ou investissement) par des initiatives étatiques. Il peut s'agir de l'augmentation des dépenses publiques (non compensées par l'impôt), ce qui mène au déficit budgétaire. L'Etat encouragera encore la consommation privée (par exemple par des avantages sociaux sans prélèvement correspondant) ou stimulera les investissements par des baisses artificielles des taux d'intérêt ou des avantages fiscaux. Cette politique est illusoire, dans la mesure où la croissance économique obéit à des stimulants réels, tels que l'innovation, la productivité ou l'élargissement des débouchés, et non à des manipulations de la demande. Engager les entreprises dans des activités que le marché et les conditions de production ne justifient pas, est une erreur qui se paye à terme par la ruine et la perte de compétitivité de ces entreprises. La relance est en outre totalement inadaptée à une situation de stagflation, puisque l'inflation traduit déjà l'existence d'un excès de demande et que le chômage est structurel, frictionnel ou volontaire, mais pas conjoncturel. Elle n’a aucun sens en économie ouverte, où toute erreur de gestion de cette nature se paie immédiatement, si les autres pays maintiennent une rigueur monétaire ou budgétaire. La relance ne conduit finalement qu'à un niveau plus élevé d'inflation et donc à un chômage plus grand à terme. En outre, elle est rapidement suivie, la plupart du temps, d'une politique de freinage pour compenser les excès de la relance. C'est cette succession de phases de relance et de freinage qui constitue la néfaste politique de "stop and go". Tous les calculs et tous les comportements sont faussés par les artifices interventionnistes qui se succèdent sans logique.

La politique de relance fait partie des illusions du monde politique et n'est plus guère défendue par les économistes professionnels. Pour les hommes politiques, elle a l'avantage de laisser entendre aux citoyens que l'économie ne dépend pratiquement que de l'aptitude des hommes politiques à manier quelques grandeurs globales, alors que la réalité économique se situe évidemment au niveau des ménages et des entreprises.

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

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