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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Publication trimestrielle depuis plus de 40 ans, le Bulletin rend compte de la vie de l’ALEPS mais il propose aussi dans chacun de ses numéros plusieurs études de ses administrateurs, dont Fred Aftalion, Axel Arnoux, Jacqueline Balestier, Jean Philippe Feldmann, Georges Lane, Bertrand Lemennicier, Pascal Salin, Patrick Simon.

50 pages, Abonnement  annuel : 50€,  numéros anciens 5€ suivant disponibilité

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Un nouveau monde de science et d’industrie

Saint Simon « le dernier des gentilshommes et le premier des socialistes » (se définissait-il modestement) partage l’idée d’Auguste Comte : avec le XIXème siècle le monde est entré dans une ère scientifique.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
TAXES

Assujettissement imposé par le gouvernement pour pouvoir atteindre ses propres objectifs. La taxe est le prix à payer par l’individu pour les services que le gouvernement rend à la société et à chacun de ses membres. Contrainte fiscale imposée lors des échanges avec l’extérieur, notamment quant il s’agit de taxes sur les importations, dans le cadre d’une politique protectionniste.

TAYLORISME

Le Taylorisme représente une tentative d'organisation rationnelle du travail, dans le but d'augmenter la productivité. C'est l'américain Frederick TAYLOR (1856-1915) qui a mis au point ces techniques fondées sur une division et une spécialisation des tâches. Taylor observe les travailleurs, décompose les opérations effectuées, les chronomètre. Il étudie aussi la disposition des postes, l'outillage, les communications. L'avantage apparent de ces méthodes est de permettre d'importants gains de productivité, ce qui bénéficie à la fois à l'entreprise (moindre coût) et aux travailleurs (hausse des revenus), voire aux consommateurs (baisse des prix). Cependant les inconvénients peuvent être réels si les tâches sont trop parcellisées : le travailleur trouvera moins d'intérêt à sa tâche, surtout si elle est répétitive ; quand le travail devient "en miettes", le travailleur en perd de vue la signification, il comprend mal son rôle dans la production, ou le lien entre travail effectué et rémunération. Cela peut se répercuter gravement sur la productivité. Les modes actuels de gestion des entreprises, qui visent à développer la décentralisation dans l'entreprise (décision prise au plus bas niveau possible), l'information et la participation, les équipes autonomes de travail, etc., ont pour objet de lutter contre cette division excessive des tâches et contre ses inconvénients. Les hommes ne sont pas de simples machines, mais un véritable capital humain qui ne demande qu’à s’épanouir, des ressources humaines, qui doivent développer librement leur talent créateur.

TECHNOCRATIE

Mode de gestion et de direction qui repose sur le principe que la société moderne est trop complexe pour que son fonctionnement soit laissé aux mains des entrepreneurs et préfère conférer celui-ci aux techniciens, ingénieurs et savants. L’école Polytechnique, l’E.N.A. sont à la source du phénomène technocratique. Le Saint Simonisme en fut une application pratique.

TECHNOLOGIE

L'art de détecter et de développer les techniques appliquées à l'activité économique. Le "savoir faire" a pris aujourd'hui une place déterminante dans la compétition économique. C'est souvent un facteur de développement et de progrès plus important que les ressources dites "naturelles" (énergie, minerais, sol et climat). C'est aussi la seule arme spécifique des sociétés hautement développées face aux pays en développement rapide qui font irruption sur les marchés mondiaux. Le problème essentiel de la technologie est son financement. Les dépenses de recherche et développement (R & D) sont-elles toujours rentables ? Dans ce domaine, on rencontre une fois de plus le problème des externalités. Certaines dépenses ont été engagées par les gouvernements dans l'espoir de dégager un progrès technique qui profitera à tout le monde. En fait, les dépenses R & D ont surtout été des dépenses militaires, et leurs retombées sont très aléatoires. On assiste donc actuellement à une prise en charge croissante des investissements en technologie par l'entreprise privée ; les budgets de recherche scientifique se sont déplacés du secteur public vers le secteur privé marchand, retrouvant ainsi leur véritable place, dégagée des artifices politiques.

THATCHERISME

Programme de politique économique mis en œuvre par Margaret Thatcher – premier ministre Britannique de 1979 à 1990. Il s’agissait d’effectuer un retour au libéralisme économique en restaurant les lois du marché et en réintégrant l’Etat dans sa fonction initiale de garant de l’ordre et de la sécurité publique. Ce programme fut mis en place grâce au rejet des politiques macro-économiques de type keynésien et par une vaste campagne de privatisation des entreprises nationalisées, (le secteur public étant par nature considéré comme non rentable, car fonctionnant hors des règles de la concurrence) et de réduction des prélévements obligatoires.

THESAURISATION

Au sens strict du terme, la thésaurisation consiste, pour un agent économique, à conserver des actifs monétaires liquides et à ne pas les replacer dans le circuit de l'épargne. Dans nos sociétés, la thésaurisation ne concerne donc que les billets de banque (et pièces) que l'on garde par devers soi. Ces sommes sont alors totalement improductives, que ce soit pour l'épargnant, puisqu'elles ne rapportent rien, ou pour l'économie dans son ensemble : n'étant pas intégrées au circuit économique, elles ne peuvent être prêtées à personne. Elles constituent à proprement parler une fuite dans le circuit économique. Ce n'est évidemment pas le cas des dépôts bancaires ou des comptes d'épargne qui, même si le déposant n'en a pas conscience, ne restent pas inutilisés, mais sont prêtés à d'autres. Dans le langage courant, le terme de thésaurisation a un sens plus large, puisqu'on y inclut, par exemple, l'achat d'or, de tableaux ou de diamants. Cette extension est abusive. Du point de vue de l'acheteur pris isolément, il s'agit de l'achat d'un bien comme un autre, bien durable au même titre que des bijoux, un meuble ou une automobile. Du point de vue de l'économie dans son ensemble, il peut encore moins être question de thésaurisation puisque les sommes monétaires nécessaires à l'achat effectué, ayant "changé de mains", vont à nouveau circuler pour servir à une épargne ou à des dépenses.

THOMISME

Le thomisme est le système théologique et philosophique exposé par Saint Thomas d’Aquin dans la « Somme théologique » et adopté par l’Eglise catholique, par exemple comme fondement de sa doctrine sociale. La Somme théologique tente de concilier la doctrine de l’Eglise et la Philosophie d’Aristote, c’est à dire la révélation et la philosophie réaliste esquissant la loi naturelle, inscrite dans le cœur de l’homme et accessible par la raison.

En économie, Saint Thomas d’Aquin s’est surtout intéressé à la question de la propriété privée, à celle du prêt à intérêt et à la notion de juste prix, et de juste salaire. Il montre ainsi que ses successeurs, en particulier ceux de l’école de Salamanque (scholastiques tardifs), comment philosophie réaliste et théologie se rejoignent pour justifier des institutions naturelles pour l’homme, celles de la propriété, de l’échange libre et du marché.

TIERS - MONDE

Expression forgée par Alfred Sauvy en comparaison avec le Tiers-État de l’Ancien Régime. Cela désigne l’ensemble des pays qui n’appartenaient ni au bloc soviétique ni au groupe occidental des nations industrialisées à économie de marché. Ces pays sont également désignés par l’expression pays en voie de développement ou encore pays du Sud par opposition aux pays riches du Nord. Cette désignation a perdu toute signification après l’écroulement du bloc soviétique et masque en outre la grande diversité de situation économique que connaissent les divers pays en voie de développement.

TITRE

Certificat représentatif d’une valeur en bourse ; et plus généralement acte juridique matérialisant le droit de propriété sur un actif mobilier ou immobilier. La reconnaissance de la propriété constitue un élément essentiel du libéralisme.

TRADITION

Transmission de doctrines, d’opinions, de coutumes, d’usages, etc., pendant un long espace de temps. Les règles traditionnelles, au même titre que la connaissance scientifique, font partie de la culture d’un groupe humain.

TRANSACTION

Opération contractuelle d’échange entre agents économiques. Deux concepts économiques évoquent explicitement la notion de transaction : 1 - Demande de monnaie pour transaction : l’un des trois motifs expliquant les raisons qui déterminent les agents économiques à détenir une partie de leur actifs sous forme de liquidités ( avec le motif de précaution et le motif de spéculation). Le motif de transaction explique la détention de liquidités en vue de financer les dépenses prévisibles. Ces trois motifs ont un rôle important dans la théorie monétaire; 2 - Coût de transaction : coûts ne découlant pas directement de la production du bien à échanger mais également du fonctionnement propre du marché, par exemple négociation des contrats ou recherche d’information. La nullité des coûts de transaction est condition de l’application du théorème de Coase.

TRANSFERTS SOCIAUX

Les transferts sociaux sont des interventions publiques dans la répartition des revenus, qui ont pour but de modifier de façon importante l'échelle des revenus. Ces transferts peuvent être positifs ou négatifs. Les transferts négatifs représentent soit des impôts, soit des cotisations sociales. Le total des prélèvements obligatoires, auxquels donc on ne peut échapper, s'élève en France à plus de 50 % du revenu national. En ce qui concerne le seul budget social de la Nation, c'est-à-dire en gros la Sécurité Sociale et la part sociale du budget de l'Etat, il est désormais plus élevé que l'ensemble du budget de l'Etat lui-même. Les transferts positifs, qui constituent justement les dépenses de ce "budget social", concernent surtout des prestations sociales (maladie, maternité, décès, retraites, chômage, allocation logement, complément familial...), mais aussi la part sociale des dépenses de l'Etat (action sociale, dépenses de prévention et de protection sanitaire, bourses, etc.). Ces dépenses augmentent à un rythme rapide et "l'effort social de la Nation" représente désormais plus du tiers du produit intérieur brut. Or, pour l'essentiel, ces dépenses échappent à tout véritable contrôle et à tout système régulateur. En outre, il n'y a pas de comparaison systématique des avantages et du coût de ces mesures, ce qui permettrait de juger de "l'efficacité sociale" des dépenses engagées, et donc de décider plus clairement à quel niveau on doit fixer la barre des prélèvements obligatoires. On connaît mal, en fin de compte, qui bénéficie et qui souffre des transferts sociaux. Ce ne sont pas toujours les plus défavorisés qui sont réellement aidés, et la multiplication des mécanismes d’assistance aggrave la situation sociale.

TRANSITION

Passage graduel ou non d'un état à un autre. Terme qui désigne le processus qui se déroule principalement dans les pays ex-communistes, où l'on a renoncé à planification centralisée étatique (même indicative…), pour laisser les individus agir dans le cadre des règles de l'économie de marché.

TRESOR

Le Trésor public est la "personnification" financière de l'Etat et joue le rôle de "banque" de l'Etat. Sur le plan administratif, le Trésor public est une direction du ministère du budget, direction importante dont le poids excessif est dénoncé, en particulier par les autres ministères. Le Trésor est chargé de percevoir les impôts, directs ou indirects, de gérer la trésorerie (par exemple en émettant des bons du Trésor, qui sont des emprunts à court terme de l'Etat, rendus nécessaires notamment lorsque le rythme de perception des recettes est plus lent que celui des dépenses) et d'assurer les dépenses (par exemple les traitements des fonctionnaires, qui sont ordonnancés par leurs ministères respectifs, mais payés par le Trésor public). Il est à remarquer que le Trésor draine tous les fonds remis à quelque administration étatique que ce soit, et, à ce titre, il dispose des dépôts effectués par les particuliers auprès des Centres de Chèques Postaux. Au total, le Trésor joue à la fois un rôle de gestionnaire, de comptable et de banque.

TROISIEME VOIE

C’est l’option idéologique qui comprend tous les courants de pensée refusant à la fois le système capitaliste et le système socialiste. Ses partisans jugent possible l’application d’un «tiers système» combinant à la fois les avantages des deux systèmes, tout en évitant leurs inconvénients. Concrètement, la troisième voie implique souvent l’absence de doctrine, et propose un traitement des problèmes politiques et économiques au cas par cas (d’où un pragmatisme certain) ; mais ce n’est pas une situation stable et ces économies mixtes évoluent vers toujours plus d’étatisme – et donc vers le socialisme – ou reconnaissent, un jour ou l’autre, les implications du marché.

Glossary 2.7 uses technologies including PHP and SQL

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
Actualité
:
Y = C+I+ [X-M]  - Refondation sur un socle boîteux  - Que se passe-t-il à Riyad ? - Merkel-Macron : front commun à la COP 23
Connaissance du libéralisme :
La transmission de la propriété
Lu pour Vous :
La tyrannie de la redistribution


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Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

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