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Catalogue de la Sefel l www.libres.org

A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

55 pages, gratuit

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L’économie mathématique

Les études d’ingénieur de Léon Walras l’ont conduit à rêver d’une science économique qui serait plus rigoureuse, parce qu’elle utiliserait un langage mathématique. Comme Jevons, Walras utilise le principe du « calcul à la marge » pour expliquer la logique des choix individuels.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
VALEUR

Deux conceptions de la valeur se sont affrontées : objective et subjective. La conception objective reprend la thèse de la valeur travail qui prétend que la valeur d'un bien dépend exclusivement de la quantité de travail nécessaire à sa production. Cette thèse, présentée par quelques-uns des économistes classiques, a surtout été reprise par Marx, qui en fait un fondement essentiel de sa théorie. Pour Marx, la valeur de la production venant exclusivement du facteur travail, et le capital n'étant que du travail accumulé, la rétribution des autres facteurs de production ne se justifie pas. On voit à quelle absurdité conduit cette hypothèse, comme si les biens avaient la même valeur pour tous. A cette thèse s'oppose celle de la valeur subjective, celle de la valeur utilité, défendue en particulier par tous les économistes néo-classiques, autrichiens et libéraux. La valeur d'un bien dépend non de la quantité de travail nécessaire à sa production mais de l'utilité que représente le bien produit pour les consommateurs. Seul l'échange révèle la valeur d'un bien, qui varie donc d’une personne à l’autre. Cette thèse de la valeur utilité décrit beaucoup plus justement la réalité des comportements. C'est ainsi que des biens ayant nécessité des quantités de travail fort différentes peuvent avoir la même valeur et qu'à l'inverse des biens représentant une même quantité de travail peuvent avoir une valeur très différente (cas cité traditionnellement en exemple du pêcheur de perles qui remonte une fois une perle et l'autre un caillou). On connaît, y compris dans nos sociétés, de nombreux exemples de biens à fort coût de production et n'ayant pratiquement pas de valeur, car non susceptibles de faire l'objet d'une demande ou d'un échange. Un bien que les consommateurs jugent inutile a beau avoir coûté cher, il ne "vaut" littéralement rien et un bien (comme une œuvre d'art) n'ayant objectivement demandé qu'un travail limité peut avoir une immense valeur.

VALEUR AJOUTEE

La valeur ajoutée représente l'accroissement de valeur donné par un agent à ses achats : c'est la richesse supplémentaire qu'il dégage. Elle se calcule par la différence entre la valeur du produit vendu et celle des consommations intermédiaires absorbées (c'est-à-dire des biens et services fournis par des tiers et destinés à disparaître, en tant que tels, lors du processus de production). Cette valeur ajoutée est dégagée grâce aux différents apports en facteurs de production : le travail, le capital et l'entreprise. Il est donc normal qu'elle soit égale à la rémunération de ces facteurs de production : salaires pour le travail, intérêts et amortissements pour le capital, profits pour l'entreprise. Directement ou indirectement tous les revenus proviennent de la valeur ajoutée. Enfin, au niveau global, les principaux agrégats de production (comme le P.I.B., produit intérieur brut) sont calculés à partir de la somme des valeurs ajoutées, de façon à ne pas compter plusieurs fois les consommations intermédiaires (une fois en tant que production d'une branche, une autre fois intégrées, comme consommations intermédiaires, à une autre production).

VARIATIONS SAISONNIERES

Certaines variables économiques connaissent des mouvements qualifiés de "saisonniers" parce qu'ils se répètent pratiquement de façon identique chaque année à la même époque : baisse de la production l'été au moment des congés des salariés, hausse du chômage, en automne, avec l'arrivée des jeunes ayant terminé leur scolarité sur le marché du travail, etc. Ces phénomènes perturbent les séries statistiques en rendant difficile la comparaison d'un mois sur l'autre : quelle est la part des mouvements économiques effectifs et celle des simples mouvements saisonniers ? Pour atténuer cette difficulté, deux séries statistiques sont publiées pour la plupart des variables : commerce extérieur, production, emploi, etc. - une série en données brutes, ou observées, qui correspond au chiffre effectivement observé le mois concerné. En ce sens, si l'on veut par exemple savoir combien il y a effectivement de chômeurs un mois donné, ce sont les données brutes qu'il faut observer ; par contre, si l'on veut procéder à des comparaisons, il faut regarder l'autre série; - une série en données corrigées des variations saisonnières, qui essaie d'éliminer (en partant de l'observation des mouvements saisonniers des années précédentes) ce type de variation ; cela permet de mieux comparer les séries dans le temps. C'est ainsi, par exemple, que si le chômage augmente habituellement de 15 % en septembre à cause de l'arrivée des jeunes ayant terminé leur scolarité, et que, cette année, le chômage augmente en septembre de 10 % en données brutes, il va diminuer en données corrigées ; cela permettra une interprétation économique correcte du phénomène, par rapport au mois précédent.

VERITE

Conformité avec ce qui est. En sciences sociales, il faut faire la différence entre "toute la vérité" et "rien que la vérité". Différents angles de vue explicatifs dans la manière d'aborder un phénomène peuvent constituer des vérités, c'est à dire des composantes de "toute la vérité". Cependant certaines vérités-composantes seront plus essentielles que d'autres à la compréhension du phénomène. Les théories prétendant à "rien que la vérité" vont nécessairement s'exclure entre elles. L'incapacité de certains intellectuels à saisir ces différences les a conduit à rejeter la notion de vérité pour sombrer dans le relativisme et le scepticisme, caractéristiques du non-choix intellectuel.

VERTU

Disposition à pratiquer le bien, qualité morale.

VIGILANCE

Disposition psychologique consistant à percevoir des informations (opportunités ou erreurs) existantes, potentiellement accessibles sans coût. Cette catégorie mentale (par différence avec l’aptitude à prendre des risques ou à innover) serait en amont du processus de découverte de l’entrepreneur, selon l’économiste I. Kirzner.

VITESSE DE CIRCULATION

Nombre de fois qu'une unité monétaire est en moyenne utilisée par unité de temps. Ce concept appartient à la théorie monétaire et il est lié à la demande de monnaie. Si la vitesse de circulation de la monnaie est une fonction stable, les dérèglements monétaires viennent de mouvements intempestifs de l’offre de monnaie ; c’est ainsi qu’une création monétaire excessive débouche sur l’inflation.

Glossary 2.7 uses technologies including PHP and SQL

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...