Commandez

Catalogue de la Sefel l www.libres.org

A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

55 pages, gratuit

Bulletin de commande

 

Portait

L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

Lire la suite...

L'Abécédaire...

Il y a 333 entrées dans ce glossaire.
Chercher des termes du glossaire (expression régulière autorisée)
Commence par Contient Terme exact
Tout A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V
Page:  « Préc. ... 8 9 10 11 12... Suiv. »
Terme Définition
PREVISION

Représentation en aval de ce qui peut arriver à l’aide de modèles scientifiques fondés sur des conjectures. Les prévisions économiques sont souvent inexactes, car les comportements humains ne sont pas mécaniques.

PRIVATISATION

Opération qui tend à rendre à la propriété privée et au marché des activités et des entreprises publiques. La privatisation est le symétrique de la nationalisation. Elle s'est développée du jour où on a mesuré l'imperfection et la charge financière du secteur public.

Les privatisations ont d'abord concerné un certain nombre de service municipaux aux Etats-Unis dès les années 60 : enlèvement des ordures ménagères, transports urbains, installations sportives, voiries, pompiers, etc. Elles ont pris ensuite la forme de "dénationalisations" : en Angleterre de façon systématique, puis dans les autres pays développés, dans le tiers monde ensuite, dans les anciens pays socialistes en transition vers le marché, enfin. En France la privatisation a été la doctrine du gouvernement entre 1986 et 1988, puis un coup d'arrêt a été donné avec le principe du "ni-ni" (ni privatisation nouvelle, ni nationalisation nouvelle) jusqu’en 1993, où des privatisations ont repris, mais avec timidité et sans toucher aux monopoles publics. Les vertus de la privatisation sont celles de la propriété privée : mise en responsabilité des dirigeants et du personnel, mise en concurrence des entreprises, abolition des privilèges, des subventions et des protections. En passant du public au privé, les mêmes entreprises retrouvent bien entendu le chemin de l'équilibre financier et de la compétitivité, et les finances publiques sont soulagées d'autant.

Les modalités de la privatisation sont cependant très diverses. La principale question est celle de la dévolution et du prix des nouveaux droits de propriété. La réponse est variable. Il y a la réponse du marché à 100% qui consiste à vendre les actifs possédés par les entreprises aux enchères, ou en pratiquant une introduction en Bourse, et à laisser ensuite les nouveaux actionnaires choisir les dirigeants. Il y a la réponse qui consiste à réserver les droits de l'Etat : "golden share" en Angleterre (l'Etat a un droit de veto dans les sociétés privatisées), "noyaux durs" en France (l'Etat choisit les futurs administrateurs). Il y a aussi possibilité de transmettre une part des actions au personnel, soit gratuitement, soit à des conditions plus avantageuses ; ainsi en France, une grande partie des actions proposées aux salariés ont été effectivement acquises par eux. L'expérience montre que les épargnants montrent un très grand intérêt pour les privatisations, parce qu'ils se doutent que le passage au privé s'accompagnera de substantiels progrès et donnera une plus-value aux actions, à condition qu’on leur laisse une vraie liberté de choix, au lieu de désigner à l’avance les futurs dirigeants.

PRIX

Le prix est l'un des indicateurs essentiels dans une économie de marché. Il indique, en effet, les raretés relatives des produits, telles qu'elles résultent de la confrontation de l'offre et de la demande. C'est ainsi qu'un produit à faible offre et à forte demande verra son prix augmenter, indiquant l'existence d'une rareté relative. En outre, le prix constitue un élément incitatif pour les entreprises : elles vont chercher à produire des biens dont les prix s'élèvent (parce que fortement demandés). Cela va augmenter une offre jusque là trop faible. A l'inverse, les entreprises vont réduire la production de biens dont les prix baissent, dont les consommateurs veulent moins. Ainsi, l'échelle des prix relatifs (prix des produits comparés les uns aux autres) sera le reflet des préférences des acheteurs et des possibilités des vendeurs. Mais si, pour une raison quelconque, les prix ne sont plus libres, ils deviennent des "faux prix". C'est le cas des prix administrés, fixés par les pouvoirs publics, mais aussi des prix imposés, c'est-à-dire fixés par le seul producteur lorsque la concurrence ne joue pas. Alors, non seulement les prix ne seront plus la traduction des préférences des consommateurs et des raretés relatives, mais encore le principal mécanisme rééquilibrant des économies de marchés ne jouera plus ; une surproduction ou une pénurie peut apparaître : rien ne la résorbera. C'est ainsi que la fixation à un niveau artificiellement élevé des prix des produits agricoles en Europe dans la Politique Agricole Commune provoque régulièrement des excédents, tandis que le blocage des loyers pendant des années a provoqué la crise du logement ou que la fixation d'un salaire minimum trop élevé est un facteur de chômage. C'est pour cela que la liberté des prix est essentielle et que la concurrence est indispensable pour assurer la "vérité des prix". Même certaines économies planifiées avaient été amenées à recréer des secteurs aux prix libres dans le but de connaître les préférences des consommateurs, le prix ayant un rôle d'information essentiel. Enfin, pour que les prix jouent bien leur rôle d'indicateur, il faut que leur expression en monnaie (prix absolus) ne soit pas rendue sans signification par l'inflation. Si l'étalon de mesure des prix devient lui-même déréglé, toutes les mesures sont inexactes et les prix n'ont plus de sens. L'économie de marché, qui exige des prix libres, doit aussi avoir une monnaie stable.

PRODUCTIVITE

D'une manière générale, la productivité indique le rapport qui existe entre les résultats que l'on obtient et les efforts qui ont été nécessaires pour obtenir ces résultats. C'est ainsi que l'on peut exprimer la productivité en termes physiques (en tonnes/heures par exemple) ou en termes monétaires (tenant compte de la valeur et du coût), pour chaque facteur de production (productivité du travail par exemple) ou de façon globale, en moyenne ou de façon marginale pour calculer la productivité d'une production supplémentaire. L'augmentation de la productivité est essentielle, car elle permet, à partir des mêmes facteurs de production de produire plus, ou différemment. Elle est ainsi source de croissance et d'augmentation du niveau de vie. Un gain de productivité permet encore de produire une même quantité à partir d'une quantité plus faible de facteurs de production ("économies" d'énergie, de matières premières, de main-d'oeuvre, etc.). La question qui se pose est de savoir à qui doivent aller les gains de productivité. Tout naturellement on pense à ceux qui ont apporté ces facteurs de production : travail (hausse de salaires), capital (hausse de l'intérêt), entreprise (hausse des profits, hausse de l'auto financement). Mais, dans une économie de marché et de concurrence, le consommateur peut, lui aussi, bénéficier des gains de productivité sous forme de baisse de prix. C'est d'ailleurs la seule méthode qui permette de diffuser à tous cet avantage. En quelque sorte la concurrence "socialise" le progrès économique.

PRODUIT MARCHAND

Le produit marchand représente l'un des agrégats de la Comptabilité Nationale. Ajouté au produit non marchand, il donne le produit intérieur brut (PIB). Le produit marchand regroupe la valeur de l'ensemble des biens et services fournis, en une année, par tous les agents économiques (secteurs institutionnels) et vendus sur un marché. Dans le cas du produit marchand, le prix est donc toujours payé par l'utilisateur. Ce n'est pas le cas du produit non marchand, pour lequel le producteur est rémunéré indirectement, par exemple par l'impôt. Lorsque la croissance du Produit Marchand est moins rapide que celle du Produit non Marchand, comme c'est souvent le cas en France, il se produit un glissement progressif de l'économie de marché vers l'économie administrative.

PROFIT

Le profit assure la rémunération de l'un des facteurs de production de l'entreprise. Contrairement aux deux autres facteurs, dont la rémunération est fixe et contractuelle, l'entreprise reçoit un revenu variable, aléatoire et résiduel : c'est ce qui reste lorsque l'on a rémunéré les autres facteurs de production ; le profit est donc un simple solde, obtenu par différence entre recettes et charges. Mais ce solde rémunère un apport spécifique à la production : le risque pris par l'entrepreneur, et, plus encore, son action de vigilance, d’anticipation, de découverte sur un marché. L’entrepreneur est celui qui trouve ce qui n’existe pas encore : c’est cela que le profit rémunère. Le profit trouve tout son sens quand on se situe sur des marchés concurrentiels, car la concurrence accroît les risques ; elle pousse les entreprises à s'adapter. Celles qui y réussissent font des profits. Le profit a un triple rôle dans une économie de marché. Il est un critère de bonne gestion (comme la perte est un critère de mauvaise gestion) ; il est un stimulant pour l'entreprise et l'entrepreneur, et les pousse à s'adapter sans cesse, à innover, à trouver des idées nouvelles ; il est enfin une source importante de financement des investissements, et donc de la croissance, par l'autofinancement. Cette notion de profit doit bien entendu être comprise au sens large. Peu importe que l'entreprise soit individuelle (on parle là alors plus simplement de bénéfice ou encore de revenu des entrepreneurs individuels) ou sociétaire (les profits distribués aux actionnaires étant, dans ce cas, des dividendes).

PROGRES/PROGRES TECHNIQUE

Amélioration du bien-être d’un groupe d’individus, selon leurs propres évaluations. Le progrès technique est un phénomène qui permet : -soit d’augmenter le volume de la production pour une quantité donnée de facteurs de production ; -soit d’obtenir un même volume de production en économisant au moins un des facteurs ; -soit de produire des biens nouveaux ou de meilleure qualité.

C’est un facteur important de la croissance économique.

PROHIBITION

Interdiction (par la puissance publique) de commettre certaines actions. Dans la plupart des cas, elle concerne la production, la vente et la consommation de produits considérés nocifs pour la santé. Les exemples les plus connus sont l'alcool (interdit aux États-Unis entre 1919 et 1933) et les différentes "drogues". La prohibition de l'alcool a été un échec total. La prohibition des drogues est critiquée pour ses coûts élevés par rapport aux résultats obtenus (violence, marché noir, mafias, …).

PROPRIETE (DROIT DE)

Titres de propriété sur une part du capital d'une société. Une action donne droit à un revenu aléatoire (part des profits ou dividende) et à un droit de regard dans la gestion. La valeur de l'action est déterminée par l'offre et la demande de ce titre. Si ce titre est coté en Bourse, on parlera de la "valeur boursière" de l'action. Elle dépend de l'appréciation que portent les opérateurs sur la santé présente et future de l'entreprise. Le rendement des actions est composé de deux éléments. Le premier est le dividende, part du bénéfice de la société distribuée aux actionnaires. Le second est la plus-value provenant des variations des cours des actions.

PROTECTIONNISME

Doctrine et politique économiques préconisant la "protection" de l'économie d'un pays de la concurrence étrangère par des mesures étatiques. Quelles sont les principales mesures protectionnistes ? Les tarifs douaniers et les divers droits de douane, en augmentant le prix des marchandises importées, poussent les consommateurs nationaux à se reporter vers les produits du pays. Les contingentements sont des fixations autoritaires de quantités maximales importables. C'est ainsi que les voitures japonaises ne pouvaient, en France, représenter plus de 3 % du marché. On doit aussi noter l'efficacité de formes plus subtiles de protectionnisme, qui se cachent derrière des contrôles quantitatifs, des normes d'hygiène, de sécurité, de protection de l'environnement ou du consommateur, ou encore les tracasseries administratives (l'obligation faite aux entreprises de dédouaner les magnétoscopes importés en France, à Poitiers, en a été un bon exemple en 1982/83).

Le protectionnisme constitue d'abord une erreur pour les consommateurs, qui ne peuvent se procurer certaines marchandises ou qualités, ou alors à des prix trop élevés. Le libre-échange, au contraire, favorise le consommateur. Mais le protectionnisme n'est pas non plus une bonne chose pour les producteurs nationaux; il leur ôte des débouchés (car les pays étrangers prennent des mesures de rétorsion) et surtout il laisse les producteurs nationaux, non soumis à la rigueur de la concurrence étrangère, "s'endormir" au lieu de s'adapter. Le protectionnisme, supprimant l'aiguillon de la concurrence étrangère, n'est pas un facteur de progrès, mais de stagnation économique et de faible productivité. Même pour des pays peu développés, l'existence d'une concurrence étrangère est un bon stimulant, et l'on sait qu'ils compensent leur éventuel retard technique par des coûts salariaux plus faibles par exemple. Ce sont d'ailleurs les pays en voie de développement les plus ouverts aux échanges internationaux qui ont connu le décollage le plus rapide, comme le montre l'exemple des NPI (Nouveaux pays industrialisés), en particulier ceux du Sud-Est asiatique, tandis que ceux qui refusaient l’ouverture internationale s’enfonçaient dans la misère.

PUBLICITE

La publicité est la production et la diffusion d’informations sur des biens et services, et plus généralement, sur toutes les autres activités. Au sens large, toute émission d’informations par une personne est une publicité. Stricto sensu, la publicité consiste en l’emploi de moyens informationnels diminuant les coûts d’information, et excitant la vigilance de l’individu.

QUALITE

La qualité est le terrain sur lequel se développe actuellement la concurrence mondiale. Elle a toujours pesé dans les choix économiques, mais elle a pris une place dominante du fait de la mondialisation des échanges, qui a mis les pays industriels occidentaux en contact avec le Japon et les Asiatiques, et de l'orientation de la consommation vers des produits plus sophistiqués. Une clientèle plus exigeante, des concurrents plus performants : voilà qui a poussé tout le monde à se battre sur le terrain de la qualité. En effet la qualité est d'abord source de productivité : le produit ne doit avoir aucun défaut (qualité totale) et les rebuts coûtent cher, on fera donc tout pour éviter les défauts et accroître par là-même la productivité. De plus, la qualité est un argument de vente, elle contribue à l'image de marque de l'entreprise, plus durable dans l'esprit du consommateur que le message publicitaire sur le produit. Enfin, la qualité est l'occasion et la motivation d'un travail commun mieux effectué. Chacun se sent responsable de la qualité de son propre travail, et on prend conscience des complémentarités dans l'entreprise, aussi bien que des liens étroits entre clientèle et entreprises. Les "cercles de qualité", par exemple ont pu constituer l’une des formules de rencontre et de dialogue entre les diverses catégories de personnel dans l'entreprise ; ils brisent le cloisonnement et évitent les rapports hiérarchiques trop rigides.

QUANTITAVISME

Courant réunissant les partisans d’une théorie monétaire aux origines anciennes. La théorie quantitative de la monnaie vise à expliquer les mouvements du niveau général des prix par les variations de la masse monétaire : c’est l’excès de création monétaire – non désirée – qui provoque l’inflation.

Positon méthodologique qui considère comme scientifique uniquement ce qui est mesurable.

RARETE

La rareté des moyens de l’action n’est pas nécessairement une rareté objective. Est rare ce qui fait spécifiquement l’objet d’une demande supérieure à sa quantité disponible. Cette demande suppose que l’individu soit prêt à sacrifier quelque chose de ce qui lui appartient, ou de ce qu’il pourrait faire, pour disposer des moyens de l’action. Pour tout individu, la rareté première et permanente, est le temps.

RATIO

D'une manière générale, un ratio constitue un rapport entre deux grandeurs économiques. Ce type d'instrument est très utilisé en gestion financière, pour apprécier la "santé" d'une entreprise. En effet, la présentation brute des comptes (bilan ou compte de Résultat) n'apporte en elle-même que peu de renseignements. Ce n'est qu'en comparant entre elles diverses données comptables, en calculant des "ratios", que l'on peut avoir une vue plus précise de la situation. Les principaux ratios permettent d'analyser les conditions de production, la rentabilité et le financement. Ces ratios présentent un grand intérêt, pour les banquiers (pour savoir s'ils peuvent ou non accorder des crédits), pour les investisseurs (pour savoir s'ils ont intérêt à prendre des participations), pour le chef d'entreprise lui-même (qui peut se situer par rapport à son secteur).

REALISME
  1. Lorsque les hypothèses d'une théorie scientifiques sont conformes à la réalité.
  2. Ensemble de positions philosophiques dont le point commun est d'accepter que le monde, ses objets et les lois de causalité entre les objets existent indépendamment du sujet pensant. Le réalisme préconise que les théories se réfèrent à des objets existant réellement et les représentent de manière fidèle. Dans sa veine aristotélicienne, le réalisme est immanent : les propriétés universelles des objets particuliers sont contenues dans ceux-ci et constituent leur nature ou leur essence, leur raison d'être ce qu'ils sont. Dans sa veine platonicienne, le réalisme est transcendantal : les universaux constituent un monde "parfait" à part, détaché du monde phénoménal.
REDISTRIBUTION

Ensemble des ressources prélevées sur les revenus des acteurs économiques (sous forme de cotisations, charges et impôts divers) et ré affectés à certains agents et en particulier aux ménages (sous la forme de prestations sociales et consommations collectives).

REGIME

En philosophie politique, un régime est la forme constitutionnelle de l'organisation des pouvoirs Les régimes varient suivant le dosage entre pouvoirs exécutif et législatif (régimes présidentiel, parlementaire, d'assemblée), suivant les titulaires du pouvoir (monarchie, oligarchie, démocratie), suivant le sort réservé aux droits fondamentaux (dictature, despotisme, libéralisme).

En économie, on oppose les "régimes" aux "systèmes". Les systèmes sont par nature abstraits : ils indiquent quelle est la logique qui préside à l'expression des préférences (que produire ?), à l'affectation des ressources (comment produire?), à la répartition des résultats (pour qui produire?). Deux systèmes au moins fournissent une réponse cohérente aux trois questions (de Samuelson) : le plan et le marché. Mais que deviennent concrètement ces abstractions ? En réalité, il existe des "régimes" plus ou moins fidèles au système de référence. Par exemple il n'a jamais existé aucun régime de pur marché, ni davantage de pure planification ; il existe des économies de marché et (de plus en plus rares) des économies de plan, dont le degré de logique systémique est très variable. Walter Eücken et l'Ecole de Fribourg ont démontré que c'est sous leur forme la plus pure que les régimes sont les plus performants. Par contraste, le "tiers système" fait d'un mélange de plan et de marché est d'une incohérence totale et donne des résultats très médiocres.

REGION

1-Collectivité territoriale dont l'organe exécutif est le Conseil régional. 2-Territoire d'un pays qui présente les mêmes caractéristiques qu'elles soient naturelles, climatiques, ethniques, économiques ou sociales.

REGLE

Régularité de comportement visant à gérer des problèmes récurrents (i.e.répétitifs). On distingue les règles individuelles, régularités de comportement dans l’action visant à gérer des problèmes récurrents dans la vie personnelle, des règles sociales, régularités de comportement dans l’interaction visant à gérer des problèmes récurrents dans la vie sociale.

RELANCE

La relance constitue une stimulation artificielle de l'activité économique. Cette politique économique, préconisée en premier lieu par l'économiste anglais J.M. KEYNES, dans les années 30, consiste à augmenter la demande globale (consommation ou investissement) par des initiatives étatiques. Il peut s'agir de l'augmentation des dépenses publiques (non compensées par l'impôt), ce qui mène au déficit budgétaire. L'Etat encouragera encore la consommation privée (par exemple par des avantages sociaux sans prélèvement correspondant) ou stimulera les investissements par des baisses artificielles des taux d'intérêt ou des avantages fiscaux. Cette politique est illusoire, dans la mesure où la croissance économique obéit à des stimulants réels, tels que l'innovation, la productivité ou l'élargissement des débouchés, et non à des manipulations de la demande. Engager les entreprises dans des activités que le marché et les conditions de production ne justifient pas, est une erreur qui se paye à terme par la ruine et la perte de compétitivité de ces entreprises. La relance est en outre totalement inadaptée à une situation de stagflation, puisque l'inflation traduit déjà l'existence d'un excès de demande et que le chômage est structurel, frictionnel ou volontaire, mais pas conjoncturel. Elle n’a aucun sens en économie ouverte, où toute erreur de gestion de cette nature se paie immédiatement, si les autres pays maintiennent une rigueur monétaire ou budgétaire. La relance ne conduit finalement qu'à un niveau plus élevé d'inflation et donc à un chômage plus grand à terme. En outre, elle est rapidement suivie, la plupart du temps, d'une politique de freinage pour compenser les excès de la relance. C'est cette succession de phases de relance et de freinage qui constitue la néfaste politique de "stop and go". Tous les calculs et tous les comportements sont faussés par les artifices interventionnistes qui se succèdent sans logique.

La politique de relance fait partie des illusions du monde politique et n'est plus guère défendue par les économistes professionnels. Pour les hommes politiques, elle a l'avantage de laisser entendre aux citoyens que l'économie ne dépend pratiquement que de l'aptitude des hommes politiques à manier quelques grandeurs globales, alors que la réalité économique se situe évidemment au niveau des ménages et des entreprises.

RELATIVISME

Position intellectuelle qui consiste à nier l'existence de principes ou lois absolus ou universels. La validité des champs cognitif et axiologique serait donc relative à telle société, époque, culture ... Auguste Comte pouvait enseigner qu' "il n'y a pas de principes ; voilà le seul principe absolu". Le relativisme est caractéristique des intellectuels "post-modernes" qui ont contribué à la destruction des valeurs, à l'exception des valeurs "à la mode" qui sont vendables sur les marchés médiatiques.

RELIGION

Une religion est un système de croyances et de pratiques, impliquant des relations avec un principe supérieur et propre à un groupe de personnes. La religion se traduit donc par la reconnaissance par l’homme d’un ordonnancement supérieur, duquel dépend sa destinée et auquel obéissance, respect et amour sont dus.

REPUTATION

Action intentionnelle visant à investir dans un comportement honnête pour inspirer confiance aux individus avec lesquels un échange à venir peut être envisagé. Respecter ses engagements, coopérer, faire une publicité honnête sont autant de moyens permettant d’acquérir une bonne réputation.

RESERVES

En comptabilité privée, les réserves constituent l'un des éléments des capitaux permanents figurant au passif d'un bilan. Il s'agit de sommes provenant des bénéfices, et laissées dans l'entreprise, en général dans un but d'autofinancement. C'est le cas des réserves légales et statutaires (en plus des obligations légales, les actionnaires peuvent décider, dans les statuts, de constituer chaque année des réserves en proportion du capital social), des réserves légales de participation. (Depuis 1965, la participation des salariés aux bénéfi ces de l'entreprise donne lieu à la constitution d'une réserve de participation).

Dans le cas de l'autofinancement, il s'agit évidemment de sommes qui appartiennent aux actionnaires, puisqu'elles sont prélevées sur les bénéfices de l'entreprise. En cas de disparition de l'entreprise, la différence entre l'actif du bilan et les dettes (c'est-à-dire le capital et les réserves) retourne aux actionnaires ; mais si les sommes ont été mal investies, si l'entreprise a perdu de la valeur, ce sont les actionnaires qui seront alors pénalisés, tous les créanciers passant avant eux.

Dans le domaine monétaire, les réserves de change constituent des "monnaies internationales" possédées par les Banques Centrales. I1 s'agit essentiellement des devises (par exemple des dollars), de l'or, ainsi que des DTS, des avoirs au FMI (Fonds Monétaire International) et, pour les pays européens, des Euros.

Page:  « Préc. ... 8 9 10 11 12... Suiv. »
Glossary 2.7 uses technologies including PHP and SQL

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...