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Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Un Marx libéral ?

Les principaux éléments de l’économie marxiste se trouvent chez John Stuart Mill, qui a ajouté aux erreurs de Ricardo et Malthus dont il prend la suite.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
SUBJECTIVISME

Traditionnellement, le subjectivisme est un principe méthodologique qui est fondé sur le fait que les préférences varient d'un individu à un autre : tous n'ont pas les mêmes goûts ni les mêmes besoins, ni les mêmes perceptions ; par conséquent, la hiérarchisation des préférences diffère avec les personnes. Pour l'Ecole autrichienne d'économie, le subjectivisme est bien plus qu'un principe méthodologique, c'est toute une approche de l'action humaine. Il se rapporte au sens que chaque individu attache à ses actions. Le subjectivisme soutient que l'économiste sera incapable de donner une signification à l'action humaine s'il tente de la décrire sans faire référence à la division de la connaissance ni à la diversité des croyances.

SUBSIDIARITE

L'un des principes essentiels de la Doctrine Sociale de l'Eglise, défini en particulier par Pie XI dans Quadragesimo Anno (1931). Selon ce principe, qui s'applique dans le domaine économique, il n'est pas possible de faire faire par une communauté plus vaste ce qu'une communauté du "rang inférieur" peut réaliser par elle- même. Cela signifie, par exemple, qu'un Etat ne peut s'occuper de la production des biens et des services que l'entreprise - et le marché - sont capables de produire par eux-mêmes. D'un certain point de vue, ce principe donne de la société une vision hiérarchique, réservant aux communautés les plus vastes, les questions les plus importantes; en ce sens, ce principe hiérarchique est en partie opposé aux conceptions libérales, qui raisonnent plus en termes de complémentarités. Mais, d'un autre point de vue, si hiérarchie il y a, elle est en réalité inversée: le plus important, dans la doctrine sociale de l'Eglise, c'est la personne, puis les communautés "de base" de la société, à commencer par la famille. L'Etat n'est donc pas la communauté la plus importante et les communautés sont de toutes façons au service des personnes qui les composent. La subsidiarité est donc en réalité assez proche des principes libéraux, puisqu'il s'agit de laisser chacun faire ce dont il est capable, libre ment, et de ne réserver à l'Etat que les activités hors marché, c'est-à-dire en réalité peu de choses, comme l'analyse économique l'a démontré. Il faut cependant donner tout son sens à la subsidiarité, qui n’est pas une simple décentralisation au sein des organismes publics, mais qui doit rendre aux agents privés (et décentralisés) toute leur place. En ce sens, l’utilisation du terme de subsidiarité dans certains textes européens pour justifier de nouveaux transferts vers les organismes européens centraux relève d’un contre-sens total.

SYMPATHIE (PRINCIPE DE)

Notion de philosophie morale qui désigne la faculté et la capacité de l'homme à se mettre à la place d'autrui et à partager ses passions et sentiments quels qu'ils soient. Elle repose sur l'imagination et les sens de celui qui sympathise.

SYNDICAT

Association de personnes en vue de défendre des intérêts professionnels communs. Il existe des syndicats patronaux, des syndicats paysans, mais ce sont évidemment les syndicats de salariés qui tiennent la plus grande place dans la vie sociale et économique aujourd'hui. Le syndicalisme s'est développé suivant deux schémas : Le premier, politique, a donné le syndicalisme révolutionnaire. Il part du principe que le sort des salariés ne peut être amélioré dans le cadre de la société capitaliste. La Charte d'Amiens (1905) inspire en France ce type de syndicalisme, auquel se rattachent CGT, FO et CFDT. Le deuxième schéma syndical est économique, et consiste à obtenir sur le marché du travail des positions de force, et si possible des positions de monopole (closed shop) permettant de négocier des salaires et des conditions de travail plus avantageuses pour les salariés. Avec le temps, politique et économique se sont étroitement liés en France, alors qu'ils se séparaient plus nettement dans un grand nombre d'autres pays (Allemagne Fédérale, USA et Grande Bretagne). Les économistes doutent fortement de l'efficacité à long terme de l'action syndicale. Il existe en effet une loi assez stricte qui aligne le niveau des rémunérations (financières ou en nature) sur celui des productivités. Des syndicats peuvent obtenir temporairement et pour quelques activités des conditions plus avantageuses que celles qu'autoriserait la productivité; mais ce succès n'est qu'un transfert, au détriment d'autres salariés ou des consommateurs, et ne saurait durablement remettre en cause le niveau des rémunérations. Une autre source de scepticisme à l'égard du syndicalisme contemporain est l'analyse des conditions internes de fonctionne ment des syndicats. Les leaders syndicaux sont assimilables à des "dirigeants d'une entreprise non contrôlés". Les syndiqués n'ont pas vraiment le moyen de contrôler l'action des leaders. Ceux-ci procèdent donc par actions spectaculaires et de court terme qui leur permettent d'être facilement réélus sans sanction démocratique véritable. Les leaders syndicaux sont également davantage tournés vers le "marché politique" où ils obtiennent pouvoir et privilèges, que vers le marché du travail où ils se heurtent aux réalités économiques. Voilà pourquoi le rôle des syndicats est de plus en plus mal perçu dans l'opinion publique occidentale, et les privilèges syndicaux de plus en plus mal supportés. En France, le privilège qui consiste pour un petit nombre de syndicats (CGT, FO, CFDT, CFTC, CGC) à disposer du monopole de représentation et de négociation est particulièrement anachronique.

SYSTEME

Un système économique est un type d'organisation permettant de résoudre le problème de la rareté. Pour cela, un système doit répondre à trois questions essentielles : que produire, comment, pour qui ? Que produire : il s'agit de savoir qui fixe la liste des besoins à satisfaire, des biens à produire ; deux réponses sont possibles : une réponse centralisée, dans laquelle un organisme central fixera les objectifs, une réponse décentralisée, où chaque agent est libre de ses décisions et de ses choix et il est responsable de ses décisions. Comment produire : quels facteurs de production employer ? En quelle quantité ? Avec quel mode d'organisation des entreprises ? Ici encore, une réponse centralisée et une réponse décentralisée sont possibles. Pour qui produire ? Qui va répartir les biens produits ou les revenus donnant droit aux biens ? L'Etat, de façon centralisée, ou des mécanismes décentralisés, mettant en rapport les agents économiques qui échangent des facteurs de production ? Mais il ne suffit pas de répondre à ces trois questions ; il faut encore que les réponses soient cohérentes. Or, il n'y a de cohérence que si les réponses sont identiques aux trois questions, sinon le système ne peut fonctionner : De ce fait, il n'y a que deux systèmes économiques, le système centralisé, ou économie de plan, et le système décentralisé, ou économie de marché. Toutes les économies concrètes ou "régimes", découlent de ces deux systèmes, mais elles sont plus ou moins fidèles au système dont elles s'inspirent. L'ana lyse et l'expérience montrent que c'est sous leur forme la plus pure (c'est-à-dire la plus proche du système auquel ils se réfèrent) que les régimes sont les plus efficaces, alors que les systèmes mixtes sont instables et basculent vers le plan ou vers le marché. Depuis la chute du mur de Berlin et la transition vers le marché, il n’y a plus en fait qu’un seul système viable – et humainement acceptable – le marché, même si certains rêvent encore d’une illusoire troisième voie.

TAXES

Assujettissement imposé par le gouvernement pour pouvoir atteindre ses propres objectifs. La taxe est le prix à payer par l’individu pour les services que le gouvernement rend à la société et à chacun de ses membres. Contrainte fiscale imposée lors des échanges avec l’extérieur, notamment quant il s’agit de taxes sur les importations, dans le cadre d’une politique protectionniste.

TAYLORISME

Le Taylorisme représente une tentative d'organisation rationnelle du travail, dans le but d'augmenter la productivité. C'est l'américain Frederick TAYLOR (1856-1915) qui a mis au point ces techniques fondées sur une division et une spécialisation des tâches. Taylor observe les travailleurs, décompose les opérations effectuées, les chronomètre. Il étudie aussi la disposition des postes, l'outillage, les communications. L'avantage apparent de ces méthodes est de permettre d'importants gains de productivité, ce qui bénéficie à la fois à l'entreprise (moindre coût) et aux travailleurs (hausse des revenus), voire aux consommateurs (baisse des prix). Cependant les inconvénients peuvent être réels si les tâches sont trop parcellisées : le travailleur trouvera moins d'intérêt à sa tâche, surtout si elle est répétitive ; quand le travail devient "en miettes", le travailleur en perd de vue la signification, il comprend mal son rôle dans la production, ou le lien entre travail effectué et rémunération. Cela peut se répercuter gravement sur la productivité. Les modes actuels de gestion des entreprises, qui visent à développer la décentralisation dans l'entreprise (décision prise au plus bas niveau possible), l'information et la participation, les équipes autonomes de travail, etc., ont pour objet de lutter contre cette division excessive des tâches et contre ses inconvénients. Les hommes ne sont pas de simples machines, mais un véritable capital humain qui ne demande qu’à s’épanouir, des ressources humaines, qui doivent développer librement leur talent créateur.

TECHNOCRATIE

Mode de gestion et de direction qui repose sur le principe que la société moderne est trop complexe pour que son fonctionnement soit laissé aux mains des entrepreneurs et préfère conférer celui-ci aux techniciens, ingénieurs et savants. L’école Polytechnique, l’E.N.A. sont à la source du phénomène technocratique. Le Saint Simonisme en fut une application pratique.

TECHNOLOGIE

L'art de détecter et de développer les techniques appliquées à l'activité économique. Le "savoir faire" a pris aujourd'hui une place déterminante dans la compétition économique. C'est souvent un facteur de développement et de progrès plus important que les ressources dites "naturelles" (énergie, minerais, sol et climat). C'est aussi la seule arme spécifique des sociétés hautement développées face aux pays en développement rapide qui font irruption sur les marchés mondiaux. Le problème essentiel de la technologie est son financement. Les dépenses de recherche et développement (R & D) sont-elles toujours rentables ? Dans ce domaine, on rencontre une fois de plus le problème des externalités. Certaines dépenses ont été engagées par les gouvernements dans l'espoir de dégager un progrès technique qui profitera à tout le monde. En fait, les dépenses R & D ont surtout été des dépenses militaires, et leurs retombées sont très aléatoires. On assiste donc actuellement à une prise en charge croissante des investissements en technologie par l'entreprise privée ; les budgets de recherche scientifique se sont déplacés du secteur public vers le secteur privé marchand, retrouvant ainsi leur véritable place, dégagée des artifices politiques.

THATCHERISME

Programme de politique économique mis en œuvre par Margaret Thatcher – premier ministre Britannique de 1979 à 1990. Il s’agissait d’effectuer un retour au libéralisme économique en restaurant les lois du marché et en réintégrant l’Etat dans sa fonction initiale de garant de l’ordre et de la sécurité publique. Ce programme fut mis en place grâce au rejet des politiques macro-économiques de type keynésien et par une vaste campagne de privatisation des entreprises nationalisées, (le secteur public étant par nature considéré comme non rentable, car fonctionnant hors des règles de la concurrence) et de réduction des prélévements obligatoires.

THESAURISATION

Au sens strict du terme, la thésaurisation consiste, pour un agent économique, à conserver des actifs monétaires liquides et à ne pas les replacer dans le circuit de l'épargne. Dans nos sociétés, la thésaurisation ne concerne donc que les billets de banque (et pièces) que l'on garde par devers soi. Ces sommes sont alors totalement improductives, que ce soit pour l'épargnant, puisqu'elles ne rapportent rien, ou pour l'économie dans son ensemble : n'étant pas intégrées au circuit économique, elles ne peuvent être prêtées à personne. Elles constituent à proprement parler une fuite dans le circuit économique. Ce n'est évidemment pas le cas des dépôts bancaires ou des comptes d'épargne qui, même si le déposant n'en a pas conscience, ne restent pas inutilisés, mais sont prêtés à d'autres. Dans le langage courant, le terme de thésaurisation a un sens plus large, puisqu'on y inclut, par exemple, l'achat d'or, de tableaux ou de diamants. Cette extension est abusive. Du point de vue de l'acheteur pris isolément, il s'agit de l'achat d'un bien comme un autre, bien durable au même titre que des bijoux, un meuble ou une automobile. Du point de vue de l'économie dans son ensemble, il peut encore moins être question de thésaurisation puisque les sommes monétaires nécessaires à l'achat effectué, ayant "changé de mains", vont à nouveau circuler pour servir à une épargne ou à des dépenses.

THOMISME

Le thomisme est le système théologique et philosophique exposé par Saint Thomas d’Aquin dans la « Somme théologique » et adopté par l’Eglise catholique, par exemple comme fondement de sa doctrine sociale. La Somme théologique tente de concilier la doctrine de l’Eglise et la Philosophie d’Aristote, c’est à dire la révélation et la philosophie réaliste esquissant la loi naturelle, inscrite dans le cœur de l’homme et accessible par la raison.

En économie, Saint Thomas d’Aquin s’est surtout intéressé à la question de la propriété privée, à celle du prêt à intérêt et à la notion de juste prix, et de juste salaire. Il montre ainsi que ses successeurs, en particulier ceux de l’école de Salamanque (scholastiques tardifs), comment philosophie réaliste et théologie se rejoignent pour justifier des institutions naturelles pour l’homme, celles de la propriété, de l’échange libre et du marché.

TIERS - MONDE

Expression forgée par Alfred Sauvy en comparaison avec le Tiers-État de l’Ancien Régime. Cela désigne l’ensemble des pays qui n’appartenaient ni au bloc soviétique ni au groupe occidental des nations industrialisées à économie de marché. Ces pays sont également désignés par l’expression pays en voie de développement ou encore pays du Sud par opposition aux pays riches du Nord. Cette désignation a perdu toute signification après l’écroulement du bloc soviétique et masque en outre la grande diversité de situation économique que connaissent les divers pays en voie de développement.

TITRE

Certificat représentatif d’une valeur en bourse ; et plus généralement acte juridique matérialisant le droit de propriété sur un actif mobilier ou immobilier. La reconnaissance de la propriété constitue un élément essentiel du libéralisme.

TRADITION

Transmission de doctrines, d’opinions, de coutumes, d’usages, etc., pendant un long espace de temps. Les règles traditionnelles, au même titre que la connaissance scientifique, font partie de la culture d’un groupe humain.

TRANSACTION

Opération contractuelle d’échange entre agents économiques. Deux concepts économiques évoquent explicitement la notion de transaction : 1 - Demande de monnaie pour transaction : l’un des trois motifs expliquant les raisons qui déterminent les agents économiques à détenir une partie de leur actifs sous forme de liquidités ( avec le motif de précaution et le motif de spéculation). Le motif de transaction explique la détention de liquidités en vue de financer les dépenses prévisibles. Ces trois motifs ont un rôle important dans la théorie monétaire; 2 - Coût de transaction : coûts ne découlant pas directement de la production du bien à échanger mais également du fonctionnement propre du marché, par exemple négociation des contrats ou recherche d’information. La nullité des coûts de transaction est condition de l’application du théorème de Coase.

TRANSFERTS SOCIAUX

Les transferts sociaux sont des interventions publiques dans la répartition des revenus, qui ont pour but de modifier de façon importante l'échelle des revenus. Ces transferts peuvent être positifs ou négatifs. Les transferts négatifs représentent soit des impôts, soit des cotisations sociales. Le total des prélèvements obligatoires, auxquels donc on ne peut échapper, s'élève en France à plus de 50 % du revenu national. En ce qui concerne le seul budget social de la Nation, c'est-à-dire en gros la Sécurité Sociale et la part sociale du budget de l'Etat, il est désormais plus élevé que l'ensemble du budget de l'Etat lui-même. Les transferts positifs, qui constituent justement les dépenses de ce "budget social", concernent surtout des prestations sociales (maladie, maternité, décès, retraites, chômage, allocation logement, complément familial...), mais aussi la part sociale des dépenses de l'Etat (action sociale, dépenses de prévention et de protection sanitaire, bourses, etc.). Ces dépenses augmentent à un rythme rapide et "l'effort social de la Nation" représente désormais plus du tiers du produit intérieur brut. Or, pour l'essentiel, ces dépenses échappent à tout véritable contrôle et à tout système régulateur. En outre, il n'y a pas de comparaison systématique des avantages et du coût de ces mesures, ce qui permettrait de juger de "l'efficacité sociale" des dépenses engagées, et donc de décider plus clairement à quel niveau on doit fixer la barre des prélèvements obligatoires. On connaît mal, en fin de compte, qui bénéficie et qui souffre des transferts sociaux. Ce ne sont pas toujours les plus défavorisés qui sont réellement aidés, et la multiplication des mécanismes d’assistance aggrave la situation sociale.

TRANSITION

Passage graduel ou non d'un état à un autre. Terme qui désigne le processus qui se déroule principalement dans les pays ex-communistes, où l'on a renoncé à planification centralisée étatique (même indicative…), pour laisser les individus agir dans le cadre des règles de l'économie de marché.

TRESOR

Le Trésor public est la "personnification" financière de l'Etat et joue le rôle de "banque" de l'Etat. Sur le plan administratif, le Trésor public est une direction du ministère du budget, direction importante dont le poids excessif est dénoncé, en particulier par les autres ministères. Le Trésor est chargé de percevoir les impôts, directs ou indirects, de gérer la trésorerie (par exemple en émettant des bons du Trésor, qui sont des emprunts à court terme de l'Etat, rendus nécessaires notamment lorsque le rythme de perception des recettes est plus lent que celui des dépenses) et d'assurer les dépenses (par exemple les traitements des fonctionnaires, qui sont ordonnancés par leurs ministères respectifs, mais payés par le Trésor public). Il est à remarquer que le Trésor draine tous les fonds remis à quelque administration étatique que ce soit, et, à ce titre, il dispose des dépôts effectués par les particuliers auprès des Centres de Chèques Postaux. Au total, le Trésor joue à la fois un rôle de gestionnaire, de comptable et de banque.

TROISIEME VOIE

C’est l’option idéologique qui comprend tous les courants de pensée refusant à la fois le système capitaliste et le système socialiste. Ses partisans jugent possible l’application d’un «tiers système» combinant à la fois les avantages des deux systèmes, tout en évitant leurs inconvénients. Concrètement, la troisième voie implique souvent l’absence de doctrine, et propose un traitement des problèmes politiques et économiques au cas par cas (d’où un pragmatisme certain) ; mais ce n’est pas une situation stable et ces économies mixtes évoluent vers toujours plus d’étatisme – et donc vers le socialisme – ou reconnaissent, un jour ou l’autre, les implications du marché.

ULTRALIBERALISME

Terme sous lequel est connu le libéralisme en France. Le suffixe "ultra" n'est pas vraiment nécessaire dans la mesure où le principe fondamental de cette doctrine politique et économique (la primauté de la liberté individuelle) peut être seulement respecté (ou non) et non pas "ultra-respecté". (Par contre, il peut être "ultra-baffoué". Voir totalitarisme). Le terme ultra vise, de la part de ses adversaires, à déconsidérer le libéralisme.

UNIFICATION

Désigne l'action d'unifier deux (ou plusieurs) Etats distincts dans le cadre politique et institutionnel unique d'un seul Etat. C'est la fusion de deux (ou plusieurs) Etats en un seul (par exemple l'unification allemande qui a uni l'Allemagne de l'Ouest et l'Allemagne de l'Est).

UNION

Correspond à l'association ou la combinaison d'entités ou de choses distinctes et différentes. Ces entités peuvent être des personnes (Union des consommateurs) ou des Etats souverains (Union européenne). L'union présuppose une mise en commun d'efforts et de ressources des entités différentes pour atteindre un objectif commun.

UNIVERSALITE

Caractére de ce qui est universel, général ; est universel ce qui s’étend à tout et à tous, ce qui embrasse la totalité des êtres et des choses.

UTILITARISME

Philosophie morale qui évalue les comportements et les choses en fonction du critère de l'utilité qu'ils procurent (c'est-à-dire de la satisfaction). Les fondements constitutifs essentiels sont : 1) le bien être comme critère d'évaluation (welfarisme), 2) le conséquentialisme qui fait qu'une action est évaluée en fonction de ses conséquences sur le bien-être, 3) l'impératif de maximisation de ce bien-être , 4) l'universalisme de la morale utilitariste.

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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