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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Un Marx libéral ?

Les principaux éléments de l’économie marxiste se trouvent chez John Stuart Mill, qui a ajouté aux erreurs de Ricardo et Malthus dont il prend la suite.

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Terme Définition
CONFIANCE

Etat d’esprit d’une personne ou d’un groupe fondé sur des éléments affectifs, vertueux et moraux, et qui permet d’assurer un climat de mutuelle coopération et d’harmonie sociale. La confiance suppose un lien de dépendance entre les individus qui se fient à la validité des échanges et des promesses.

CONJONCTURE

Etat de la situation économique d'un espace donné en un moment donné. La conjoncture ne peut être appréciée par un seul indicateur. D'ailleurs, l'étymologie du mot indique bien qu'il faut une conjonction, un rassemblement d'éléments, pour apprécier une situation économique. On retient habituellement, pour apprécier la conjoncture, des indicateurs: -de production (ex.: taux de croissance de la production industrielle ou de la production totale), -d'emploi (ex.: taux de chômage), -de situation extérieure (ex.: taux de couverture des importations par les exportations), -de situation financière et monétaire (ex.: le taux de croissance de la masse monétaire), -de prix (ex.: taux de croissance annuel des prix à la consommation). La conjoncture, entendue comme un phénomène de court terme, reflète bien entendu largement la situation structurelle d'une économie. La conjoncture peut pousser l'Etat a intervenir (par la voie du budget ou de la monnaie) mais la politique conjoncturelle fait aujourd'hui les preuves de son inefficacité.

CONNAISSANCE

Fait d'avoir en sa possession mentale ou intellectuelle l'existence d'objets et/ou de lois de causalité entre ces objets. On entend donc par connaissance tant la connaissance "scientifique" ou "intellectuelle" que la connaissance de "circonstances particulières de temps et de lieu" (comme l'a souligné Hayek) cette dernière donnant en effet une partie de sa spécificité à chaque individu, dans une société de dispersion de la connaissance.

CONSENTEMENT

Acquiescement donné à une proposition, quelle qu'elle soit. Le consentement est l'expression d'un engagement dans un échange, qu'il soit direct (le troc) ou indirect (au travers de l'usage d'un intermédiaire dans les échanges, c'est-à-dire, la monnaie). Donc, sans consentement, l'échange ne peut avoir lieu.

CONSEQUENTIALISME

Théorie qui adopte une démarche téléologique (du grec telos = fin ou but) c'est-à-dire fondée sur la finalité, et qui propose d'évaluer la valeur d'une action (son caractère juste) au regard de ses conséquences.

CONSERVATISME

Le conservatisme est l’idéologie favorable au maintien des pratiques culturelles, institutionnelles et politiques établies. En général, les conservateurs veulent limiter l’expression des choix qui vont à l’encontre des pratiques en vigueur. Le conservatisme peut légitimer tout et son contraire, puisqu’il a pour objectif la défense du statu quo, quel qu’il soit. Tout dépend donc de ce que l’on veut conserver. En un sens plus positif, le conservatisme veut défendre (et « conserver ») un certain nombre de valeurs humaines essentielles et, dans ce cas, il est un complément naturel du libéralisme et du libre-marché.

CONSOMMATION

Utilisation d'un bien ou d'un service en vue de la satisfaction directe d'un besoin individuel ou collectif. Un bien de consommation produit des services qui permettent d'obtenir cette satisfaction. Par exemple le pain rend le service de se nourrir, le réfrigérateur le service du froid. Le consommateur achète les biens de consommation en vue des services qu'ils lui rendront. La nature de ces services est variable avec le temps. Cette évolution est traduite par les coefficients budgétaires : aujourd'hui on consomme relativement moins de biens alimentaires et davantage de loisirs. Ce sont principalement les ménages qui consomment (mais il y a aussi les administrations).

COMMENTAIRE Cette consommation est dite encore consommation "finale" des ménages, par opposition à la consommation intermédiaire, qui est le fait des entreprises qui achètent des biens et services à d’autres entreprises.

CONSUMERISME

(De l'anglais "Consumerism"; le ministère de l'économie, qui avait proposé - J.O. du 3.1.74 - une liste de terminologie économique, en particulier une traduction d'expressions anglo-saxonnes, recommande de traduire ce terme par "Consommatisme" ou "Consommaction). La définition de ce terme, selon la même source, est la suivante : "Action des consommateurs, notamment au moyen d'associations et organisations, en vue de faire prendre leurs points de vue en considération par les pouvoirs publics et par les professionnels".

COMMENTAIRE Il est certain que l'économie de marché, reposant sur le libre choix des consommateurs, doit porter une attention particulière à la qualité de l'information que ceux-ci reçoivent. En ce sens, l'action des associations de consommateurs, incitant, par exemple, les professionnels à mieux faire connaître prix ou qualités des produits, est positive et renforce l'économie de marché. Cependant, il faut, ici encore, que la concurrence ne soit pas absente. En particulier, il ne faut pas oublier : -que toute information à un prix et que, si le consommateur veut s'informer, ce qui est indispensable, il faut qu'il sache que l'information comporte un coût, -qu'une association de consommateurs unique, en position de monopole (ou, pire encore, si elle est sous la dépendance des pouvoirs publics) serait au contraire une entrave à la liberté de choix des consommateurs. Le pluralisme de l'information, en particulier des associations de consommateurs, est une garantie du libre choix économique.

COOPERATION

Etat dans lequel chaque individu, en cherchant à satisfaire ses intérêts propres par la voie des échanges, aboutit à une situation de mutuelle collaboration où chacun agit inconsciemment dans l’intérêt des autres.

COORDINATION

Compatibilité mutuelle des plans et activités menés par les participants au marché. Le marché coordonne les plans individuels grâce aux prix et aux profits qui servent de signaux.

CORPORATISME

Doctrine qui donne une place prioritaire aux corps constitués dans la conception et le fonctionnement de la société. Par extension, le corporatisme s'entend de toute attitude visant à faire prévaloir les intérêts d'une catégorie particulière (au détriment des autres membres de la communauté). Les corporations ont constitué la structure de l'activité productive artisanale jusqu'à la Révolution Française. Anciennement "métiers jurés" ou "jurandes", elles réunissaient en un corps unique, hiérarchisé et réglementé les artisans d'une même profession. Ces "corps intermédiaires" pouvaient être considérés tantôt comme des protections indispensables des individus contre le pouvoir politique et un élément de stabilité sociale, tantôt comme des relais de la puissance publique destinés à encadrer la population et à limiter les libertés individuelles. La politique de l'Etat français (1940-1944) a été de recréé les "ordres" dissous par la Révolution ; il en reste aujourd'hui quelques traces dans certaines professions libérales. De même le "néo-corporatisme" de Salazar au Portugal a-t-il été construit sur l'extension des pouvoirs donnés aux corps de métiers placés sous la protection du président dictateur. A l'heure actuelle la mondialisation déclenche des poussées de corporatisme, car le libre-échange semble menacer un certain nombre de catégories, notamment celles qui ne veulent pas s'adapter à la nouvelle donne économique : paysans, fonctionnaires, certains groupes d'artisans et commerçants. Le corporatisme inspire donc des pressions politiques très efficaces.

CORRUPTION

Trafic d’autorité. Paiement de la part d’un individu, à un représentant officiel, de façon à obtenir un avantage privé, au détriment de ce qui est prévu par la loi. La corruption est souvent présente à la frontière de la politique et de l’économie, c’est à dire dans les économies mixtes, quand le pouvoir politique s’attribue un pouvoir de décision qui ne devrait pas normalement relever de lui.

COTATION

Fixation du cours des valeurs en bourse. Les agents de change confrontent les offres et les demandes de titres qui leur sont parvenues de façon à rechercher le prix d'équilibre. Si à un moment donné, la demande d'un titre est supérieure à son offre, son cours va monter, et inversement dans le cas contraire. La cotation des valeurs a lieu tous les jours ouvrables - du lundi au vendredi - à la Bourse de Paris. C'est à tort qu'on a incriminé les techniques de cotation à l'occasion du krach boursier d'Octobre 1987. Ni les programmes informatiques, ni la cotation continue (qui fait que les transactions boursières se déroulent pratiquement 24heures sur 24) ne sont responsables de l'instabilité des cours qui a eu pour causes les changements de la politique monétaire et la sur-évaluation de certains titres (qu'il faut bien remettre à leur vraie place tôt ou tard).

COTISATIONS SOCIALES

Prélèvements obligatoires payés essentiellement par les entreprises pour leurs salariés et versés à la Sécurité Sociale. Les cotisations sociales comprennent une part dite salariale et une part dite patronale. Mais, en réalité, il s'agit dans les deux cas d'une part de la valeur ajoutée par l'entreprise qui est prélevée. Cela signifie que les cotisations sociales (patronales et salariales) viennent en réalité diminuer le revenu direct destiné aux facteurs de production et notamment aux salariés. C'est un véritable impôt sur le travail. Les cotisations sociales sont en partie plafonnées, ce qui signifie qu'au-delà d'un certain seuil de salaire, les cotisations sociales sont plus faibles en pourcentage sur les tranches les plus élevées, ce qui exprime qu'il s'agit bien, au départ, d'une "assurance" et non d'un mécanisme de répartition des revenus. Malheureusement, les relèvements successifs du plafond, les cotisations de plus en plus élevées au-dessus du plafond, transforment peu à peu cette "assurance" en simple mécanisme de redistribution.

COURBE DE FORRESTER

Les produits ont une courbe de vie - ou courbe de FORRESTER - que l'on peut caractériser par quatre étapes : -Une phase de création ou de lancement, pendant laquelle les ventes augmentent lentement, le nombre d'offreurs est limité et le profit faible (peut-être même va-t-on perdre de l'argent au départ). -Une phase de développement, caractérisée par un profit croissant qui a pour effet d'attirer de nouvelles entreprises sur ce marché de façon à satisfaire une demande croissante. -Une phase de maturité, dans laquelle les profits se stabilisent ou commencent à décliner en raison de la concurrence. -Une phase de déclin, caractérisée par un retrait progressif des entreprises du marché et par une diminution des profits et de la demande. Ce schéma décrit, du même coup, l'évolution des marchés, depuis l'innovation, qui donne une position dominante à celui qui la réalise, jusqu'à la disparition du marché, en passant par des phases de concurrence croissante et décroissante. Tout au long de l'évolution du marché, stimulées par la concurrence, les entreprises dirigent leurs efforts vers l'innovation sur d'autres marchés.

COURBE DE LORENZ

(Du nom d'un statisticien américain du début de ce siècle). Procédé graphique permettant de décrire les phénomènes de répartition. Par exemple, pour la répartition des revenus, on porte sur un axe (ordonnées) les pourcentages cumulés du revenu et sur l'autre (abscisses) les pourcentages cumulés des personnes percevant ce revenu. Dans ces conditions, une égalité complète en matière de revenus (10 %de la population possédant 10 % des revenus ; 20 % de la population, 20 % des revenus...) serait représentée par la bissectrice (1) (ligne d'équirépartition). Plus l'inégalité est importante, plus la courbe représentant la répartition des revenus s'éloigne de cette bissectrice: la situation (3) est plus inégalitaire que la situation (2).

COURBE DE PHILLIPS

L'analyse empirique d'A.W. PHILLIPS (1958) avait semblé montrer l'existence en Grande-Bretagne de 1861 à 1957 d'une relation inverse entre le taux de chômage d'une part, et la hausse des salaires nominaux, d'autre part; comme la hausse des salaires nominaux est sensiblement calquée sur la hausse des prix, la courbe de Phillips a été souvent présentée comme une relation inverse entre chômage et inflation: plus de chômage quand il y a moins d'inflation, ou le contraire. Chaque point représente une année particulière, et indique, pour cette année, quels ont été les deux taux considérés. La courbe de PHILLIPS est la courbe d'ajustement de tous ces points. On observe que ce sont les années où le taux de hausse des salaires nominaux a été plus élevé que le taux de chômage a été le plus faible.

COMMENTAIRE Glissement et inversion de la courbe de PHILLIPS. Au fil des années la courbe de PHILLIPS (1) glisse vers la droite (2) puis prend même un sens inverse (3). Cela signifie qu 'il faut "payer" plus cher en inflation pour maîtriser le chômage, puisque le chômage ne peut plus être diminué par l'inflation, mais augmente avec elle. Certains ont tiré de cette étude des conclusions extrêmes : d'une part, ils ont voulu généraliser cette observation dans le temps et dans l'espace et établir une loi immuable de relation inverse entre prix et emploi, d'autre part, ils ont voulu y trouver un moyen de lutte contre le chômage; ils ont interprété la relation de PHILLIPS en faisant de l'inflation le remède miracle contre le chômage. Malheureusement, cette double erreur a inspiré, en pratique, de nombreuses politiques économiques, en particulier des politiques de plein emploi (ou politiques de relance) visant à créer du pouvoir d'achat (notamment par des dépenses publiques nouvelles entraînant un déficit budgétaire) dans le but de "relancer" l'activité. Non seulement ces politiques se sont révélées illusoires, mais elles ont eu l'effet inverse : à terme, un niveau d'inflation plus élevé amène, en fait, un chômage plus important. C'est ce que l'on constate depuis 1973 avec la "stagflation" (inflation plus stagnation). Cette conjoncture équivaut à un déplacement vers la droite ou à une inversion de la courbe de PHILLIPS, puisque des hausses de prix très fortes s'accompagnent désormais de chômage élevé. Il en est ainsi parce que la succession des relances conjoncturelles par le moyen artificiel de l'inflation fait perdre à l'économie ses réflexes d'adaptation en économie ouverte. Cette perte nationale de compétitivité se traduit par l'élimination de nombreux marchés, déclenchant directement ou indirectement du chômage. L'erreur d'analyse des partisans de la courbe de PHILLIPS vient d'une confusion entre les conséquences à court et long terme d'une relance. FRIEDMAN et PHELPS ont montré qu'une relance non anticipée par les agents économiques, pouvait, à court terme, en raison d'une mauvaise appréciation de la nouvelle inflation, faire quelque peu diminuer le chômage. Mais, très rapidement les anticipations s'ajustent, le caractère artificiel de la relance apparaît, et l'on retourne au taux de chômage initial (ou taux de chômage naturel) : les effets de la relance disparaissent et il restera seulement un taux plus élevé d'inflation. Ainsi, on aura eu l'illusion d'une courbe de PHILLIPS à court terme, mais le résultat final sera seulement un peu plus d'inflation et au moins autant de chômage.

COUT D OPPORTUNITE

L'analyse des coûts d'opportunité est applicable à de nombreux domaines économiques. Elle consiste à considérer non seulement ce que rapporte (ou coûte) une opération économique, de façon directe, mais aussi le manque à gagner ("coût d'opportunité"), c'est-à-dire ce qui aurait pu être gagné en faisant une autre opération; en effet, l'économie étant caractérisée par une succession de choix, elle implique des sacrifices, des occasions non saisies, des chances perdues, qui constituent ce coût d'opportunité. Un autre avantage des coûts d'opportunité est de permettre le calcul financier sur des choix non financiers. Par exemple, un individu pourra affirmer "mon repos du samedi n'a pas de prix", alors qu'il y a bien un prix: c'est celui du salaire ou du revenu dont il se prive et qu'il percevrait s'il ne se reposait pas. Si le revenu était de 10.000 F. pour un seul samedi, le même individu ne sacrifierait-il pas son repos ? Par tâtonnement, on peut découvrir le vrai prix du repos du samedi.

COUT MARGINAL

Augmentation du coût total entraîné par la production d'une unité supplémentaire d'un bien. Par exemple, si le fait de passer de 10 unités produites à 11 fait augmenter l'ensemble des dépenses de production de 1.000 F à 1.110 F, le coût marginal de cette 11ème unité sera de 110 F. Mathématiquement, le coût marginal est la dérivée de la fonction de coût total. Cette notion est utilisée pour comprendre le comportement habituel des responsables de l'entreprise, qui vont se demander s’il y a intérêt - ou non - à produire une unité de plus : le coût marginal est-il supérieur à la recette supplémentaire, et alors il faut renoncer à produire plus, ou, au contraire, le coût marginal est-il inférieur à la recette, auquel cas il faut continuer à augmenter la production ?

COUTS

Dans son sens strict : coûts de production (par extension: coûts d'une décision). Au sens strict, charges entraînées par la production d'un bien ou d'un service. L'ensemble des dépenses constitue le coût total; il est composé de coûts fixes et de coûts variables. Les dépenses par unité (dépenses totales divisées par la quantité produite) sont appelées "coût moyen". Comme les dépenses totales augmentent d'abord moins rapidement que la production, puis, dans un deuxième temps, en se rapprochant de la capacité maximale de production, plus vite que celle-ci, le coût moyen est d'abord décroissant, passe par un minimum, puis il est croissant pour des productions plus élevées. C'est ce qu'on appelle une courbe en "U".

COMMENTAIRE Quelques économistes (en particulier P. Sraffa) ont jadis soutenu que les courbes en U n'existaient pas fréquemment, et que l'on pouvait avoir très souvent des courbes plates. Ils en déduisaient avec quelque légèreté que l'entreprise était sans cesse poussée à produire davantage pour maximiser son profit. Une telle allégation est contraire à la réalité: tôt ou tard les coûts amorcent une remontée sous l'influence notamment des charges administratives et des coûts humains qui croissent très vite à partir d'un certain seuil. La connaissance des coûts peut guider les plans des producteurs. Mais ceux-ci ont-ils une bonne connaissance des coûts ? Les travaux récents de Georges STIGLER démontrent que la perception des coûts dépend des conditions du marché et que les entreprises arrivent à produire en dessous du niveau de coûts qu'elles considéraient comme incompressibles si le marché est très concurrentiel. Le coût est découvert par le marchand et pas seulement par l'ingénieur. Les courbes de coûts indiquent comment les coûts évoluent en fonction des quantités produites. La courbe du coût unitaire moyen (c) commence par décroître (jusqu'au point M) puis croît. Cela traduit la succession de deux phases: rendements croissants (en produisant davantage, le coût de production à l'unité diminue) puis décroissants. La courbe du coût marginal (c') indique ce que coûte la production d'une unité supplémentaire (marginale). Elle coupe la courbe du coût moyen en son minimum M (en effet l'adjonction de nouvelles unités coûtant moins cher que la moyenne (c'

COUTS FIXES

(ou charges de structure). Charges d'une entreprise, indépendantes, à un moment donné, de la quantité produite. Par exemple: les dépenses de loyer d'un local ou d'un bâtiment, l'amortissement d'un matériel donné, l'éclairage d'un atelier ou d'une pièce de travail, les salaires du personnel non lié à la production, etc... Par définition, ces coûts étant constants au total, la charge par unité produite sera d'autant plus légère que la production sera plus élevée. L'importance des coûts fixes dans certaines branches peut justifier de produire à plus grande échelle. Ce sont les "économies d'échelle"; elles expliquent certaines concentrations. Mais les économies d'échelle ne vont pas jusqu'à justifier la croissance infinie des firmes, car, à partir d'une certaine taille, la baisse des coûts fixes unitaires est plus que compensée par l'augmentation très rapide de certains coûts variables (coûts d'administration, d'organisation, coûts humains).

COUTUME

Règle de conduite commune institutionnalisée par l’usage et l’habitude.

CREATION

Action consistant à mettre à jour quelque chose qui n'existait pas. La création n'est possible que grâce au génie de l'homme grâce au « capital humain ». Elle peut se matérialiser sous forme intellectuelle, artistique ou technique. L'économiste Schumpeter a mis l'accent sur le rôle de la création dans la fonction d'entrepreneur.

CRISE

Baisse durable et profonde du niveau général d'activité économique. Dans la théorie du cycle économique, la phase de crise correspond à une période de retournement amenant une baisse de la production, des revenus ou de la consommation. Elle débouche donc sur une dépression (type 1929), qui a disparu, sous cette forme, depuis la deuxième guerre mondiale. Ce n'est qu'en 1974-75 que l'on a retrouvé, pour la première fois depuis 30 ans, une décroissance sensible. Elle n’a cependant jamais eu l’amplitude des crises des XIXème siècles. Plus récemment, la « crise asiatique » a été marquée par la dévaluation de nombreuses monnaies, les faillites de banques et de grandes compagnies, des licenciements massifs, et une forte diminution du PIB. Cependant, deux ans plus tard, ces symptômes avaient été « digérés » Il faut souligner qu’en 1997 comme en 1987 la « crise » ne devait rien au capitalisme, mais tout au dirigisme et aux excès de l’Etat Providence et de ses institutions (comme le FMI) qui empêchent le marché de fonctionner correctement. Le plus important, aujourd’hui, semble être de se défaire de l'idée d'un "retour à la normale", comme l'idée de crise le suggère: il n'y a pas une période de "sortie de crise" où tous les problèmes économiques se résoudraient par miracle; il y a et il y aura à vaincre les difficultés économiques au fur et à mesure qu'elles se présentent. Le terme de crise est parfois employé pour décrire ces difficultés ponctuelles qui ne peuvent être surmontées que par l'adaptation : par exemple on a parlé de "crise" de la sidérurgie ou de "crise" monétaire.

CROISSANCE

La croissance économique se caractérise par une augmentation durable de la production et des principales grandeurs économiques – comme le Produit Intérieur Brut ou PIB. Elle doit donc être distinguée : -de l'expansion (qui est un phénomène de courte durée), -du développement (qui s'accompagne d'importants changements des structures, des mentalités ou des institutions, et qui prend donc en compte les répercussions à long terme des phénomènes de croissance). Les sources de la croissance économique résident non seulement dans le travail (quantité, qualité des travailleurs) ou dans le capital (volume et rajeunissement du capital), mais aussi dans un troisième facteur, appelé facteur résiduel.

COMMENTAIRE 1 Après bien des débats, la plupart des économistes voient dans ce facteur le poids de l’environnement institutionnel, et notamment du degré de liberté économique. En effet, les pays qui misent sur l'initiative et la qualité des hommes réussissent mieux que ceux ou l’Etat intervient, avec un secteur public pléthorique, des réglementations étouffantes, des impôts élevés, des restrictions aux échanges extérieurs. Cela a été clairement établi par les économistes qui calculent l’ « index of economic freedom ».

COMMENTAIRE 2 En dépit de ces évidences, la croissance est contestée. Dans les pays développés, à la suite du premier rapport du Club de Rome ("halte à la croissance") (1958) puis de la conférence de Rio de Janeiro (1991), il a été beaucoup discuté des inconvénients de la croissance économique, en particulier sur l'environnement, et des avantages d'un arrêt de la croissance économique (croissance zéro) ou d’un développement durable. C'était oublier au moins deux éléments: d'une part, les nuisances engendrées par le monde industriel seront d'autant plus faciles à résoudre que les richesses produites seront importantes (et donc que la croissance sera rapide, car il est plus facile de financer un surcoût de dépenses en prenant sur les excédents qu'en se servant de ce qui est déjà utilisé) ; d'autre part, l'arrêt de la croissance économique implique parallèlement un arrêt des besoins économiques et de la progression du niveau de vie, des difficultés accrues pour l'emploi. Si l'on doit stopper, à quel progrès renoncer par priorité ?

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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