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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

8 pages, Abonnement électronique (format pdf) 40 € (40 numéros par an)

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Portait

Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
DROIT

Ensemble des règles générales et abstraites, systématiquement organisées, assurant le respect de la justice dans les rapports entre les individus. Le droit régit plus favorablement les rapports des individus ne se connaissant pas. En effet, les individus se connaissant sont susceptibles d’élaborer des modes de comportement cohérents avec les connaissances particulières de leur situation mutuelle. Si les règles de droit permettent le respect de la justice, elles facilitent aussi la convergence des anticipations individuelles, puisqu’elles diminuent l’incertitude sur le comportement potentiel d’autrui.

DROIT COUTUMIER

Le droit coutumier est l’ensemble des règles juridiques que constituent les coutumes. Une coutume étant une habitude collective d’agir fondée sur la tradition et transmise de génération en génération.

DROIT DE PROPRIETE

En économie, le droit de propriété concerne la réglementation des relations des hommes entre eux quant à l’usage des biens. Le droit de propriété privée est exclusif, librement transférable et divisible, ce qui garantie non seulement que chacun gère au mieux de ses capacités, parce qu’il y est incité (exclusivité) mais encore que la propriété ira dans les mains de ceux qui peuvent mieux la gérer (transférabilité). Le droit de propriété privée est défini par l’article 544 du code civil comme le droit d’user et de jouir d’une chose de la manière la plus absolue, pourvu qu’on en fasse pas un usage prohibé par les lois et les règlements.

DROIT NATUREL

Le droit naturel est l’ensemble des règles qui, en tout lieux, ont le même effet et ne dépendent pas de nos diverses opinions. Le terme naturel se réfère à un ordonnancement qui se manifeste dans les tendances de la nature humaine. Il existe plusieurs écoles « jusnaturalistes ». Cependant, toutes les écoles du droit naturel s’accordent sur l’existence de règles qui ne sont pas issues du cerveau d’un législateur. Elles admettent que toute loi positive tire sa validité de certaines règles qui n’ont pas été effectivement faites par les hommes, mais qui peuvent être « découvertes » ; ces règles fournissent à la fois le critère de la justice du droit positif, et le fondement de l’obéissance que lui doivent les hommes.

DROITS INDIVIDUELS

Les droits individuels sont les prérogatives légitimes dont disposent les individus pour agir, et qui leur garantissent liberté et responsabilité.

DUMPING

Vente d’un bien à un prix inférieur au coût de production, sur des segments particuliers du marché, et en dehors d’opérations promotionnelles. Les entreprises sont « accusées » de dumping lorsqu’elle cherchent à éliminer les entreprises concurrentes pour augmenter les prix par la suite. Il convient de différencier « dumping » et « gestion efficace ».

ECHANGE

L’échange (volontaire) consiste en un transfert mutuel de droits de propriété entre deux échangeurs. L’échangeur A transfère son droit de propriété sur un bien à B, et B transmet à A son droit de propriété sur un bien différent. Chaque partie gagne à l’échange puisque la valeur subjective du bien qu’elle donne est nécessairement inférieure à la valeur subjective du bien qu’elle reçoit. L’échange est donc, en soi, créateur de richesse.

ECONOMIE

Economie, du grec "Oikos", la maison, et "nomos" la règle. "La règle de la maison", c'est-à-dire l'art de bien gérer ses propres affaires. L’acte économique traduit le désir de l’être humain de satisfaire du mieux possible ses besoins en faisant le meilleur usage des moyens dont il dispose. L’acte économique va consister à produire et consommer en s’intégrant dans un réseau d’échanges. Comme l’a découvert Adam SMITH, l’un des pères fondateur de la science économique, plus le réseau est élargi, plus l’économie est prospère. En France, on utilise le mot économie, ou économie politique, pour désigner le science économique, études scientifiques des phénomènes économiques.

COMMENTAIRE Dès l'introduction de la division du travail et de l'échange, plus encore avec l'apparition de la monnaie - procédé social, politique, par excellence - les actes économiques ne sont plus isolés, ils s'inscrivent dans la vie du groupe. L'économie politique va s'intéresser aux activités solidaires.

ECONOMIE DIRIGEE

Déformation progressive de l'économie de marché caractérisée par une intervention de plus en plus intense de l'Etat dans l'activité économique.L'économie dirigée s'est considérablement développée à partir de la crise de 1929 et surtout après la deuxième guerre mondiale. Cette nouvelle orientation est due, en particulier, à l'influence des idées de l'économiste anglais J.M. KEYNES sur un grand nombre d'intellectuels et d'hommes politiques. On peut mesurer le poids de cette interventionnisme étatique, par exemple par l'importance des prélèvements obligatoires dans les pays occidentaux (en France le total des impôts et cotisations sociales atteint 56 % du revenu national), mais aussi par la manipulation à court terme de la conjoncture économique (politiques de relance ou de freinage par la monnaie ou le budget) et par l'intervention de plus en plus forte de l'Etat à l'intérieur même des mécanismes économiques (blocage des prix, blocage des revenus). Le succès de ce courant de pensée s'est longtemps expliqué par une convergence entre ceux qui y voyaient un premier pas vers une intervention généralisée de l'Etat et une économie planifiée centralisée et ceux qui, favorables à l'économie de marché, voyaient dans le dirigisme une façon de sauvegarder l'essentiel en cédant sur ce qui paraissait accessoire. Cette "complicité" n'existe plus autant depuis quelques années et on commence à assister à un reflux de l'économie dirigée. En effet, ceux qui veulent conserver une économie de marché s'aperçoivent que le dirigisme n'en est qu'une caricature et que l'interventionnisme n'a fait qu'accentuer les déséquilibres économiques, tout en diminuant l'efficacité du système économique. L'économie dirigée prend aujourd'hui une forme atténuée: la société d'économie mixte. C'est toujours une recherche de compromis entre marché et Etat, mais au lieu que l'Etat dirige le marché, il y a coexistence de deux sphères de l'économie, celle de l'Etat et celle du marché. Dans la pratique les résultats sont tout aussi décevants et la liberté tout autant menacée.

ECONOMIE POLITIQUE

Pour les classiques, il s’agissait de l’appellation de l’actuelle science économique, l’économie impliquant des relations au sein de la « cité ». Actuellement, l’économie politique est l’application de l’analyse économique aux phénomènes politiques et gouvernementaux. Certains, notamment parmi les économistes interventionnistes, voudraient baptiser de nouveau la science économique de ce terme, car ils pensent que les sphères politique et économique ne peuvent pas ne pas s’interpénétrer.

EDUCATION

Action de transmettre la connaissance dans son ensemble, qu’elle concerne l’enseignement stricto-sensu ou l’apprentissage des règles morales de juste conduite.

EFFET D EVICTION

Par un effet de vases communicants, le secteur public "évince" le secteur privé. Par exemple, la politique d'emprunt public "évince" des capitaux disponibles pour le financement de l'investissement privé. Par ailleurs les conséquences de cet effet sont amplifiées par "l'effet prix" : l'augmentation de la demande de capitaux du fait de l'Etat induit une hausse du prix du loyer de l'argent, le taux d'intérêt. Les capitaux sont donc raréfiés et plus chers, ce qui peut constituer un frein à la croissance économique. F.Bastiat résume cette notion par son fameux « ce qui se voit et ce qui ne se voit pas ».

EFFET PERVERS

Conséquence négative inattendue d'une mesure ou législation politique. En effet les phénomènes sociaux ne sont que les conséquences globales inattendues d'actions individuelles volontaires.

EGLISE

(du grec ekklêsia = assemblée) rassemblement d'individu partageant les valeurs spirituelles et humaines instituées par le Christ à l'origine de sa fondation. Historiquement les communautés d'origine (église primitive) se sont progressivement organisées et coordonnées, laissant émerger l'Église en tant qu'institution fondamentale, dont l'influence a marqué (à des degré divers) l'évolution des sociétés humaines jusqu'à aujourd'hui.

EGOISME

Propension humaine à ne penser qu'à soi. Si l'égoïsme est traditionnellement qualifé de vice, la philosophie objectiviste y voit au contraire une vertu dans la mesure où dans une société ouverte et anonyme de division du travail, la recherche égoïste du bien-être passera par la nécessité de rendre le meilleur service aux autres, d'où un meilleur "fonctionnement" de cette société. Ceci se résume par la phrase de Mandeville selon qui les vices privés font les vertus publiques. Le rôle des institutions qui permettent justement le fonctionnement de cette "main invisible", comme le souligne Smith, est évidemment primordial. Ayn Rand a tenté de cerner la "vertu d'égoïsme". Ce n’est pas un vice s’il s’agit de poursuivre légitimement son propre intérêt, son « bien-propre ».

ELASTICITE

Mesure de l'intensité de la réaction d'un phénomène par rapport à un autre. Par exemple, l’élasticité de la demande d'un bien par rapport au prix de ce bien est le rapport entre la variation relative (en % par exemple) de quantité demandée, et la variation relative de prix qui lui a donné naissance. e = - 1 lorsque, par exemple, une hausse de prix de 10 % (dp/p = + 10 %) entraîne une baisse de la demande de 10 % (dq/q = - 10 %).

COMMENTAIRE On dit que la demande est inélastique ou faiblement élastique lorsque la variation de quantité demandée est plus faible que la variation du prix (e comprise entre 1 et 0) ; c'est le cas de produits dont on peut difficilement se passer (certains médicaments, mais aussi l'alcool ou le tabac) et des produits complémentaires, qui dépendent de l'usage d'un autre bien (ex.: I'essence). Pour ces produits, le consommateur est assez peu sensible aux variations de prix, ce qui en fait souvent d'excellentes assiettes pour les impôts (l'application d'une taxe ne modifie que peu la quantité demandée). Au contraire, la demande est élastique lorsque l'on est très sensible aux variations de prix (une variation de prix provoquant une plus grande variation de quantité demandée). C'est le cas en particulier des produits qui possèdent des substituts (e comprise entre -l'infini et - 1). On s’interesse encore à d’autres élasticités : - de la demande d'un bien par rapport au prix d'un autre bien (élasticité croisée). - de l'offre d'un bien par rapport à son prix ou à celui d'un autre bien. - de la consommation par rapport au revenu (élasticité revenu). - de la demande de monnaie par rapport au revenu (liée à la vitesse de circulation de la monnaie). - des importations par rapport à la production nationale.

EMBAUCHE

Contrat qui lie un offreur de travail (demandeur d'emploi) à un demandeur de travail (offreur d'emploi) durant une période qui peut être déterminée ou indéterminée. L'embauche est donc un échange de droits de propriété entre deux individus, l'un offrant son travail à l'autre en échange de biens ou de monnaie. On a pu observer que l'embauche est souvent dépendante des conditions de licenciement : l'employeur hésitera à accroître ses effectifs s'il craint d'avoir à le licencier de façon fort coûteuse quelques mois plus tard. Une parade classique à ce risque consiste à faire appel à de la main d'œuvre intérimaire, à des agences de travail temporaire, des contrats à durée déterminée, et. Mais ces formes de "non-embauches" ne sont pas appréciées du législateur français, qui veut défendre le candidat à l'emploi contre la précarité et l'excessive mobilité - le condamnant parfois ainsi à un chômage de longue durée...

EMPRUNT

Somme d'argent reçue par une personne à charge de la rembourser à l'échéance prévue et d'en payer les intérêts convenus. L'emprunt peut être le fait de personnes publiques ou privées. L'ensemble des emprunts publics non encore remboursés forme la dette publique qui est composée d'emprunts à court terme et d'emprunts à long terme. Les emprunts privés sont le plus souvent le fait des entreprises qui font appel soit au marché financier soit à des établissements prêteurs spécialisés.

ENTENTE

Accord entre entreprises, par exemple sur les prix de vente, ou sur le partage du marché, dans le but d'échapper aux effets de la concurrence.

COMMENTAIRE Les ententes, ayant pour objet de faire échapper les entreprises aux rigueurs de la concurrence, ont toujours pour conséquence de pénaliser le consommateur, par exemple en aboutissant à des prix artificiellement élevés. C'est pourquoi, toute économie de marché véritable se doit de préserver la concurrence en luttant contre les ententes. Il va de soi que le passage du secteur privé au secteur public (nationalisation) ne résout pas la difficulté, au contraire, puisque l'on passe d'une entente entre entreprises privées à un véritable monopole public. L'essentiel est ici de lutter contre les ententes, non de les consolider. Comment lutter efficacement contre les ententes ? Les mesures juridiques semblent les plus appropriées. Par exemple, les articles 85 et 86 du traité de Rome ont condamné les ententes en Europe. Cependant, depuis quelques années, des doutes sérieux ont été émis sur ces interventions juridiques, qui laissent subsister des ententes quant elles sont couvertes par les Etats (restriction des importations de voitures asiatiques en Europe, produits pétroliers, acier, etc…). D'autre part, on a observé que les ententes se défont aussi vite qu'elles se nouent, et les interventions maladroites des autorités administratives ou des législations mal conçues pourraient être abandonnées au bénéfice de la dynamique concurrentielle.

ENTREPRENEUR

L’entrepreneur n’est ni seulement le chef d’entreprise, ni même une personne exerçant un métier particulier. L’entrepreneur se comprend à l’aide d’une catégorie analytique, l’art d’entreprendre. Celle-ci est l’exercice naturel de la vigilance individuelle, permettant la découverte, avant d’autres individus, d’occasions de pur profit, c’est-à-dire de besoins individuels insatisfaits. L’entrepreneur est donc celui qui 1) découvre des besoins insatisfaits, 2) agit pour les satisfaire, et 3) en tire un profit. Dans la mesure où tout individu dispose de la vigilance qui lui permet de découvrir les moyens et les fins adéquates, il existe une dimension entrepreneuriale dans toute action humaine de tout individu.

ENTREPRISE

Agent économique, combinant des facteurs de production, dans le but de produire des biens ou des services destinés à être vendus sur des marchés.

COMMENTAIRE Ainsi définie, l'entreprise se distingue des établissements qui sont des centres d'exécution, tandis que l'entreprise est un centre de décision et des administrations, qui produisent des services non marchands. L'entreprise inclut toutes les formes juridiques (sociétés privées ou publiques ; entreprises individuelles) et tous les secteurs économiques (industrie, mais aussi agriculture ou services). Celui qui exerce une profession libérale sera économiquement considéré comme une entreprise: il rend des services qu'il vend sur un marché. L'analyse économique a établi que les entreprises les plus performantes sont celles où les droits de propriété sont les plus précis : I'entreprise individuelle, qui appartient à une seule personne bien identifiée, donne de meilleurs résultats que les grandes entreprises publiques où la propriété et la responsabilité sont diluées. L'entreprise produit en combinant des facteurs de production, capital et travail. Mais cette combinaison est en permanence orientée par les informations que l'entreprise capte sur le marché, concernant les désirs à satisfaire et les moyens de les satisfaire. L'entreprise est donc au coeur d'un réseau d'information, et cette aptitude à traiter l'information constitue en soi un apport productif. En ce sens les économistes considèrent désormais que "l'entrepreneur" ou "l'esprit d'entreprise" est un facteur de production bien distinct des autres, ayant une rémunération spécifique (le profit ou bénéfice) et jouant un rôle déterminant dans la croissance économique.

ENVIRONNEMENT

Au sens étroit, I'ensemble des données naturelles qui influencent les conditions de vie : I'eau, la forêt, la flore, la faune, I'air, les ressources minérales et végétales. Au sens large, tout ce qui constitue le cadre de la vie quotidienne : I'environnement naturel certes,mais aussi l'urbanisme, les transports, la qualité des relations personnelles et sociales, etc... On dira encore de l'entreprise que son environnement est constitué par la région où elle est implantée, mais aussi par ses concurrents, ses clients (ici environnement signifie "espace"). La prise en compte de l'environnement est une donnée économique et politique récente. On peut dater l'intérêt pour l'environnement à la publication des travaux du Club de Rome (1968). Cette première approche était très pessimiste, et conduisait au "néo-malthusianisme": arrêtons la croissance si nous ne voulons pas piller la terre. Le pessimisme a encore été renforcé par la peur du nucléaire, et par certaines pollutions spectaculaires. L'environnement a alors donné lieu à une véritable mobilisation politique. Le mouvement "vert" a obtenu des succès électoraux importants. Ordinairement, le diagnostic et la thérapeutique de la dégradation de l'environnement consistent à remettre en cause l'économie de marché, dont l'efficacité s'affirmerait au détriment des équilibres naturels. On va donc charger l'Etat de la défense de l'environnement, soit par la réglementation, soit par la gestion directe des ressources menacées (parcs nationaux, conservatoire des forêts). Les collectivités locales sont également invitées à intervenir (plans d'occupation des sols, projets d'aménagement, schémas directeurs d'urbanisation). A la conférence de Rio (1962) les environnementalistes prônent le « développement durable », c’est à dire une croissance non destructrice de l’environnement. En clair il est demandé aux pays riches de cesser de « piller » les pays pauvres, ce qui justifierait une planification mondiale de l’usage des ressources naturelles. La planification a échoué au niveau national pour susciter et maîtriser la croissance, elle pourrait réussir au niveau mondial. A l'heure actuelle, certains proposent une autre approche des problèmes de l'environnement. Il s'agit d'abord de ramener les dangers qui menacent les hommes et hypothèquent le futur à leur juste proportion. L'importance du capital humain, le génie inventif de l'homme, peuvent surmonter un certain nombre de crises de l'environnement (J. SIMON). Ensuite, on peut recourir au marché, en particulier aux droits de propriété, pour résoudre la plupart des problèmes d'environnement : des ressources appropriées sont mieux gérées et mieux conservées que des ressources communes ou confiées à l'Etat. La pêche, la chasse, la pollution de l'eau, l'urbanisme et les incendies de forêt sont mieux maîtrisés lorsque les propriétaires existent et sont directement responsables. Loin de s'opposer à elle, l'économie vient au secours de l'écologie : que les gens aient un intérêt personnel à préserver leur cadre de vie ! Ces "nouveaux environnementalistes" mettent aussi en cause les maladresses et les incuries des administrations publiques, qui créent plus de dégâts qu'elles n'en évitent.

EPARGNE

Part du revenu qui n’est pas encore consommée, l’épargne procède d’un arbitrage entre satisfactions actuelle et future : fait-on usage de son pouvoir d’achat tout de suite ou faut-il le réserver pour plus tard ? Dans ce calcul économique, on tient compte du taux d’intérêt (qui compense plus ou moins la renonciation à une consommation immédiate), mais aussi de la variation du niveau général des prix, des anticipations sur la conjoncture économique à venir et du montant total du patrimoine. Le ménage ne cherche pas seulement à constituer le volume d’épargne optimal, mais aussi : choisir pour l’épargne, l’emploi, la structure, les mieux adaptées à ce qu’il recherche. Pour arrêter ce choix, les ménages tiennent compte de la liquidité du placement (possibilité de récupérer sa créance plus ou moins vite), du rendement (par exemple du taux d'intérêt, mais aussi de la fiscalité qui vient diminuer ce rendement) et de la valeur en capital, c'est-à-dire finalement du risque qui pèse sur la forme d'épargne choisie.

EQUILIBRE

D'une manière générale, l'équilibre représente un état dans lequel toutes les forces qui agissent de façon contradictoire s'annulent entre elles. Dans le domaine économique, cela représente donc toutes les situations caractérisées par l'existence de forces opposées dont l'influence se compense. Quant on est en situation d’équilibre, toute modification n'entraînera qu'un écart momentané car cet écart sera corrigé par un mouvement de sens inverse. En économie, on analyse habituellement l'équilibre sur un marché entre l'offre et la demande: des intérêts contradictoires s'opposent, ceux des offreurs (producteurs) et ceux des demandeurs (consommateurs). La situation d'équilibre qui s'établit est celle pour laquelle les offreurs et les demandeurs sont à la fois d'accord sur les prix et sur les quantités. Une variation des prix (à la hausse par exemple) entraîne une baisse de la demande et une hausse de l’offre, de sorte que les prix vont baisser et retrouver le niveau d’équilibre. Cependant, on peut se demander si l’équilibre est une situation si fréquente en économie. Les « écarts » succèdent aux écarts, car le mouvement d’innovation, de mutation est perpétuel. De la sorte, l’économie n’est jamais au repos, et on a à peine fini de « rééquilibrer » un marché qu’un nouveau déséquilibre apparaît. Il serait donc plus juste de parler de « rééquilibrations » (actions de rééquilibrage) que d’équilibre. Les économistes induisent donc les gens en erreur en leur laissant entendre qu’il y a un point théorique de convergence de toute l’économie, qu’un planificateur pourrait tout aussi bien calculer.

ESSAIS / ERREURS

Processus d’apprentissage par élimination des tentatives "erronées". Cela suppose la perception d’un signal d’erreur qui peut provenir de l’environnement au sens large: biologique (taux de mortalité), le milieu social (la sanction), la famille (le blâme), la communauté scientifique (la critique), le marché (les pertes).

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Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...