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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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A Bruxelles, on a « tout mis sur la table » PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 30 Mai 2012 01:00

Mais François Hollande a vite repris sa marchandise

François Hollande aime bien l’expression. Quand les autres ne partagent pas ses vues, il demande qu’on mette « tout sur la table ».

Mercredi soir à Bruxelles, il a mis sur la table les euro-obligations ou euro-bonds. Le jeu de cette émission d’emprunts garantis par les Etats de l’Union Européenne consiste à « mutualiser la dette » : ceux qui ont perdu tout crédit et accumulé une dette astronomique peuvent se dispenser d’emprunter sur les marchés financiers à leur propre compte, parce que ce sont tous les Européens, créditeurs ou débiteurs, qui emprunteront, les bons élèves servant de caution aux mauvais. En clair, les Allemands et les quelques pays structurellement créditeurs (comme les Suédois) s’engageraient à payer pour les débiteurs invétérés. Tant que la France était du bon côté, l’opération était plausible Mais à son tour la France a perdu beaucoup de son crédit, de sorte que l’essentiel du risque pèserait sur les Allemands. Ils n’en veulent pas.

Après quoi, François Hollande a mis sur la table la taxe sur les transactions financières. Ici ce sont les Anglais qui la refusent, craignant à juste titre que la place de Londres soit désertée au profit de quelque paradis financier américain ou asiatique. De plus les Anglais utilisent beaucoup plus les fonds d’investissements que les banques pour financer les crédits longs, et seraient donc davantage touchés par une telle taxe.

Reste enfin la lancinante question des Grecs. Pour l’instant l’accord pour garder la Grèce dans la zone euro semble encore solide, mais en Allemagne, beaucoup d’amis d’Angela Merkel souhaitent la rupture. Les banques créancières des Grecs sont surtout françaises (le Crédit Agricole est fortement menacé), tandis que les pertes sur les crédits accordés par le Fonds Européen de Solidarité Financière seraient à la charge de l’Union entière (mais l’Allemagne a été le plus gros apporteur au Fonds).

Tous ces résultats paraîtront bien minces au regard des airs de Matamore du Président, qui voulait revoir tous les traités et toute la politique économique de l’Union. Les discours sur la finance, la spéculation, la nouvelle Europe solidaire, vont peut-être s’entendre quelques semaines encore, au moins jusqu’aux législatives. Puis on passera aux choses sérieuses, restées sous la table.

 

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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