Hollande remonte la côte PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 06 Février 2013 00:00

Quatre points de mieux dans sa cote de popularité : Honni soit qui Mali pense

 

L’article 15 de la Constitution de la Vème République institue le Président de la République comme « chef des armées ». En particulier lui seul a le droit d’engager des opérations militaires. Le mérite de François Hollande n’est certainement pas d’avoir chassé les islamistes de Gao ou Tombouctou, mais d’avoir pris la décision de répondre à la demande du président du Mali. Cette décision s’intègre dans le cours d’une diplomatie française dont nous avons déjà évoqué les méandres : par exemple ce sont les mêmes islamistes qui veulent « libérer » la Syrie et la Palestine.

Toujours est-il qu’avec l’appui des médias, François Hollande est apparu comme un grand chef de guerre, faisant honneur à notre pays libérateur. Il n’en fallait pas plus pour que la cote du président remonte soudainement de quatre points, dépassant maintenant les 40%.

Sa position sur le mariage a rassuré ceux qui craignaient une reculade totale sur le sujet : voilà la gauche réunie à nouveau, serrant les rangs derrière Christiane Taubira. Une union très fragile, parce que parallèlement, les cégétistes et autres syndicalistes extrêmes ne cessent de manifester, poing levé et drapeau rouge, comme au bon vieux temps. La journée d’action nationale des fonctionnaires avant-hier (jeudi 31) organisée par la CGT et la FSU a bien été dirigée contre le gouvernement. Enfin la fermeture des sites industriels ainsi que la montée incessante du chômage risquent d’entamer à nouveau la cote présidentielle. Quel dommage !

Vite : un autre Mali ! Vanitas vanitatum

 
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Les produits s’échangent contre les produits

Cette formule est aujourd’hui connue sous le nom de « loi de Say ». A la différence de Malthus, Jean Baptiste Say ne croit pas à la fatalité d’une crise générale et durable de surproduction. La loi de Say a en fait deux sens plus ou moins articulés. Le premier sens invite à repousser l’illusion des apparences monétaires pour ne s’intéresser qu’à ce qui est « réel » : la production et la consommation de biens et services. La monnaie n’est qu’un « voile », un intermédiaire dans les échanges ; elle ne peut avoir d’influence que sur le niveau général des prix, quand sa quantité en circulation augmente (hausse des prix) ou diminue (baisse des prix). La monnaie n’affecte que les étiquettes des prix – on peut comprendre cela avec le passage du franc à l’euro. En fait, sur le marché, ce sont des produits qui s’échangent contre des produits, la monnaie ne jouant qu’un rôle nominal, qu’une fonction d’affichage.

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