| Dégage ! |
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| Écrit par La rédaction |
| Mercredi, 13 Février 2013 00:00 |
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Ce slogan des Tunisiens avait lancé les printemps arabes. Il a un nouveau sens Il s’adresse maintenant aux islamistes radicaux qui, en Tunisie comme ailleurs, veulent imposer la charia. Hier, vendredi 8 février, n’aura pas été un jour de prière en Tunisie, mais un jour de grève générale, la première depuis 35 ans, et de manifestations : visiblement le peuple se révolte contre les nouveaux dictateurs. Cette révolte , qui n’est pas encore une révolution, a été provoquée par l’assassinat de Maître Chokri Belaïd, avocat de gauche qui menait le combat contre le parti Ennahda, au pouvoir depuis sa victoire (42 %) aux élections générales constituantes de l’an dernier. Dans ce parti, et au sein même du gouvernement présidé par Hamadi Jebeli, la tendance radicale islamiste l’a emporté, et la terreur s’est installée dans le pays. La charia, déjà pratiquée tous les jours, ne passe pas : les femmes veulent conserver la liberté que Bourguiba leur avait léguée, et les jeunes aspirent à la vie « à l’occidentale ». Cette dramatique évolution pose une question de fond sur la démocratie et la liberté. Les esprits faibles ont cru voir dans les printemps arabes une victoire de la démocratie. D’authentiques dictatures ont été renversées : Tunisie, Egypte, Libye. Mais pour policiers et corrompus qu’ils fussent, ces régimes n’avaient pas versé dans le totalitarisme et, surtout en Tunisie, la vie privée et les choix individuels étaient relativement épargnés, alors que la vie publique était entièrement contrôlée. Une fausse conception de la démocratie, héritée de Rousseau, en fait la fille du suffrage universel : il y a élections (dites « libres ») donc il y a démocratie. Hitler, Mussolini, Peron : démocrates. La démocratie n’est pas la terreur imposée par la majorité élue, elle est protection de la minorité, et de la plus petite des minorités : l’individu. On a pour habitude d’associer les droits de l’homme et les droits du citoyen. Peut-on avoir les uns sans les autres ? Il est des pays où les droits du citoyen sont méconnus sans que pour autant les droits de l’homme soient supprimés. C’est le cas de Singapour aujourd’hui. Où est le progrès qui consiste à chasser Ben Ali pour instaurer la charia ? Les libéraux ne cessent de demander la liberté dans toutes ses dimensions, mais ils peuvent ne pas mettre sur le même plan libertés individuelles et libertés publiques. Certes, conjuguer les deux est le propre des vraies démocraties. Mais admettre (au moins en façade) les libertés publiques en supprimant les libertés individuelles est une erreur dramatique. |
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La crise est inéluctable A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé. C’est ce que lui inspirent les poussées de chômage et de misère que l’Angleterre industrialisée commence à connaître à partir des années 1780. Malthus ouvre ainsi la série des économistes qualifiés de « pessimistes », et aura ainsi des disciples aussi célèbres que Ricardo, Marx et Keynes. |
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