| Le budget européen en baisse ? |
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| Écrit par La rédaction |
| Mercredi, 13 Février 2013 00:00 |
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L’accord sur une baisse globale de 3,4 % résistera-t-il au vote du Parlement ? Sommet agité à Bruxelles. Derrière les ajustements budgétaires exigés par la conjoncture se livre actuellement une véritable bataille de fond sur l’avenir de l’Union Européenne à 27. Deux positions extrêmes : celle de David Cameron, qui ne voit pas la nécessité d’une Europe dirigiste et veut la réduire à une zone de libre échange (dans la ligne libérale de Margaret Thatcher), et celle de François Hollande, qui est dans la ligne française maintenue depuis un demi-siècle, celle de Jacques Delors : organiser au niveau de l’Europe une vaste redistribution, notamment en faveur de la paysannerie française, et lancer des investissements massifs d’intérêt général. Avec quel argent ? Celui des contribuables des 27 pays, en taxant le contribuable français certes, mais avec la compensation de tirer le plus grand bénéfice de la redistribution de la cagnotte. Donc, après deux jours de négociations, les 27 ont tranché. Certains diront dans le sens voulu par David Cameron : une coupe de 40 milliards dans le budget pluriannuel 2014-2020. D’autres verront Hollande obtenant le maintien de la politique agricole commune et le rejet de la baisse drastique proposée par le président polonais de l’Union, qui voulait aller jusqu’à 120 milliards de coupes. L’affaire est loin d’être terminée. D’une part, à long terme, un budget prévisionnel de cette ampleur a tout lieu d’être révisé en cours de route dans une conjoncture plus qu’incertaine. D’autre part, dans l’immédiat, le Parlement Européen pourrait ne pas avaliser l’accord passé entre les 27 chefs d’Etat. Sans doute risquerait-il ainsi d’annihiler le succès qu’il a remporté en obtenant le principe d’un budget pluriannuel, qui affirme son indépendance à l’égard de la Commission et des Etats. Mais quand on discutera du détail des coupes budgétaires, les intérêts nationaux pourraient bien reprendre leurs droits, mais aussi les choix idéologiques sur l’avenir de l’Europe. A suivre… |
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