| Pas de réduction des déficits budgétaires sans réduction de l’Etat |
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| Écrit par La rédaction |
| Mercredi, 20 Février 2013 00:00 |
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La Cour des Comptes appelle à une réduction des dépenses, mais comment ?
Le rapport de la Cour des Comptes, remis mardi dernier au Président de la République a fait du bruit, mais nous le tenons pour un non-évènement. Le montant du déficit sera supérieur à la valeur de 3 % du PIB français : tout le monde l’a dit – et nous l’avons écrit dès le premier jour. D’une part la même illusion a été entretenue depuis dix ans, la France promettant sans cesse à ses partenaires européens de se mettre en règle avec les normes de Maastricht sans jamais y parvenir et repoussant sans cesse l’échéance aux années suivantes. D’autre part le projet de loi de finances pour 2013, comme les précédents, était basé sur une hypothèse de croissance tout à fait irréaliste. L’objectif a d’autant moins de chance d’être atteint, poursuit la Cour, qu’aucune baisse significative des dépenses n’est réellement programmée. La Cour a fait observer que miser sur la hausse des recettes fiscales pour se rapprocher de l’équilibre budgétaire était déraisonnable, or c’est ce qui a été fait depuis plusieurs exercices. Nous n’avons cessé, ici même, d’opposer la bonne et la mauvaise rigueur. La bonne rigueur, c’est celle que l’Etat s’impose à lui-même, la mauvaise c’est celle qu’il impose aux contribuables. Alors la Cour de proclamer : il faut diminuer les dépenses. Très bien. Mais comment ? La Cour « ne recommande pas de mesures nouvelles » mais elle désire voir « s’intensifier l’effort de maîtrise de la dépense publique dans l’ensemble des administrations publiques ». Réplique immédiate du gouvernement : c’est fait, nous pratiquons la MAP (modernisation de l’action publique) et les lettres de cadrage sont parties vers chacun des ministères et, bientôt, vers les collectivités locales. Donc, au total on ne s’écarte pas du politiquement correct : on va faire des « économies », du moins en affirmer l’intention. En réalité, ce n’est pas de MAP dont on a besoin, mais de SAP : suppression de l’action publique. Nous ne cessons de le répéter : la seule manière de réduire les dépenses de l’Etat est de diminuer le champ d’action de l’Etat et de transférer au secteur privé et marchand ce qui a été inutilement et coûteusement confisqué par le secteur public. Seul un programme de privatisations permettra de revenir à des finances publiques saines. Reste aux libéraux d’expliquer à l’opinion publique comment se passer de l’Etat, en France comme ailleurs. |
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Contresens sur la valeur travail Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise ! Pour Ricardo un produit qui a nécessité 10 heures de travail vaut deux fois plus qu’un produit qui n’a nécessité que 5 heures. La valeur est donc rigoureusement fixée, la valeur est « objective », ce n’est pas l’objet d’une estimation subjective ni d’un choix personnel. Le marché, la nature de l’échange et la personnalité des échangistes n’influent pas sur la valeur d’un bien. Cette conclusion est en rupture complète avec la pensée de Smith, Turgot ou Say, qui tous trois faisaient de l’échange la base de toute activité économique. Elle explique aussi comment Ricardo articulait prix et valeur : si le prix d’un produit sur le marché augmente à cause de la pression de la demande sur l’offre, il passe au-dessus de sa valeur « intrinsèque », donc il encourage l’offre à se grossir et la demande à diminuer, on revient ainsi au prix d’équilibre, conforme à la valeur objective
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