Comment le retrait de Benoit XVI a été interprété PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 20 Février 2013 00:00

La stupidité a heureusement laissé la place à l’admiration et la prière

 

Une surprise appelle toujours des commentaires surprenants.

Il y a d’abord les réactions stupides, voire scandaleuses. La remarque de François Hollande « Je n’ai pas de candidat à présenter » a été épinglée, et les Ukrainiennes de Femen se produisant dénudées dans Notre Dame de Paris auraient dû passer la nuit au poste. Beaucoup de journalistes ont pratiqué des interviews dans les rues, de sorte que l’on a entendu tout et n’importe quoi. Sur le profil du prochain pape, chacun y allait de la sienne, les uns souhaitant un Africain, les autres un Brésilien, les uns attendant un changement vers la modernité, les autres (plus rares) espérant une continuité. On a beaucoup parlé de l’Eglise catholique, souvent pour la critiquer : le Pape n’a-t-il pas cédé à des pressions au sein de la Curie, n’y a-t-il pas quelque scandale caché ? L’Eglise a-t-elle un avenir, pourquoi son hostilité à l’avortement, à l’euthanasie, à la manipulation des embryons, au mariage des prêtres, à l’ordination des femmes, etc. ? Moins on en savait, et plus on en parlait.

Quel contraste avec l’élévation d’esprit et de cœur de l’immense peuple catholique et de ses prélats ! Au cours de l’audience de mercredi matin dans l’auditorium Paul VI, Benoît XVI a remercié tous ceux qui lui ont témoigné leur sympathie et «  dont l’amour et les prières l’ont accompagné ». Et de fait, dans toutes les cathédrales églises et chapelles du monde, les fidèles, plus nombreux que jamais en ce Mercredi des Cendres, se sont unis pour rendre hommage et souhaiter une sainte retraite à ce Pape qui n’a pas été seulement le compagnon et le successeur de Jean Paul II, mais aussi le guide avisé et le grand théologien qui a conduit l’Eglise sur les chemins de la foi et de l’amour et qui a ramené au bercail beaucoup de brebis égarées. Quant au choix de son successeur, il échappe par définition à l’entendement humain, puisque l’Esprit Saint est également invité au cœur du conclave.

 

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