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Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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De l’Ascension à la Pentecôte PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 09 Mai 2016 00:00
Laïcité l www.libres.org

Nous voici entre Ascension et Pentecôte. D’un pont à l’autre, disent beaucoup de Français pour lesquels le calcul des jours sans travail est devenu plus important que le calcul des jours travaillés : à leurs yeux, le travail n’a plus de valeur, ni économique ni morale.

 

 

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Cependant, quelques demeurés, dont je suis, continuent à considérer Ascension et Pentecôte avant tout comme des fêtes religieuses chrétiennes. Je ne voudrais surtout pas vous infliger un sermon, je n’en ai ni l’intention ni la mission. Mais je trouve dans la liturgie chrétienne matière à réfléchir à l’articulation entre ces deux temps forts de la chrétienté, puisque l’Ascension annonce et appelle la Pentecôte. A mon sens, cette articulation est instructive pour tous, chrétiens ou non, croyants ou agnostiques ; elle rappelle aux hommes et femmes de bonne volonté qu’il est certes de leur devoir de s’engager de façon responsable, mais que l’engagement n’est efficace et soutenu que s’il est stimulé par des valeurs morales et spirituelles. Il faut y croire pour réussir.

Pour étayer mon point de vue, je me réfère aux textes qui sont proposés à la réflexion des Chrétiens le jour de l’Ascension : lecture des Actes des Apôtres et Evangile de Luc. [Ceux que le catholicisme indispose peuvent sauter ce paragraphe, je ne veux pas violer les consciences ni imposer mes croyances.] Or donc, l’Ascension est une triple annonce. En premier lieu le Christ quitte la terre des hommes, il n’y aura plus ni rencontre, ni manifestation physique, ni miracle, désormais ce sont les apôtres qui ont mission de prêcher la Bonne Nouvelle : qu’ils se débrouillent tout seuls. En deuxième lieu, la mission des apôtres est sans limite, ils doivent aller « jusqu’aux extrémités de la terre », il n’y a plus ni race ni nation élue, le message s’adresse à l’humanité entière. Enfin, la troisième annonce est celle de la Pentecôte : pour accomplir leur mission, les apôtres ont besoin d’être éclairés, motivés et assistés par l’Esprit Saint qui les visitera bientôt. Le lien entre terre et ciel, entre hommes et Dieu, semble rompu par l’Ascension, il est rétabli par la Pentecôte : ascendance et descendance.

Nous avons vous et moi choisi de nous engager aujourd’hui dans la promotion de la liberté. Comme les apôtres, nous acceptons la mission, à nous de convaincre et d’entraîner. Notre engagement, si modeste soit-il, est un choix remarquable alors que beaucoup de gens autour de nous ont préféré tantôt le désintérêt, le scepticisme et l’abandon, tantôt l’extrémisme – fut-il inspiré par une sainte colère. Il y a mieux à faire et nous avons choisi de montrer une autre voie.

Montrer la voie, ce n’est pas pour la réserver à une élite, à un cénacle. Trop souvent les libéraux parlent aux libéraux, ils prêchent des convaincus. Notre mission implique au contraire d’aller vers tous ceux qui sont en recherche d’un chemin, après avoir emprunté les impasses. D’aller aussi vers ceux qui, par paresse ou ignorance, sont attirés vers les autoroutes médiatiques, mirages et promesses sans lendemain. Cet impératif d’universalité est exigeant : il faut adapter son langage, ses démonstrations, écouter les insatisfactions, accepter le débat. Mais il est aussi un atout : les gens à qui nous nous adressons comprennent que nous ne roulons pas pour la droite ou la gauche, pour tel parti ou tel candidat. Ceux qui croient en l’homme providentiel ne nous suivront pas, mais ils seront dans quelques mois déçus, comme toujours. « Aide-toi le ciel t’aidera » : les solutions providentielles et l’Etat Providence sont des leurres, il faut sortir de l’ornière et voir autrement.

C’est là que réside notre force profonde : la référence au libéralisme, la foi que nous avons dans les valeurs de liberté, de responsabilité, de dignité de la personne humaine. Je ne cesse de le dire, parce que c’est le nœud du succès ou de l’échec des idées libérales : la conquête du pouvoir n’est pas un objectif, c’est un moyen. Ce ne sont pas des catalogues de mesures qui nous sortiront du cataclysme collectiviste et dirigiste, mais une stricte application des principes libéraux. Et ce n’est pas la seule dimension économique du libéralisme qui nous sauvera, c’est aussi sa dimension sociétale et morale. Vaincre la crise, retrouver la croissance ne peuvent s’imaginer sans une libération totale des initiatives, sans une confiance dans l’esprit d’entreprise, mais aussi sans la recherche de l’harmonie, dans le respect des autres et de soi-même. Miracles de la liberté : il faut y croire.

Il est vrai que, pour les apôtres témoins de l’Ascension et pour les Chrétiens depuis deux millénaires, ils pouvaient y croire. A cause de la bonne nouvelle, de la beauté du message du Christ, mais aussi parce qu’avant l’Ascension et la Pentecôte il y aura eu Pâques, l’acte fondateur de la Chrétienté.

Prosaïquement et laïquement, disons-nous que l’heure de l’engagement a sonné, que l’appel à la liberté doit être diffusé à tous les hommes et femmes de bonne volonté, et que l’appel sera d’autant mieux reçu que nous-mêmes cultivons l’espérance éclairée par la foi.

En France les trains roulent à gauche. Quand ils roulent…

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