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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Le monétarisme de l’école de Chicago

« L’anti-Keynes » : ainsi a-t-on qualifié Milton Friedman, bien que Keynes ait été contesté dès les années 1930 par l’école autrichienne.

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Violence publique, violence privée PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 23 Mai 2016 00:00
La France en panne sèche l www.libres.org

Nous Français sommes un peuple riche : nous pouvons cumuler les violences : la violence publique, exercée par l’Etat spoliateur, régulateur, verbalisateur, et la violence privée, utilisée à bon escient par la CGT et autres terroristes sociaux.

 

 

 

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Nous avons une fois de plus à subir les assauts de ces braves gens. Après avoir envahi nos places, nos rues, nos journaux et nos écrans, les adversaires de la « loi travail » se sont livrés à un jeu dont on avait perdu la mémoire : le blocage des raffineries. D’autres formes de lutte prolétarienne et de défense des acquis nous sont davantage familières : grèves des cheminots, des pilotes, des contrôleurs aériens, occupation de Notre Dame des Landes, barrages aux péages d’autoroute, barricades de pneus, démontages de grandes surfaces. Mais la pénurie de carburant nous renvoie aux plus belles heures passées. Il est vrai que nous n’avons été victimes que d’une gêne passagère et locale : Monsieur le Ministre des Transports nous a assurés dimanche qu’il n’y avait pas de pénurie.

Nous pouvons en effet faire confiance à notre gouvernement. En l’occurrence il a montré tout son savoir faire en matière de maintien de l’ordre et de liberté de circuler : quelques dizaines de militants ont fait reculer la police, la gendarmerie, l’armée – mais elles n’avaient pas mission d’intervenir. Dans quelques pays, sans doute fascistes, il aurait fallu une demie heure pour faire reculer ces fiers à bras. Chez nous il y a plus grave : l’Etat apporte tous les jours la preuve de son incapacité et ridiculise la France pour la plus grande joie des barbares qui veulent nous détruire.

Nous en venons ainsi aux choses sérieuses : l’existence de l’Etat. Tout groupe humain, quelle que soient sa taille et sa vocation, cherche à se garder des agressions extérieures. Certes la manière forte, que nous appellerons violence, n’est pas toujours indispensable, mais on y recourt assez naturellement dans bien des circonstances. Les siècles qui ont suivi l’éclatement de l’Empire Romain d’Occident ont été marqués par la disparition de tout pouvoir politique. Apeurées, les populations ont cherché des protecteurs locaux : ainsi naquit la féodalité, forme de défense collective qui se révèlera encore plus efficace lorsque le territoire collectif se sera étendu par jeu d’alliances, et lorsque le matériel de combat deviendra de plus en plus performant mais coûteux. Alors s’est ouverte la parenthèse de l’Etat.

L’Etat a donc pour attribut de détenir le monopole de la violence sur le territoire qu’il gouverne. Il doit donc réprimer toute violence privée : nul ne peut attenter à la personne ou au bien d’un membre de la communauté placé sous son autorité. La légitimité de l’Etat, c’est la garantie et le maintien de la paix. Bien évidemment Hobbes avait compris la faille du système. Puisqu’il est le seul à exercer la violence et à posséder les armes nécessaires, l’Etat ne va-t-il pas abuser de son pouvoir ? Le monstre du Léviathan peut détruire la liberté individuelle. Mais, tout compte fait, Hobbes préférait subir la violence du gendarme que celle du voisin, et il a pris le risque du Léviathan. Tel n’a pas été le choix des pères du libéralisme, et en particulier de Locke, de sorte que la possession d’une arme a été inscrite comme un droit individuel par le deuxième amendement de la Constitution américaine (1791). Le Léviathan est donc sous menace des droits individuels, avec des citoyens décidés à les faire respecter. Voilà un acquis libéral bien plus important que n’importe quel acquis social.

Nous vivons en France un drame, qui est celui de l’explosion de la violence, sous toutes ses formes. C’est la violence dans la rue, aux portes ou au sein des entreprises. C’est la violence sur la route. C’est la violence à l’école. Passe encore quand cette violence est instinctive, limitée. Mais pouvons-nous tolérer une violence organisée ? Il y a évidemment un moment où cette violence privée défie la violence d’Etat. Voici donc notre situation présente : nous sommes assujettis des deux côtés : d’un côté, nous entretenons à grands frais les agents de la violence publique ; de l’autre, nous subissons les insupportables manifestations de la violence privée.

Il sera bientôt temps de fermer la parenthèse des Etats : la formule n’est plus adaptée. Un grand marché s’ouvre déjà pour les entreprises de sécurité et les armées de mercenaires.

En France les trains roulent à gauche. Quand ils roulent…

L’actualité ferroviaire et sociale nous inviterait à croire que les cheminots, la CGT de Martinez, le Mélanchon et les frondeurs sont les derniers vestiges de la gauche. Emmanuel Macron nous invite à croire que cette gauche française a perdu la partie. Notre pays serait-il prêt à rouler à droite, comme le font les usagers de la route ?

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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