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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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La CGT : cinquième colonne ou chant du cygne ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 25 Mai 2016 00:00

Une fois cette semaine passée, que va faire Philippe Martinez ?

 

 

Il peut aller jusqu’à l’ultime affrontement, ou abandonner la partie. Il est certain en tous cas que cette semaine sera décisive pour la paix civile et sociale, et pour l’avenir du syndicat insurrectionnel. Deux jours de grève de cheminots, grève partielle de la RATP : sans doute de quoi paralyser le pays et nuire aux Français, notamment Franciliens, mais pas de grève générale à laquelle appelle pourtant Philippe Martinez.

En fait, il y a contraste entre le bruit de la CGT et la puissance de la CGT.

 

Le bruit de la CGT

Il a été assourdisant, amplifié par les médias et le gouvernement.

Les journaux télévisés ont présenté une France en état de guerre civile, avec des syndicalistes décidés, révoltés par les attaques dont ils se disaient victimes, et des forces de l’ordre bien visiblement déployées. Dans ce décor de pneus brûlés, de boucliers alignés, la CGT est passée pour victime de l’arbitraire et gardienne de la démocratie.

Il faut toutefois tendre l’oreille pour saisir quelques détails. Ainsi en est-il des « votes » qui ont décidé « la grève » dans les raffineries. A Notre Dame de Gravenchon sur 2.000 salariés, 20 ont refusé de reprendre le travail. Commentaire Martinez (Bourdin, BFM TV ce matin) : c’est le vote des salariés qui légitime notre action, nous sommes victimes de l’entêtement d’un gouvernement qui ne respecte pas la démocratie en imposant la loi travail. A Fos sur Mer, 200 manifestants bloquent la raffinerie, et les gendarmes n’ont aucun mal à les disperser : interviews sur les violences policières et appel à tous les travailleurs de se solidariser par la grève générale pour le pouvoir d’achat et la sauvegarde du droit du travail. C’est la France des travailleurs qui se dresse contre la France des politiciens, de ceux qui trahissent leurs promesses et la classe ouvrière.

Quant au gouvernement, sa « communication » n’a pas calmé le jeu. Pendant trois semaines il a laissé s’installer le désordre, le pillage, alors même qu’il déclare le pays en état d’urgence. Jour après jour son crédit s’est effondré, au point de voir une voiture de police brûlée et ses occupants agressés sans merci. C’est au point que les policiers à leur tour ont manifesté : quis ipsos custodes custodet ? Le spectacle est celui de la débandade totale et de réactions de Clochemerle : quotas de carburant aux pompes, déviations, contraventions.

 

La puissance de la CGT

Pour autant, que restera-t-il de la CGT au lendemain de cette triste aventure ? Elle se retrouvera isolée puisque la FO de Mailly n’a pas suivi l’escalade de la violence. Elle n’aura pas reconquis un électorat et dégringolera dans les scrutins du printemps 2017.

Alors, pourquoi cette tactique insurrectionnelle ?

C’est précisément que la CGT a vu dans la loi travail une grosse épine dans son gros pied. Privée d’adhérents et d’adhésion – sauf dans quelques rares confédérations comme la chimie, la CGT n’a de véritable potentiel qu’au niveau de son état-major, et de quelques grandes branches. Si la loi autorise les salariés à négocier avec leurs employeurs au niveau de l’entreprise, le siège de la CGT sera vide ; d’ailleurs 95 % des entreprises privées n’ont pas de délégation syndicale ! Donc, c’est la survie de la CGT qui est en cause.

Reste enfin le spectaculaire chantage exercé sur le pays et l’économie. Le coût approchera pour la semaine quelque 900 millions d’euro directement, et bien davantage en termes commerciaux, avec la déconvenue des clients et des fournisseurs. Le dommage aura été causé par moins de 5.000 Français, terrorisant leurs compatriotes. On appelait cela il y a un siècle  « la cinquième colonne », les ennemis de l’intérieur, les combattants de l’ombre. Cette cinquième colonne s’est illustrée pendant la guerre d’Algérie, en prêchant la désertion, en abritant les poseurs de bombes, en trompant l’opinion publique. Faudra-t-il encore la supporter longtemps ? En France la barbarie n’est pas le monopole des djihadistes.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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