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Baroud d’honneur ? PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 15 Juin 2016 00:00

La manifestation de la CGT et de FO n’a rien eu d’honorable

 

 

Philippe Martinez et Jean Claude Mailly ont été irrités par ceux qui ont présenté la manifestation de ce mardi comme un « baroud d’honneur ». Ils ont eu raison. Il n’y avait rien d’honorable.

La fréquentation n’avait rien d’honorable. La CGT a annoncé 1.300.000 manifestants, mais en additionnant tous les défilés de la France entière, et en ajoutant sans doute aussi les hooligans russes, anglais de Marseille et d’ailleurs. La préfecture de police de Paris a mesuré 80.000 manifestants dans la capitale. Comme il n’y a pas eu de prise de vue aérienne du défilé parisien, il est difficile de savoir où est la vérité. Mais les images retransmises dans les médias n’avaient rien de commun avec ce qu’on avait pu voir en 1984 (liberté scolaire), 2013 (manifs pour tous), 2015 (Charlie Hebdo, Bataclan).

Le déroulement de la manifestation n’a pas été non plus très honorable. Plusieurs centaines de casseurs, aucun service d’ordre de la CGT, des affrontements violents avec les forces de l’ordre, l’hôpital Necker attaqué : des scènes de guerre civile. Les Français n’en veulent plus, voilà quatre mois que ça dure.

Le mobile de la manifestation était-il au moins honorable ? Il n’était ni opportun ni clair ni démocratique. Retrait de la loi El Khomri ? Elle est pourtant bien timide, surtout après les changements apportés par le gouvernement pour éviter le « passage en force » auquel il s’est finalement résolu. D’ailleurs Martinez ne parle-t-il pas maintenant de négociations plutôt que d’annulation ? La vraie motivation n’a jamais été dévoilée : la CGT n’est plus représentée dans les entreprises privées petites et moyennes (et rarement dans les grandes) de sorte qu’elle serait exclue du jeu en cas d’ « inversion de la hiérarchie des normes ». Tant que les normes sont posées au niveau national (confédéral) ou de la branche, la CGT peut disposer de négociateurs de poids, au niveau local ce n’est plus possible. Enfin la démarche des syndicats contestataires n’est pas démocratique : ce sont les élus du peuple et non les chefs syndicaux qui font la loi.

L’idéologie dominante de la manifestation n’est pas davantage honorable : la lutte des classes est prétexte à dresser de façon mensongère et violente les prolétaires contre les capitalistes, les salariés contre les patrons, les esclaves contre les maîtres, les pauvres contre les riches. Peut-on bâtir une nation sur ces bases ?

En fait, Martinez et Mailly rejetaient le « baroud d’honneur » parce que l’expression laissait entendre que cette manifestation était la dernière, que la grève était terminée, et que les syndicats contestataires avaient définitivement perdu la partie.

Dans son éditorial « la CGT n’a pas de chance » Jacques Garello prenait peut-être ses désirs pour des réalités : la CGT aurait-elle perdu la partie, battue par les inondations, l’Euro 2016 ?

La malchance s’est poursuivie : les hooligans d’abord, puis l’horreur du crime de Magnanville ont distrait l’opinion publique et les médias. Il est vrai aussi que la grève n’a pas été aussi « générale » que le souhaitait la CGT. Les syndicats réformistes ont le vent en poupe, la CFDT est maintenant l’objet de critiques, mais aussi d’attaques et d’agressions violentes de la part des gros bras de la CGT. En recourant à la terreur, la CGT avoue sa faiblesse, sa rupture avec la base. En défilant avec une cohorte de gauchistes, altermondialistes, indignés et anarchistes (appelés parfois « libertaires »), la CGT perd le contrôle de ses actions. Elle était citadelle, elle est devenue ramassis.

Son seul espoir, c’est de sauver ce qui peut l’être à l’occasion des élections sociales qui se dérouleront entre décembre 2016 et mai 2017. Les résultats déterminent le montant des subventions perçues par les diverses centrales ; premier syndicat jusqu’à présent la CGT pourrait perdre quelques millions d’euros. Sans tenir compte des financements occultes dénoncés par le rapport Perruchot (enterré par les députés !), les fonds que l’Etat alloue aux organisations syndicales n’ont aucune justification : ce privilège doit disparaître.

Le Parti Communiste a disparu de la scène électorale. La CGT, dernier bastion du communisme, va-t-elle enfin disparaître de la scène syndicale ? Le baroud d’honneur a peut-être eu les accents d’un chant du cygne.

 
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Au sommaire du n°1351 du 7 février 2018

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