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Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

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Le monétarisme de l’école de Chicago

« L’anti-Keynes » : ainsi a-t-on qualifié Milton Friedman, bien que Keynes ait été contesté dès les années 1930 par l’école autrichienne.

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Les Libéraux : un programme pour rien PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 05 Juillet 2016 00:00

Ou, si l’on préfère, un programme pour Sarkozistes

 

 

Samedi dernier le parti appelé « Les Républicains » nous a offert un spectacle captivant sur le thème « Demandez le programme ». Pour que les spectateurs soient tenus en haleine, le texte de ce programme n’a été communiqué que la veille du vote proposé aux membres dudit parti.

370 pages à analyser et à juger en moins de 24 heures : une exercice de haut style. Hervé Mariton n’a eu aucun mal à dénoncer ce déni de démocratie. Nicolas Sarkozy l’a contré sous les applaudissements du public en prenant un chemin de traverse : il n’a retenu qu’un seul point susceptible de diviser les électeurs : l’acquisition de la nationalité française en vertu du droit du sol ou du droit du sang. C’était, une fois de plus, se moquer de ceux qui ne pensent pas comme lui. Mariton, et c’est normal, a voté contre.

Le Maire n’est pas venu salle de la Mutualité où se tenait l’évènement. Alain Juppé et François Fillon sont intervenus à la tribune pour dire qu’ils ne voteraient pas, puisque ce programme ne saurait lier un candidat à la République qui, comme c’est normal, a son propre programme. Ils ont poliment mais clairement laissé entendre que bien des points du programme leur convenaient, mais qu’ils n’acceptaient en aucune façon d’endosser le texte.

Avec le recul du temps, François Fillon interrogé par Jean Jacques Bourdin sur BFM TV lundi matin, a été plus véhément. D’une part, le texte est une pétition de principe qui ne donne aucune orientation concrète de la politique à suivre. Diminuer les dépenses publiques de 100 milliards d’euros par an, c’est bien, mais comment y parvenir? Aux yeux de François Fillon, qui tient chaque jour un langage un peu plus libéral, le programme est approximatif et, surtout, il élude plusieurs réformes à ses yeux essentielles :

1° mettre fin à l’idée de partenariat social, devenu une affaire de « professionnels », du coté des syndicats comme du patronat, et instaurer le dialogue social au niveau de l’entreprise par priorité, au lieu de mener les négociations au niveau interprofessionnel ou de la branche – c’est ce qui était le contenu de la loi El Khomri avant qu’elle n’ait été vidée de sa substance ; au demeurant la représentation syndicale limitée à un monopole de présentation par cinq syndicats issus de la Résistance est illégitime ; il faut supprimer ce monopole.

2° mettre fin à une fiscalité trop progressive, qui pénalise l’entreprise, l’investissement et l’épargne. François Fillon a rappelé que Michel Rocard, en créant la CSG, avait voulu que cette contribution soit payée par tous, et proportionnellement.

3° diminuer le nombre de fonctionnaires, et en particulier ceux qui opèrent dans les collectivités territoriales et dans les hôpitaux. La France, a-t-il rappelé, a dix fois plus de fonctionnaires que l’Angleterre. Evidemment, il ne s’agit pas de mettre des centaines de milliers de personnes au chômage, mais de les intégrer dans des entreprises mieux placées que l’administration pour exercer des missions de service public.

François Fillon, tout comme Hervé Mariton, a un programme libéral, au moins sur les principaux sujets. Comme Alain Juppé ou Bruno Le Maire, ils rejettent l’idée même d’un programme de parti. Tous nos candidats ont enfin compris ce qu’il faut changer en France : la vie politique dominée par des appareils de parti. Seul à ne pas être d’accord : Sarkozy puisque lui, au moins, a son parti…mais qui se vide de ses adhérents et de toute substance.

 

 
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Au sommaire du n°1323 du 23 mai 2017


Editorial : Garder son sang froid

Conjoncture : Etat actionnaire : des privatisations en vue ?

Actualité  : Les Etats-Unis de retour au Moyen Orient

Spécial présidentielles  : Ce qui attendrait les Français après le 18 juin - La guerre du Code du Travail n’aura pas lieu - Hausse de la CSG : inefficace et injuste - Le programme des Républicains est-il attrayant ?

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