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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

36 pages, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Les Libéraux : un programme pour rien PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 05 Juillet 2016 00:00

Ou, si l’on préfère, un programme pour Sarkozistes

 

 

Samedi dernier le parti appelé « Les Républicains » nous a offert un spectacle captivant sur le thème « Demandez le programme ». Pour que les spectateurs soient tenus en haleine, le texte de ce programme n’a été communiqué que la veille du vote proposé aux membres dudit parti.

370 pages à analyser et à juger en moins de 24 heures : une exercice de haut style. Hervé Mariton n’a eu aucun mal à dénoncer ce déni de démocratie. Nicolas Sarkozy l’a contré sous les applaudissements du public en prenant un chemin de traverse : il n’a retenu qu’un seul point susceptible de diviser les électeurs : l’acquisition de la nationalité française en vertu du droit du sol ou du droit du sang. C’était, une fois de plus, se moquer de ceux qui ne pensent pas comme lui. Mariton, et c’est normal, a voté contre.

Le Maire n’est pas venu salle de la Mutualité où se tenait l’évènement. Alain Juppé et François Fillon sont intervenus à la tribune pour dire qu’ils ne voteraient pas, puisque ce programme ne saurait lier un candidat à la République qui, comme c’est normal, a son propre programme. Ils ont poliment mais clairement laissé entendre que bien des points du programme leur convenaient, mais qu’ils n’acceptaient en aucune façon d’endosser le texte.

Avec le recul du temps, François Fillon interrogé par Jean Jacques Bourdin sur BFM TV lundi matin, a été plus véhément. D’une part, le texte est une pétition de principe qui ne donne aucune orientation concrète de la politique à suivre. Diminuer les dépenses publiques de 100 milliards d’euros par an, c’est bien, mais comment y parvenir? Aux yeux de François Fillon, qui tient chaque jour un langage un peu plus libéral, le programme est approximatif et, surtout, il élude plusieurs réformes à ses yeux essentielles :

1° mettre fin à l’idée de partenariat social, devenu une affaire de « professionnels », du coté des syndicats comme du patronat, et instaurer le dialogue social au niveau de l’entreprise par priorité, au lieu de mener les négociations au niveau interprofessionnel ou de la branche – c’est ce qui était le contenu de la loi El Khomri avant qu’elle n’ait été vidée de sa substance ; au demeurant la représentation syndicale limitée à un monopole de présentation par cinq syndicats issus de la Résistance est illégitime ; il faut supprimer ce monopole.

2° mettre fin à une fiscalité trop progressive, qui pénalise l’entreprise, l’investissement et l’épargne. François Fillon a rappelé que Michel Rocard, en créant la CSG, avait voulu que cette contribution soit payée par tous, et proportionnellement.

3° diminuer le nombre de fonctionnaires, et en particulier ceux qui opèrent dans les collectivités territoriales et dans les hôpitaux. La France, a-t-il rappelé, a dix fois plus de fonctionnaires que l’Angleterre. Evidemment, il ne s’agit pas de mettre des centaines de milliers de personnes au chômage, mais de les intégrer dans des entreprises mieux placées que l’administration pour exercer des missions de service public.

François Fillon, tout comme Hervé Mariton, a un programme libéral, au moins sur les principaux sujets. Comme Alain Juppé ou Bruno Le Maire, ils rejettent l’idée même d’un programme de parti. Tous nos candidats ont enfin compris ce qu’il faut changer en France : la vie politique dominée par des appareils de parti. Seul à ne pas être d’accord : Sarkozy puisque lui, au moins, a son parti…mais qui se vide de ses adhérents et de toute substance.

 

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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