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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Le G20 est-il cohérent ? PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 06 Septembre 2016 00:00

Le G 20 vient de se réunir à Hangzhou, en Chine, dernier G20 pour Hollande, a-t-on dit ! Ce qui ressort de cette rencontre est assez incohérent : d’un côté, un désir confirmé de sauver la croissance. Depuis la crise de 2008 il ne cesse de rappeler les bases inéluctables de toute croissance : les dépenses publiques. Mais d’un autre côté le G 20 craint une nouvelle flambée de protectionnisme. Ici on attaque le système marchand, là on défend le marché mondial. En fait le G 20 est une instance politique, pour ne pas dire idéologique.

 

La relance

Commençons par sauver la croissance. Keynes a inventé la politique adéquate. Elle part d’un constat : l’économie de marché, laissée à sa seule logique, ne peut pas éviter la crise et le chômage massif, l’Etat est donc là pour venir au secours des populations. En fait, Keynes n’a fait que décliner des idées sur « la crise » qui courent de Malthus à Marx : le capitalisme, c’est la crise.

Ecoutons Keynes : dans une économie de marché, quel est le moteur ? C’est la dépense : quand les consommateurs se décident à acheter, il y a plus de commandes, donc plus de travail pour les entreprises : naturel, n’est-ce pas ? Mais où les consommateurs prennent-ils leur argent ? En produisant. Leur pouvoir d’achat vient donc de leur contribution à la création de richesses. Double malheur : d’une part, les consommateurs qui sont réellement riches épargnent trop et freinent la dépense globale ; d’autre part, les salariés sont sous-payés par les entrepreneurs.

Evidemment, il n’y a pas la moindre réalité dans cette analyse, sauf si l’on accepte la thèse de l’exploitation et de l’aliénation du prolétariat par la classe bourgeoise propriétaire du capital, et si l’on croit que l’épargne est une fuite définitive dans le circuit, la cassette enterrée par Harpagon. Mais qu’importe : l’Etat va compenser par ses dépenses publiques « l’insuffisance de la demande globale spontanée », et pour le financement on va battre monnaie, c’est un droit régalien !

La relance de la relance

Ces fariboles des années 1930, qui avaient séduit Hitler et tous les socialistes de l’époque, avaient été mises au rencart quand la science économique est devenue un peu plus sérieuse et a cessé d’être un instrument de pure propagande politique. Dans les années 1970, le navire keynésien a coulé. De deux côtés, le monétarisme de l’école de Chicago menée par Friedman, et l’école autrichienne menée par Hayek et Mises, on a tiré un trait sur les politiques de relance. Les Etats-Unis auront 20 ans de croissance ininterrompue à partir des « Reaganomics » : c’est l’offre, et non la dépense, qui est le moteur, c’est la libération des entreprises et la réduction des dépenses et des déficits publics qui garantissent le plein emploi.

Mais vient la crise financière de 2008. Quelques hommes politiques par ignorance ou par idéologie reprennent l’antienne de la « crise du système ». Le duo Obama-Sarkozy donne le ton, recommande une politique de relance et une injection mondiale de monnaie pour faire redémarrer la dépense, permettre à la dépense publique de se développer sans crainte de déficits, financés par un endettement allégé par des taux d’intérêt proches de zéro, voire négatifs.

Que s’est-il passé en Chine ?

Si l’on suit notre analyse, rigoureusement rien. Le G20 répète inlassablement la leçon apprise contre le système capitaliste. « Le G20 veut relancer la croissance grâce aux dépenses publiques et à l’innovation » (Figaro, 5 août). Les politiques de relance monétaire accompagnent les réformes structurelles (Les Echos, 6 août). Comment donc peut-on relancer (donc dépenser) et réduire les déficits en même temps ? Les « experts » de l’OCDE et du FMI ont été les plus chauds partisans de la relance : c’est ce qu’ils font depuis la nuit des temps.

Mais à Hangzhou le G 20 a à nouveau condamné le protectionnisme commercial et a encouragé Américains et Européens à accélérer les négociations du TTIP ; exactement ce que les populistes européens et les électeurs de Donald Trump rejettent. On passe d’un non-sens à un autre...

La vérité, c’est que les Etats sont les meilleurs fossoyeurs de l’économie de marché. Ils aiment bien passer pour les sauveurs de la croissance et aller dans la voie de la facilité, mais ils se demandent comment continuer à croître si les échanges internationaux se réduisent. Nous sommes en 1930. Capitalisme de connivence, capitalisme d’incohérence.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
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Connaissance du libéralisme :
La transmission de la propriété
Lu pour Vous :
La tyrannie de la redistribution


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