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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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Le vote harki PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 27 Septembre 2016 00:00

L’Etat Providence rend impossible toute assimilation

 

S’il est sincère notre Président aura au moins découvert quelque chose en cinq ans : le seul progrès qu’il ait fait. Si son discours n’a eu d’autre but que de cibler le vote harki, qui pourrait être aussi un vote musulman, il récidive de façon éhontée après l’indécence de la cérémonie à la mémoire des victimes des attentats. D’ailleurs, les compétiteurs n’ont pas voulu être en reste et se sont précipités aux côtés de François Hollande, pour bien signifier qu’il n’avait pas le monopole de l’ignominie.

C’est peut-être l’occasion de rappeler une page de l’histoire de France qu’il vaudrait mieux déchirer pour que les enfants des écoles de la République ne puissent pas la lire. Car la pire des ignominies a bien été commise en 1962.

Ce ne sont pas 70.000 mais 120.000 harkis environ et 10.000 « Européens » qui ont été massacrés en Algérie « indépendante » entre juillet et décembre 1962. 70.000, c’est le chiffre que des officiers français dignes de ce nom ont réussi à rapatrier sur le sol français, ils seront parfois punis et cassés pour cette initiative rédemptrice et humanitaire. Quant aux conditions d’accueil dans « les camps », elles ont été loin d’être humanitaires. Combattant jusqu’au dernier moment pour l’Algérie Française dans son maquis de l’Ouarsenis, le Bachaga Boualem, lui-même réfugié avec sa grande famille à Mas Thibert, n’a cessé d’œuvrer pour faire cesser le scandale des cinq camps de regroupement qui étaient en fait d’ignobles camps de prisonniers (interdiction d’en sortir, baraquements reconnus insalubres, communications interdites). Le silence et l’indifférence des hommes politiques au pouvoir et des médias ont été criminels. Jusqu’à François Hollande, aucune voix « autorisée » ne s’est faite entendre.

Appartenait-il à un homme de gauche de rappeler ce martyre des harkis ? Communistes et socialistes s’étaient ligués contre la présence de la France en Algérie. Il est vrai qu’il a appartenu à De Gaulle de mettre fin à la présence des Français en Algérie. Il n’appartenait pas davantage à un homme de droite, Nicolas Sarkozy, d’aller s’excuser auprès des chefs barbares en poste à Alger depuis cinquante ans pour tout le mal que les Français auraient fait subir au « peuple algérien ». Sans doute le peuple algérien ne comprenait-il pas le peuple des harkis, qui avaient fait le mauvais choix : celui de la France.

Mais trêve de naïveté : la démonstration a été faite que tous les moyens sont bons pour piper les voix. Et le meilleur moyen est de couvrir les électeurs de privilèges, d’allocations ou de discours émouvants et gratifiants – comme ceux qui se succèdent en ce moment.

Alors, il ne faut pas négliger le vote harki, ni le vote pied-noir, ni le vote musulman, ni le vote ouvrier, ni le vote paysan, ni le vote routier, ni le vote pilote, ni le vote cheminot, ni le vote alstom,… ce que vous voudrez, avec l’argumentaire approprié.

Les échéances électorales, qui pourtant définissent en théorie la démocratie, ne nous valent trop souvent par les temps qui courent que surenchères démagogiques. Aujourd’hui les drames humains sont eux-mêmes devenus affaires électorales. Messieurs les Présidents, messieurs les candidats : n’ajoutez pas l’indécence à l’incompétence.

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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