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Syrie : la Russie diplomatiquement isolée PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 12 Octobre 2016 00:00

Sujet de tensions politiques électorales, menace pour la paix mondiale ?

 

La Russie a été officiellement désavouée par l’ONU. Poutine a refusé de stopper les raids aériens sur Alep. Les « rebelles », opposants à Assad, qui occupent le quartier centre est de la ville historique depuis deux ans, sont écrasés sous les bombes, mais ils ont du mal à offrir la moindre résistance aux forces armées syriennes loyales, et la population qui vit dans cette partie de la ville supporte de plus en plus mal la présence des rebelles, pour lesquels sa sympathie est allée déclinant tout au long des combats. La bataille d’Alep est donc sur le point de se terminer par une victoire du gouvernement de Damas, et Poutine veut aussi en faire sa propre victoire, démontrant qu’il est le maitre de la situation au Moyen Orient. Au fur et à mesure que ses échecs économiques se multiplient, Poutine a besoin de victoires militaires, et visiblement la population Russe, récemment consultée lors des élections législatives,  l’encourage en ce sens : la nostalgie de la Grande Russie est toujours présente dans les esprits.

Mais l’affaire fait des dégâts collatéraux dans beaucoup de pays, pourtant éloignés de la Syrie. Aux Etats-Unis, la campagne électorale qui se radicalise permet à Donald Trump de mettre Obama et son ancienne Secrétaire au Département d’Etat en accusation. En choisissant de soutenir les rebelles et de rechercher la chute d’Assad, la diplomatie américaine n’a fait qu’embrouiller les cartes. Au lieu de s’attaquer réellement à Daesh, les Etats-Unis tiennent pour prioritaire le renversement de la dictature de Damas. L’idée qu’Obama a été à l’origine de l’explosion au Moyen Orient est de plus en plus répandue dans la presse américaine et une partie de l’opinion publique. En France, le même débat est ouvert. En adoptant la même ligne que les Américains et la Grande Coalition, l’ennemi déclaré est-il Assad ou Daesch ? Parmi les candidats aux primaires, Alain Juppé vient à nouveau de condamner le bombardement d’Alep comme un crime contre l’humanité et évoque les bombes russes qui ciblent les hôpitaux, tandis que François Fillon voit dans l’alliance entre Poutine et Assad la seule façon de sauver les Chrétiens d’Orient : la dictature est moins infâme que le totalitarisme islamique. Le débat dans notre pays se diffuse compte tenu des nouvelles tensions en Libye et la poussée des islamistes dans le Sahel et vers l’Afrique Centrale et le Nigéria. Le fantôme de l’URSS occupe à nouveau les esprits.

L’affaire peut-elle s’envenimer au point de présager d’un nouveau conflit mondial ? C’est évidemment une hypothèse à couper le souffle, quand on imagine un conflit entre puissances militaires équipées d’armes nucléaires, capables d’évoluer sur des théâtres d’opération aussi diverses que les océans, la Méditerranée, le continent européen. Et que resterait-il de la mondialisation économique et du libre échange jusqu’à présent porteur de paix et de compréhension entre les peuples, qu’on le veuille ou non ?

Hélas l’enjeu vaut qu’on se pose sérieusement la question. N’oublions pas que le pacifisme bêlant et régnant au sein de la SDN était encore la mode diplomatique dominante en 1938, date de l’Anschluss, un an avant la deuxième guerre mondiale. Pour quelques observateurs les discours de John Kerry et de son homologue russe Serguei Lavrov ont des accents de guerre froide. Mais quel est la puissance la mieux placée ? Tandis que le peuple américain est divisé sur une intervention nouvelle, le peuple russe est derrière son tsar. Tandis qu’aux Etats-Unis Obama ne peut décemment pas partir en guerre à quelques semaines de la fin de son mandat (il n’aurait pas l’autorisation du Congrès républicain), et que l’une et l’autre de ses successeurs n’ont pas évoqué le renforcement de la présence armée US au Moyen Orient (et pas même pour la reconquête de Mossoul), Poutine est dans une dynamique de l’attaque. Mais il en fait juste assez pour s’imposer localement et dans son environnement immédiat (y compris Ukraine et Géorgie), sans avoir les moyens d’aller provoquer une guerre mondiale.

 
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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


Editorial : Les abstentionnistes avaient leurs raisons

Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

Actualité  : Theresa May à Paris

Spécial présidentielles  : Bayrou citoyen - Déjà un député en infraction - Pour comprendre la pensée d’Emmanuel Macron

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