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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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Le Prix Nobel distingue-t-il des lauréats de qualité ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 12 Octobre 2016 00:00

Oui et non : tout dépend des disciplines…et des lauréats !

 

En quelques jours plusieurs prix Nobel viennent d’être décernés. Ils apportent sans doute célébrité et argent (quelque 800.000 euros) mais sont-ils révélateurs d’une grande contribution aux progrès de la science et au service de l’humanité ?

Il faut éliminer tout de suite le très folklorique Nobel de la Paix, décerné vendredi dernier au Président de la République Colombienne Juan Manuel Santos «  pour ses efforts en faveur du processus de paix avec les FARC ». Dimanche 2 octobre le peuple colombien dit non au referendum de paix avec les FRAC proposé par le Président, le vendredi 7 octobre le Président reçoit le prix Nobel. Il faut se rappeler que les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, créées en 1964 par le parti communiste ont accumulé depuis lors massacres par milliers, enlèvements avec rançons ( Ingrid Betancourt), trafic de drogues, enfants soldats et autres facteurs de paix. Santis se proposait de les réintégrer dans la vie publique colombienne, leur réservant des sièges au parlement et amnistiant tous leurs crimes. Mais le Nobel de la Paix a toujours été, surtout depuis 1945, attribué souvent à des personnalités politiques au profil très particulier : Le Duc Tho (1973) livrant l’Indochine au Viet Minh, Yasser Arafat (1994), Jimmy Carter (2002), Al Gore (2007), Obama (2009) et, mauvaise plaisanterie, l’Union Européenne (2012). Qu’il y a loin de la qualité des deux premiers prix Nobel : Henry Dunant pour l’invention de la Croix Rouge et Frédéric Passy, économiste libéral prêchant pour le libre échange, facteur de compréhension entre les peuples.

Concernant les sciences de la nature, les lauréats en physique, chimie, médecine, sont en général à l’origine de découvertes décisives. On peut se féliciter de la distinction reçue vendredi dernier également par Jean Pierre Sauvage, chercheur en chimie au CNRS de Strasbourg.

Pour les sciences de l’homme, les Nobel de littérature et d’économie sont…à la tête du client, et ne permettent pas de déceler une ligne bien nette de la part des jurés Nobel. En littérature Albert Camus n’était pas Jean Paul Sartre, pas davantage que Mario Vargas Llosa n’était Pablo Neruda. Quid en économie, don le Nobel a été créé en 1969 ?

Pendant presque vingt ans le Nobel est allé à des économistes plutôt libéraux, appartenant à l’école de Chicago ou à l’école autrichienne : Hayek, Friedman, Becker, Buchanan, Coase, Schultz, Stigler, Lucas, Smith, Stiegler, North, Phelps, Olstrom, Williamson, sont les plus connus ; la Société du Mont Pèlerin, aréopage des intellectuels libéraux du monde entier, s’est enorgueillie de la présence de huit Nobel parmi ses membres. Il y avait pourtant des fantaisies : en 1974, Hayek a partagé le Nobel avec Myrdal, partisan de la planification dans les pays sous-développés, et Richard Stone, inventeur de la comptabilité nationale a été couronné ! Puis, après le changement dans la composition du jury, la qualité a été variable. D’authentiques farfelus ont été lauréats, comme Joseph Stiglitz ou Paul Krugman. Les économètres, les statisticiens et les gestionnaires ont été de plus en plus souvent distingués au détriment des économistes.

Décerné hier après midi, le prix est allé à Oliver Hart et Beng Holmström. Tous deux « pour leur contribution à la théorie des contrats ». C’est un retour appréciable à la micro-économie et à l’économie de marché. Hart (anglo-américain, Harvard), dans les traces de Ronald Coase et d’Oliver Williamson, a repris la théorie du principal-agent, et a développé plusieurs chapitres de l’analyse économique du droit. Holmström (finlandais, MIT), a repris le débat sur la complétude des contrats, l’information, il démonte les théories concluant aux « échecs du marché », et il a été lui-même administrateur de la grande entreprise Nokia. Des économistes qui connaissent l’entreprise et le marché. C’est plutôt bien.

Rappelons que la France peut se féliciter de deux prix Nobel et demi : Maurice Allais, Jean Tirole et Gérard Debreu (retenu comme Américain).

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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