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La rencontre de Contribuables Associés PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 18 Octobre 2016 00:00

Deux approches convergentes sur le jugement des programmes électoraux

 

Mardi dernier, Alain Mathieu et Jacques Garello avaient donc été invités par Contribuables Associés à présenter leurs deux ouvrages, parus à la fin de l’été aux éditions Libreéchange. Vous pouvez vous les procurer ou les commander chez votre libraire mais aussi, encore mieux, les recevoir chez vous par le canal de la Nouvelle Lettre (p.8) ou du site www.libres.org.

La salle de la Comédie Saint Michel était pleine (un peu plus de 200 fauteuils) et un débat animé et riche a suivi la présentation par les deux auteurs de leurs ouvrages respectifs. La séance a été dirigée par Benoîte Taffin, porte parole de Contribuables et administrateur de l’ALEPS, lauréate du prix Renaissance de l’Economie 2015. Il ne fallait pas s’attendre à un affrontement, puisque les deux auteurs sont libéraux de bonne souche, appartenant entre autres à la Société du Mont Pèlerin, fondée par Hayek et aréopage des intellectuels libéraux du monde entier.

Alain Mathieu doit à sa formation d’ingénieur polytechnicien et de chef de grandes entreprises le goût de la précision chiffrée. Il a relevé avec minutie les données avancées par les candidats et sa conclusion est bien claire : les chiffres macro-économiques qui ornent les programmes sont tantôt incohérents, tantôt mystérieux chez la plupart des candidats. L’incohérence vient de la disproportion entre prétendues économies et allègements fiscaux promis. Mais le mystère est plus épais encore : comment réduire les dépenses publiques, quand on ne détaille ni la réduction du périmètre de l’Etat, et par conséquent du nombre de fonctionnaires, ni les mesures de nature à accélérer la croissance ? Un fait est saisissant : il n’y a aucune liste des privatisations envisagées : les belles entreprises nationales comme la SNCF seront-elles vendues ? Il faudrait, dit Alain Mathieu, aller prendre des leçons chez les autres pays qui ont réduit le chômage et la dette publique, par exemple nos voisons allemands. Certains candidats vont jusqu’à nier la possibilité de réformer en moins de dix ans (ce qui a pourtant été le cas de l’Allemagne, de la Suède et du Canada dont les déficits budgétaires ont disparu et le nombre de fonctionnaires drastiquement diminué en moins de cinq ans. Passe encore que l’on manque de courage, mais on ne doit pas travestir la réalité. D’ailleurs la plupart des candidats n’ose pas dire la vérité sur les vrais fléaux qui menacent la France, à commencer par l’islamisme (auquel l’auteur a consacré cinquante pages savantes).

Jacques Garello est universitaire, et économiste de l’école autrichienne. Il a donc tendance à voir la réforme libérale à travers les nécessaires changements dans les comportements individuels. Sa longue marche libérale lui permet de déplorer l’absence persistante d’un parti libéral, qui existe pourtant dans tous les pays libres, et il entonne la complainte de l’électeur libéral, qui n’a pas eu l’occasion tout au long de la 5ème République de voter pour un candidat de son goût, contraint dès lors à s’abstenir ou à voter par défaut ou par rejet. Que d’occasions manquées par « la droite » ! Les réformes libérales sont celles qui respectent la propriété (donc diminuent la spoliation fiscale), qui incitent à travailler, épargner et entreprendre (donc mettent fin à l’Etat Providence et ses privilèges), qui poussent à la responsabilité et à la dignité (donc impliquent la liberté scolaire, la solidité familiale et morale). En 2017 s’agit-il d’une simple alternance politique ou d’un choix de société ? Le choix de société c’est la réduction de l’Etat et de la place du politique dans la vie de chaque jour. La conjoncture électorale est favorable à la diffusion du message libéral et à la pression des libéraux sur les candidats, notamment grâce aux primaires.

Tout comme au cours des réunions organisées actuellement dans la mouvance libérale, les assistants électeurs ont retrouvé détermination et espoir.

 
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Et au second on élimine.Telle est la logique traditionnelle de l’électeur. Il commence par dire sa préférence ensuite, si besoin est, il exprime son rejet. Quelques électeurs heureux ont la chance d’avoir leur candidat préféré encore...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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