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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Peut-on savoir ce qui se passe à Alep ? PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 13 Décembre 2016 00:00

Suivant un choix arbitraire les médias accusent Poutine, Assad, Daech ou les « rebelles »

 

La seule certitude est malheureusement que la population d’Alep vit un drame horrible, que des centaines de civil ont été tués, sous les bombes, les obus ou les tirs des combattants, que l’on n’a pas pu soigner ou évacuer les blessés, que l’est de la ville est en ruines. Le champ de bataille a été le quartier naguère tenu par les rebelles sunnites, vaincus depuis quelques heures par l’armée syrienne de Bachar El Assad, les milices du Hezbollah (soutenues par l’Iran). Un champ de bataille peu ordinaire, puisque quelques centaines de milliers de personnes y demeuraient.

On évalue à quelque 300.000 le nombre de civils qui ont fui le quartier est, en général pour rejoindre le quartier ouest, tenu par l’armée syrienne loyaliste. L’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a essayé de tenir la comptabilité du nombre de victimes tuées, et de les imputer à chaque camp. Cette triste statistique fait apparaître que les deux partis ont rivalisé en barbarie, se partageant presque également les massacres à coup de bombardements aériens (les plus mortels), ou d’artillerie. Les rebelles de l’Armée Syrienne Libre (ASL) ont fait « aussi bien » que les soldats de l’Armée loyaliste et leurs alliés du Hezbollah. Au total 1 .500 civils tués et 5.000 blessés depuis début des combats à décembre 2016, et une majorité de femmes et d’enfants.

Il est donc inutile d’incriminer les uns plutôt que les autres. Si le dernier assaut loyaliste a finalement mis fin à la bataille, les rebelles ont lancé cinq offensives depuis le début combats, et l’Etat islamique a été mis en déroute en début d’année 2014. Quand la presse craint « un massacre après la victoire d’Assad » on ne sait que comprendre : l’armée loyaliste va-t-elle exterminer les civils restés à l’est ? D’autres reportages montrent la liesse dans le centre et l’ouest d’Alep. Suivant les commentateurs, le bouc-émissaire des massacres est Poutine, ou Assad (ou Poutine Assad), ou le hezbollah mais aussi bien l’ASL, Al Quaida et Daech. Toujours en retard d’une guerre, François Hollande accuse Assad et confirme son soutien au « gouvernement rebelle ». Quatre parlementaires ont essayé en vain d’aller soutenir par leur présence ledit gouvernement : Cécile Duflot, Jacques Boutault, Patrick Mennucci et…Hervé Mariton. Mais ils ont été bloqués lors de leur escale en Turquie.

La vérité est qu’une guerre civile, doublée d’une guerre de religion, est toujours une horreur, et qu’à l’heure présente les civils sont plus menacés que les militaires. Une autre vérité est que l’islamisme totalitaire est une menace et qu’il faut le couper de ses soutiens financiers et logistiques – là-dessus François Fillon a été le plus clair.

 

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
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Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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