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Les dernières volontés d’Obama PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 27 Décembre 2016 00:00

A quelques jours de son départ, il multiplie les décisions stratégiques

 

Barak Obama a une singulière conception de la démocratie. Alors qu’il quitte la Maison Blanche en battu, il a multiplié les décisions stratégiques.

Parmi ces décisions, quatre ont un poids considérable. La première est l’attaque menée contre Israël par l’ONU. Une résolution de vendredi 22 décembre a demandé au gouvernement israélien de « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est ». Jusqu’à présent les Etats-Unis opposaient toujours leur veto à ce genre de résolution ; en l’occurrence non seulement ils se sont contentés de s’abstenir, mais ils auraient joué un rôle actif dans la préparation de la résolution. La signification en est bien claire : c’est le refus de confirmer Jérusalem comme capitale d’Israel et la reconnaissance d’un Etat palestinien. Benyamin Netanyahou et ses compatriotes ne s’y sont pas trompés et ont différé toute relation diplomatique avec quatorze pays (dont la France). Mais les Américains eux-mêmes ont été scandalisés. Dans les rangs des Républicains, mais aussi des Démocrates, dans l’ensemble de la presse et des télévisions, de gauche comme de droite, l’attitude de la Maison Blanche a été considérée comme un coup d’épée dans l’amitié traditionnelle qui lie les Etats Unis à Israël. Dans tout le pays, il s’est agi du sujet majeur pendant une semaine. Par contraste, bien peu d’écho en France, où la cause palestinienne et « anticolonialiste » est traditionnellement soutenue par nos gouvernements.

En revanche, nos médias ont soutenu avec admiration et vigueur l’expulsion d’une trentaine de diplomates russes en réplique aux manœuvres des services secrets du Kremlin qui auraient faussé les élections américaines. Le danger que Poutine ferait courir à la paix mondiale et le spectre d’une nouvelle guerre froide ont été soulignés avec insistance. Poutine est maintenant honni pour avoir permis la victoire d’Assad et la libération d’Alep, alors que la France avait fait le choix des « rebelles  démocratiques syriens » qui comme par hasard n’existent plus – mais que le quai d’Orsay souhaite encore voir à la table des négociations. Obama, pour sa part, n’a vu dans l’affaire que l’occasion de punir Trump par Kremlin interposé ; il n’a découvert les faiblesses du contre-espionnage américain et l’efficacité de l’espionnage russe qu’après l’élection de Trump.

La troisième mesure est la suppression des mesures de contrôle prises pour filtrer l’immigration, afin de déjouer les menaces terroristes. Ces mesures visaient par priorité les ressortissants de pays musulmans. Elles contrastaient avec le laxisme européen. Certes on pouvait les trouver inefficaces, les réseaux terroristes se sont déjoués des contrôles aux Etats-Unis comme ailleurs, mais Obama voulait faire un geste diplomatique en faveur des Etats arabes et marquer son opposition à un relent de racisme renaissant, qu’il avait lui-même provoqué par ses discours et sa politique sociale. Il voulait surtout prendre le contrepied du protectionnisme annoncé par Donald Trump.

Enfin la quatrième mesure est l’arrêt immédiat des explorations de gaz de schiste, qui ont démarré il y a quelques semaines dans le nord des Etats-Unis et du Canada. Alors que l’économie américaine bénéficie d’une indépendance énergétique nouvelle, alors que le prix du baril de pétrole ne cessera de baisser en dépit du cartel de l’OPEP et stimulera la croissance mondiale, Obama se devait de satisfaire le lobby écologiste qui a été si prompt à soutenir Hillary Clinton.

En fait, cette quatrième mesure, comme les précédentes, n’a eu qu’un objectif : appliquer le programme de la candidate battue aux élections de novembre. C’est une curieuse conclusion du vote des citoyens américains : Obama se hâte en trois semaines d’appliquer la politique qu’Hillary Clinton aurait menée en quatre ans si elle avait été élue.

Cette attitude est semble-t-il approuvée par une majorité de Français. D’une part Obama a toujours été considéré chez nous comme un être d’exception, 90 % de nos compatriotes ont salué avec enthousiasme sa présence à la Maison Blanche pendant huit ans, sans voir son incompétence et sa nocivité. Obama était « l’ami » de Sarkozy, l’inspirateur du G8, du G20 qui ont enfoncé l’économie mondiale dans la crise, l’artisan de la réforme de l’assurance maladie calquée sur notre géniale Sécurité Sociale et en faillite immédiate. D’autre part, Trump est impopulaire, il n’est apprécié que par Marine Le Pen. Certes nombre de projets du nouveau Président sont inquiétants, surtout ceux qui tendent à l’isolationnisme. Sa première victoire a été de stopper la délocalisation de Ford au Mexique (cependant General Motors n’a pas renoncé). Mais Trump entend aussi rompre avec l’Obamacare et l’Etat Providence : nous aimerions avoir cette chance. Pour le reste, le mystère demeure entier. Après la peste Obama aura-t-on le choléra Trump ? La Maison Blanche représente-t-elle le peuple américain ? Où en sont les valeurs des pères fondateurs ?

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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