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Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Macron : la voiture-balai PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 31 Janvier 2017 00:00

Les ralliements s’accélèrent : forces vives ou boulets ?

 

"Nous n'accueillerons pas systématiquement les dupes de la primaire" : l’avertissement avait été lancé par l’entourage d’Emmanuel Macron avant les résultats de dimanche. Mais comment fermer la porte à ces « frondeurs » du PS, dont certains ont demandé aujourd’hui à exercer leur « droit de retrait » ? Les ralliements s’accélèrent, mais comme pour tous les phénomènes migratoires il est difficile de savoir si les nouveaux venus sont un atout ou une charge.

Emmanuel Macron a jusqu’ici proposé le mythe du social-libéral, oxymore qui ne résiste pas à l’analyse élémentaire puisque le choix de société dont la France a besoin est bien entre libéralisme et socialisme, et on ne peut faire les deux en même temps, sauf à mettre à l’eau un bateau ivre. Son jeu l’amène tantôt à se dire de gauche – mais pas socialiste, tantôt à se situer au centre voire à droite.

Il a séduit à ce jour surtout des personnalités très marquées à gauche, même s’il s’agit d’une gauche caviar. Certes il y a quelques caméléons, telle la brave dame Corinne Lepage, Alain Minc (naguère soutien de Juppé), Jean Marie Cavada. Mais il y a aussi des prophètes et beaux esprits de la gauche, comme Bernard Kouchner, Pierre Bergé, et (dit-on) BHL. Et il y a surtout de grands leaders socialistes, comme Mesdames Guigou et (sans doute) Royale, Gérard Colomb (sans doute son meilleur porte-parole).

Si les partisans de Manuel Valls rejoignent en masse le camp Macron, l’affaire sera difficile à gérer. Cependant on doit remarquer que la perspective de beaucoup de politiciens n’est pas la présidentielle, mais les législatives qui suivent : se démarquer de la gauche extrême d’Hamon est dans certaines circonscriptions un atout électoral.

L’espoir du camp Macron est aussi de récupérer les centristes qui depuis le début traînent les pieds et, eux aussi (comme les gens de l’UDI), cherchent à se placer pour les investitures. Il y aurait aussi les transfuges qui pronostiquent Fillon perdant et prennent les devants… Mais une inflexion trop à gauche du camp Macron serait dissuasive pour ces touristes électoraux.

On attend maintenant la prochaine étape : début mars Macron doit publier son programme. Il se hâte lentement, peut-être pour ne pas laisser trop de temps aux électeurs pour déchiffrer ses mesures et les juger.

 

 
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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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