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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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Santé : Fillon clarifie son plan PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 21 Février 2017 00:00

Clarification ou renonciation ?

 

Dégât collatéral du Penelopegate : François Fillon a été amené à abandonner sa première idée de réforme du système français de santé. Il a dû calmer la pression des Républicains et de l’UDI désireux d’épargner « la casse sociale », c'est-à-dire soucieux de conserver la Sécurité Sociale telle qu’elle est : coûteuse, inefficace. La version originale n’était déjà pas très révolutionnaire, elle était bien loin de « privatiser la santé » mais elle ouvrait une fenêtre sur la logique assurancielle : tout en maintenant inchangée la couverture des risques les plus lourds et en ménageant un filet social pour les plus démunis, elle orientait vers les mutuelles ou les compagnies d’assurance la couverture des petits risques et des affections de courte durée. Les loups ont hurlé pourtant à « l’ultralibéralisme » : c’est ce qui attend inexorablement les demi-mesures.

Aujourd’hui la une du Figaro titrait « Santé : Fillon clarifie son plan mais ne renonce à rien ».

Ce commentaire dithyrambique appelle deux remarques. La première, c’est que François Fillon a gardé quelques bonnes idées du plan original : la multiplication des maisons de santé, la liberté d’installation et la fin des numerus clausus, la meilleure coopération entre hospitalisations publique et privée. La deuxième c’est que François Fillon a dû finalement s’aligner sur les autres candidats qui étaient conviés hier à venir s’expliquer devant la Mutualité Française. Il en est ainsi venu à garantir le principe des remboursements à 100 %, y compris en ce qui concerne l’audition, la vue et les soins dentaires, et à exclure du jeu les compagnes d’assurance en ce qui concerne les complémentaires obligatoires. Deux de ses concurrents les plus directs s’étaient rendus à cette invitation, Emmanuel Macron et Benoît Hamon. Macron a dit comme Fillon, tout en prétendant que c’était lui qui avait inspiré Fillon et pas l’inverse. Hamon a suggéré la création d’un « service sanitaire » de trois mois pour les étudiants en médecine, pour soulager le travail des docteurs, infirmières et soignants dans les zones défavorisées. Bref, la Sécurité Sociale est globalement destinée à être sauvée des attaques libérales. C’est d’ailleurs aussi la position de Marine Le Pen et Jean Luc Mélanchon – qui veut aller plus loin en exigeant que les mutuelles soient fondues dans la Sécu.

Il est vrai que les propositions de Fillon n’ont pas été conçues à la légère : ses équipes ont rencontré nombre de professionnels de la santé et de l’assurance et l’impression générale est qu’il faudra dans le cours de l’année réunir des Etats Généraux de la Santé avant d’arrêter le plan détaillé. Jadis les Etats Généraux ont débouché sur une Révolution : difficile à pronostiquer par les temps qui courent.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1323 du 23 mai 2017


Editorial : Garder son sang froid

Conjoncture : Etat actionnaire : des privatisations en vue ?

Actualité  : Les Etats-Unis de retour au Moyen Orient

Spécial présidentielles  : Ce qui attendrait les Français après le 18 juin - La guerre du Code du Travail n’aura pas lieu - Hausse de la CSG : inefficace et injuste - Le programme des Républicains est-il attrayant ?

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