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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Santé : Fillon clarifie son plan PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 21 Février 2017 00:00

Clarification ou renonciation ?

 

Dégât collatéral du Penelopegate : François Fillon a été amené à abandonner sa première idée de réforme du système français de santé. Il a dû calmer la pression des Républicains et de l’UDI désireux d’épargner « la casse sociale », c'est-à-dire soucieux de conserver la Sécurité Sociale telle qu’elle est : coûteuse, inefficace. La version originale n’était déjà pas très révolutionnaire, elle était bien loin de « privatiser la santé » mais elle ouvrait une fenêtre sur la logique assurancielle : tout en maintenant inchangée la couverture des risques les plus lourds et en ménageant un filet social pour les plus démunis, elle orientait vers les mutuelles ou les compagnies d’assurance la couverture des petits risques et des affections de courte durée. Les loups ont hurlé pourtant à « l’ultralibéralisme » : c’est ce qui attend inexorablement les demi-mesures.

Aujourd’hui la une du Figaro titrait « Santé : Fillon clarifie son plan mais ne renonce à rien ».

Ce commentaire dithyrambique appelle deux remarques. La première, c’est que François Fillon a gardé quelques bonnes idées du plan original : la multiplication des maisons de santé, la liberté d’installation et la fin des numerus clausus, la meilleure coopération entre hospitalisations publique et privée. La deuxième c’est que François Fillon a dû finalement s’aligner sur les autres candidats qui étaient conviés hier à venir s’expliquer devant la Mutualité Française. Il en est ainsi venu à garantir le principe des remboursements à 100 %, y compris en ce qui concerne l’audition, la vue et les soins dentaires, et à exclure du jeu les compagnes d’assurance en ce qui concerne les complémentaires obligatoires. Deux de ses concurrents les plus directs s’étaient rendus à cette invitation, Emmanuel Macron et Benoît Hamon. Macron a dit comme Fillon, tout en prétendant que c’était lui qui avait inspiré Fillon et pas l’inverse. Hamon a suggéré la création d’un « service sanitaire » de trois mois pour les étudiants en médecine, pour soulager le travail des docteurs, infirmières et soignants dans les zones défavorisées. Bref, la Sécurité Sociale est globalement destinée à être sauvée des attaques libérales. C’est d’ailleurs aussi la position de Marine Le Pen et Jean Luc Mélanchon – qui veut aller plus loin en exigeant que les mutuelles soient fondues dans la Sécu.

Il est vrai que les propositions de Fillon n’ont pas été conçues à la légère : ses équipes ont rencontré nombre de professionnels de la santé et de l’assurance et l’impression générale est qu’il faudra dans le cours de l’année réunir des Etats Généraux de la Santé avant d’arrêter le plan détaillé. Jadis les Etats Généraux ont débouché sur une Révolution : difficile à pronostiquer par les temps qui courent.

 
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» Le seul choix possible

Pour beaucoup d’électeurs, voter Fillon n’est peut-être pas le choix rêvé, mais sachons les persuader que c’est le seul choix possible. Je résume ici, de façon lapidaire, voire brutale, les arguments qui peuvent les convaincre.

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
Actualité
:
Y = C+I+ [X-M]  - Refondation sur un socle boîteux  - Que se passe-t-il à Riyad ? - Merkel-Macron : front commun à la COP 23
Connaissance du libéralisme :
La transmission de la propriété
Lu pour Vous :
La tyrannie de la redistribution


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