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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Nos craintes étaient justifiées, hélas ! PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 07 Mars 2017 00:00

Le numéro 1300 de la Nouvelle Lettre a été spécial à plusieurs points de vue. Publié à l’occasion de la cérémonie du cinquantenaire de l’ALEPS, il marquait aussi la 36ème année de parution de notre « bulletin de la paroisse libérale ». Surtout il lançait un avertissement : il faut aller jusqu’au bout. Hélas cet avertissement n’a pas été entendu. Les lignes (en italique) qui suivent le texte de la NL 1300 rappellent comment on a dévié de la route tracée au départ.

 

Avertissement : Ne pas succomber aux tentations

Pas d’IVGL : pas d’Interruption Volontaire de Grossesse Libérale ! Le chemin des réformes libérales est semé de pièges et d’embûches, et n’y a pas de cadeau à attendre des autres candidats

François Fillon peut être tenté par l’élargissement. Très nombreux sont ceux qui volent au secours de sa victoire après l’avoir combattu. Ils l’embrassent jusqu’à pouvoir l’étouffer. François Fillon sait pouvoir compter sur la vague de la société civile qui l’a porté et négligera sans doute les manœuvres de partis et de clans.

Le désir de « rassemblement » l’a emporté. Juppéistes et Sarkozistes sont venus grossir l’effectif de la campagne. Benoit Apparut, Thierry Solaire, NKM et tant d’autres ont été parachutés « porte-paroles » de Fillon, l’équipe des Fillonnistes est devenue minoritaire. Au fur et à mesure que la perspective de la victoire s’éloignait la pression des nouveaux venus s’est accentuée ; ils ont eu peur pour le « troisième tour » puisque seule leur réélection les intéresse. Heureusement la société civile a tenu bon.

 

François Fillon peut être tenté aussi par l’empirisme qui l’amènerait à changer de cap en fonction des circonstances nationales, européennes ou mondiales. Il s’est déclaré lui-même « empiriste » […]. Cependant, il n’a cessé d’affirmer ses convictions profondes et c’est ce qui a fait son succès sans doute, par contraste avec ceux qui se contentaient de proposer un catalogue de mesures ponctuelles. Pour ouvrir vers le centre, la réforme de la santé, présentée par les adversaires comme une « casse sociale », a été abandonnée. Laurent Wauquiez a tout de suite donné une version « soft » de la réforme, et finalement on a fini par dire que la réforme de la Sécurité Sociale avait pour but de la sauver ! Ce premier couac a valu tout de suite cinq points de moins. « Les manœuvres de partis et de clans » ont effacé la ligne du programme dans ce qu’elle avait de libéral. On a abandonné certains des objectifs jugés trop ambitieux : il faut faire profil bas quand on est « réaliste ».

François Fillon peut succomber enfin au consensualisme et ne pas dire les choses ouvertement, « brutalement » comme l’accusent ses adversaires. Un langage affadi, dans le but de ne déplaire à personne, peut semer le doute chez ses supporters les plus enthousiastes. Ce serait reçu comme une marque de faiblesse, une annonce de transgression voire de trahison. Il faut éviter de se plier au vocabulaire de la pensée unique. Il ne faut pas avoir peur des noms d’oiseaux que les adversaires lui réservent déjà – et quoi qu’il dise.

Une fois les primaires largement gagnées, l’équipe Fillon (élargie !) a fait un choix discutable : pour s’adresser à un électorat plus large que celui des quatre millions de votants, on a cru bon d’utiliser un autre langage. Dans ses rencontres nombreuses avec le pays réel, François Fillon a tenu des propos fermes et clairs. L’ «affaire » l’a conduit à mesurer chacun de ses termes devant les journalistes et il n’a pu s’exprimer dans le registre où il excelle : celui de la reconstruction économique et morale du pays. Son sang froid et son courage vont sans doute valoir à François Fillon des soutiens nouveaux.

Conclusion : comment neutraliser les adversaires

Dès maintenant François Fillon a droit à tous les mots, toutes les expressions pour le déconsidérer : adepte de la casse sociale, de la mondialisation sauvage, de la croissance des inégalités, de la ruine de la planète, il serait poutiniste, pétainiste, européiste, réactionnaire, traditionnaliste, raciste et, couronnant le tout, ultra-libéral […] Le feu nourri de mensonges, de calomnies, d’erreurs volontaires, de commentaires savants, risque de se déchaîner pendant plusieurs mois.

Il s’est déchaîné, avec une violence inouïe. A quelques exceptions individuelles près, les médias, acquis au socialisme, se sont déchaînés sans limite. L’Elysée a participé ouvertement à la chasse à l’homme pour donner ses chances au dauphin désigné.

La situation appelle un engagement libéral. Il faut accompagner François Fillon […] en convaincant les électeurs des bienfaits des réformes libérales, en menant une action capillaire et en mobilisant les réseaux sociaux.

La société civile a démontré dimanche qu’elle n’avait cure d’une classe politique sans foi ni loi. Des millions de Français sont déçus, décontenancés, voire désespérés : ils peuvent rejoindre ceux qui ont choisi François Fillon si nous les persuadons que lui seul a un programme de libération et de renaissance. Le défi est d’importance : vaincre la tyrannie du statut quo sans aucun soutien médiatique. Mais nous sommes réellement en présence d’un choix de société qui pèsera lourd dans la décennie à venir.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


Editorial : Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

Connaissance du libéralisme : Le renard libre dans le poulailler libre - La loi, la liberté et le droit - Droit,morale et religion

Avis à nos lecteurs : 8ème Week end de la Liberté


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