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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Voir la vie comme un économiste

Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

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Le CAC à 5.000 : reprise ou bulle ? PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 21 Mars 2017 00:00

Deux chiffres ont été commentés avec enthousiasme ces derniers jours : on peut prévoir pour 2017 un taux de croissance proche de 2%, et, avec un indice CAC 40 franchissant le seuil psychologique des 5.000 points ? la bourse est redevenue optimiste. L’enthousiasme n’est pas innocent dans le contexte électoral : ces bons résultats ne seraient-ils pas le fruit du tournant pris en 2015 grâce à un jeune ministre de l’Economie ? En réalité le CAC à 5.000 s’inscrit dans un contexte financier mondial artificiel et dans une conjoncture économique fragile.

 

La lecture électorale

Avec 5013 points atteints vendredi dernier, l’indice de la Bourse de Paris retrouve son niveau du 11 août 2015, effaçant les secousses liées depuis lors à la crise grecque, la dévaluation du yuan chinois, le Brexit. Pourquoi cette belle conjoncture ? Est-elle réellement belle ?

La première explication est électorale. Il y a eu concomitance des 5.000 points avec l’issue des élections aux Pays Bas, et les opérateurs en bourse auraient été rassurés par la défaite du populisme. Ce serait un signal donné aux électeurs français pour les éloigner du vote Le Pen : les oracles de l’économie veulent écarter le spectre du populisme en France et ailleurs (en Allemagne notamment). Voilà qui tombe à point ! Mais c’est oublier, d’une part, que s’il y a incertitude sur l’évolution politique en Europe, c’est bien parce que l’Europe elle-même est en crise grave – et que le populisme n’est que le sous-produit de cette crise structurelle ; c’est négliger, d’autre part, que toutes les bourses du monde sont à la hausse, y compris Wall Street qui n’a pas l’air de s’inquiéter outre mesure du populisme Trump, tant s’en faut.

 

La lecture de la reprise

Précisément c’est Trump qui serait à l’origine de l’optimisme boursier. Son grand programme d’investissements publics est une promesse de commandes pour les secteurs des BTP et de l’industrie. Mais Trump peut-il obtenir du Congrès le financement des grands travaux envisagés ? L’endettement budgétaire américain atteint le plafond fixé par la législation, et il faudra peut-être retarder le démarrage du programme. Le budget de patriotisme économique « America first » aura des retombées incertaines ; on invoque à l’inverse la bonne nouvelle que représente pour les Etats-Unis la hausse du baril de pétrole à 50 dollars (due une fois de plus à la réduction de la production de l’OPEP) puisque la dépendance énergétique du pays est désormais assurée par les gaz de schiste. Au demeurant, il y a un signe qui ne trompe pas : c’est que sur toutes les places ce ne sont pas essentiellement les entreprises industrielles qui flambent, mais bien les valeurs financières : nous y voici.

 

Les taux d’intérêt en balance

Nous n’avons cessé ici de dénoncer le caractère artificiel et dangereux des taux zéro. Evidemment, la gratuité du loyer de l’argent est toujours très appréciée en bourse, puisque la masse de liquidités disponibles permet des spéculations plus audacieuses. L’argent est la matière première des financiers. On peut observer qu’à Paris, comme à New York, ce sont souvent les valeurs financières qui ont flambé. Les boursiers ont été rassurés par la position de la FED sur les taux d’intérêt. Alors qu’on craignait une remontée brutale et ruineuse des taux, Madame Yellen a rassuré : on ira progressivement. Elle a donné un calendrier précis : deux hausses en 2017 et trois en 2018. A partir du moment où on peut anticiper l’évolution, il n’y a pas à trop s’inquiéter, l’anticipation est intégrée dans les cours. De son côté, Mario Draghi a confirmé que les taux de BCE seront maintenus au plus bas, ce qui permet aux banques européennes d’être à l’aise pendant quelque temps. Oui, mais jusqu’où ?

C’est ici que l’euphorie boursière devient trompeuse. On peut toujours imaginer que la course à la relance sera sans fin, que l’inflation est une bonne chose (alors qu’elle brouille les signaux du marché), mais le discours de Janet Yellen peut aussi être lu différemment : on tourne la page de la politique accommodante parce que l’inflation doit être tenue « rampante », et la valeur du dollar ne peut trop se déprécier. En fait l’histoire monétaire démontre que l’on passe vite de l’inflation rampante à l’inflation ouverte, avec son cortège de distorsions et d’injustices. Le CAC à 5.000 : à utiliser avec modération.

 

 
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Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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