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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

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Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 21 Mars 2017 00:00

L’explosion du Royaume Uni est un risque politique et économique majeur

 

Depuis dix jours le Brexit a atteint un seuil critique : il faut tenir compte des votes au sein des quatre nations qui constituent le Royaume Uni. A la différence des Anglais et des Gallois, Ecossais et Irlandais voulaient rester au sein de l’Union Européenne. Les Ecossais jouissent déjà au sein du Royaume Uni d’une indépendance institutionnelle : ils ont un Parlement et un gouvernement. Les Irlandais sont divisés entre l’Irlande protestante de Belfast, considérée comme parti intégrante de l’Angleterre et de l’Irlande catholique de Dublin. Depuis 1998 cette solution a mis fin à une guerre de religion meurtrière, et nulle frontière économique n’existait entre les deux, tout comme il n’en existe pas entre France et Italie ou Belgique ou Espagne, Etats membres de l’Union Européenne.

L’Ecosse est actuellement gouvernée par une majorité indépendantiste (avec un premier ministre très résolue Nicola Sturgeon) alors même qu’en 2014 un referendum avait rejeté la sécession d’avec le Royaume Uni. Mais le Brexit a changé la donne parce que les Ecossais en redoutent les conséquences économiques. Il y a d’ailleurs un vieux conflit avec Londres à propos de la gestion des ressources pétrolières de la mer du Nord, dont les bénéfices seraient trop encaissés par les Anglais. Mercredi prochain, le Parlement d’Edimbourg devrait voter la tenue d’un nouveau referendum qui pourrait conduire à l’indépendance. Mais en principe si l’accord du Parlement anglais devrait être acquis, ce n’est pas le cas ; Theresa May, premier ministre du Royaume encore Uni, et en charge de la liquidation du Brexit, ne veut pas se présenter affaiblie face aux interlocuteurs européens.

Pour l’Irlande, les choses sont encore plus sérieuses. En effet, en dépit de leur préférence pour l’Union Européenne, les électeurs de Belfast sont obligés de suivre les initiatives de Londres, puisque l’Irlande du Nord est partie de l’Angleterre. Ainsi le Nord et le Sud de l’Irlande peuvent-ils être désormais territoires de deux Etats différents. Le Brexit impliquerait donc que les échanges entre eux deux soient régis par Londres, et que des frontières réapparaissent, alors qu’actuellement la liberté des échanges garantie par l’Union Européenne est assurée et facilite la paix entre les deux communautés.

Les drames qui menacent les habitants du Royaume Uni sont dus à la stupidité et aux dérives de la « construction » européenne. On a voulu faire dépendre les relations entre les peuples des décrets de Bruxelles et des intérêts « patriotiques ». On a voulu aller plus loin qu’un marché commun et une libre circulation généralisée dans les pays membres de l’Union. Aujourd’hui on est en pleine crise, dont les accrocs dramatiques du Brexit outre Manche ne sont que les premiers effets. Il faudra beaucoup de lucidité aux dirigeants des pays membres de l’Union pour gérer cette crise. Pour l’instant ce n’est pas le cas.

 
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Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

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