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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 21 Mars 2017 00:00

L’explosion du Royaume Uni est un risque politique et économique majeur

 

Depuis dix jours le Brexit a atteint un seuil critique : il faut tenir compte des votes au sein des quatre nations qui constituent le Royaume Uni. A la différence des Anglais et des Gallois, Ecossais et Irlandais voulaient rester au sein de l’Union Européenne. Les Ecossais jouissent déjà au sein du Royaume Uni d’une indépendance institutionnelle : ils ont un Parlement et un gouvernement. Les Irlandais sont divisés entre l’Irlande protestante de Belfast, considérée comme parti intégrante de l’Angleterre et de l’Irlande catholique de Dublin. Depuis 1998 cette solution a mis fin à une guerre de religion meurtrière, et nulle frontière économique n’existait entre les deux, tout comme il n’en existe pas entre France et Italie ou Belgique ou Espagne, Etats membres de l’Union Européenne.

L’Ecosse est actuellement gouvernée par une majorité indépendantiste (avec un premier ministre très résolue Nicola Sturgeon) alors même qu’en 2014 un referendum avait rejeté la sécession d’avec le Royaume Uni. Mais le Brexit a changé la donne parce que les Ecossais en redoutent les conséquences économiques. Il y a d’ailleurs un vieux conflit avec Londres à propos de la gestion des ressources pétrolières de la mer du Nord, dont les bénéfices seraient trop encaissés par les Anglais. Mercredi prochain, le Parlement d’Edimbourg devrait voter la tenue d’un nouveau referendum qui pourrait conduire à l’indépendance. Mais en principe si l’accord du Parlement anglais devrait être acquis, ce n’est pas le cas ; Theresa May, premier ministre du Royaume encore Uni, et en charge de la liquidation du Brexit, ne veut pas se présenter affaiblie face aux interlocuteurs européens.

Pour l’Irlande, les choses sont encore plus sérieuses. En effet, en dépit de leur préférence pour l’Union Européenne, les électeurs de Belfast sont obligés de suivre les initiatives de Londres, puisque l’Irlande du Nord est partie de l’Angleterre. Ainsi le Nord et le Sud de l’Irlande peuvent-ils être désormais territoires de deux Etats différents. Le Brexit impliquerait donc que les échanges entre eux deux soient régis par Londres, et que des frontières réapparaissent, alors qu’actuellement la liberté des échanges garantie par l’Union Européenne est assurée et facilite la paix entre les deux communautés.

Les drames qui menacent les habitants du Royaume Uni sont dus à la stupidité et aux dérives de la « construction » européenne. On a voulu faire dépendre les relations entre les peuples des décrets de Bruxelles et des intérêts « patriotiques ». On a voulu aller plus loin qu’un marché commun et une libre circulation généralisée dans les pays membres de l’Union. Aujourd’hui on est en pleine crise, dont les accrocs dramatiques du Brexit outre Manche ne sont que les premiers effets. Il faudra beaucoup de lucidité aux dirigeants des pays membres de l’Union pour gérer cette crise. Pour l’instant ce n’est pas le cas.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

Editorial : La sueur des autres
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La vraie nature de l’impérialisme américain - Jeunesse et éloquence : Macron a séduit les Américains - Gentils étudiants et méchants CRS
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Pierre Bentata, Les désillusions de la liberté


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