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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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Angela Merkel ne se laisse pas impressionner PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 21 Mars 2017 00:00

Elle a tenu tête à Donald Trump, et tiendra face au SPD qui soutient…Macron

 

Angela Merkel a été ces derniers jours au cœur de deux évènements : sa rencontre avec Donald Trump et sa mise en accusation par son futur adversaire à la Chancellerie Martin Schultz. La Chancelière réagit comme à son habitude : avec sérénité et fermeté. Ces armes, rares chez des dirigeants politiques, seront-elles suffisantes pour assurer sa réélection ? On peut l’espérer car c’est sans doute l’avenir de l’Europe et de la liberté qui est en jeu.

Merkel et le libre échange

Vendredi dernier, c’était donc la rencontre historique à Washington. Bon début : Trump ne serre pas la main d’Angela. Peu importe, dira-t-elle aux journalistes qui lui demandent ce qu’elle pense de cet accueil insolite et glacial : « Il vaut mieux se parler l’un à l’autre que l’un au sujet de l’autre ». Avec Trump elle a parlé d’abord des choses qui fâchent : le protectionnisme et l’immigration. Au projet de « l’impôt à la frontière », une taxe de 20 % sur les produits importés, Angela rappelle les bienfaits économiques et politiques du libre échange. Trump nie qu’il s’agisse de protectionnisme, c’est un retour à un « commerce équitable » parce qu’il estime que les Allemands ont toujours triché dans le commerce mondial – ce qui ferait leur supériorité. Remarque ridicule puisqu’un demi-siècle plus tôt Milton Freedman avait démontré que la supériorité des Allemands provenait de ce qu’ils étaient des gens honnêtes au milieu d’une bande de voyous, ce qui les avait conduits à être encore plus performants pour déjouer les mesures protectionnistes de leurs « partenaires ». Avec Trump elle a parlé ensuite de l’immigration : un apport pour le pays qui accueille les travailleurs étrangers dont on a besoin dans des nations vieillissantes, à condition de savoir les intégrer à la culture locale – apprentissage de la langue par exemple. Les latinos qui viennent aux Etats-Unis sont-ils intégrés ? Quid de l’Etat Providence et de la pratique de l’anglais ? Il n’y a eu aucun accord ni texte final : dialogue de sourds.

Cette issue est d’autant plus inquiétante que le même jour les ministres de l’économie des pays du G 20 se réunissaient à Baden Baden, reçus par Wolfgang Schaüble. Stephen Mnuchin, Secrétaire du Trésor américain, a fidèlement retranscrit les consignes de Trump : pas d’engagement pour lutter contre le protectionnisme, ni pour concrétiser les promesses de la COP 21 sur le climat. Ce refus du libre échange pourrait être un vrai tournant historique, d’autant plus que la Chine, acteur incontournable du commerce mondial, plaide maintenant contre le protectionnisme. Fort heureusement la mondialisation a déjà créé tellement de liens commerciaux, techniques et financiers, que les tenants du protectionnisme poursuivent une chimère, sauf à vouloir régler leurs comptes avec une bonne guerre atomique. C’est d’ailleurs le seul point d’accord entre Trump et Merkel : reconduire la défense commune en Europe, et pour les Allemands doubler pratiquement le budget de leur défense.

Merkel et les socialistes allemands

Dimanche dernier Martin Schultz, qui a quitté la présidence du Parlement européen en janvier dernier, a été triomphalement élu candidat du SPD à la chancellerie : 100 % des 605 votants ! Cette unanimité augure-t-elle d’une défaite d’Angela Merkel ? Il est vrai que l’usure du pouvoir frappe maintenant la Chancelière après trois mandats. Ses partenaires de droite, la CSU bavaroise, a confirmé son soutien mais à l’occasion ne se prive pas de critiquer certains aspects de la politique de la coalition (notamment sur l’immigration). La perte de plusieurs Lânder dans les dernières élections ont inquiété la CDU elle-même. Les Verts, les communistes (Die Linke), et les nationalistes (AfD Alternative pour l’Allemagne) ne veulent plus de coalition, ni surtout d’Angela Merkel. Mais en réalité, les socialistes n’ont pas de majorité nationale et la coalition de gauche semble peu viable. Le SPD prend donc peut-être ses désirs électoraux pour des réalités. Pourtant les désirs sont intenses. Dans son discours Sigmar Gabriel, président du SPD jusqu’à dimanche a commencé par déclarer : «  Un candidat a nos faveurs dans l’élection présidentielle française, et ce n’est pas celui du Parti Socialiste ». Et pour lever toute équivoque, il précise que son rêve est celui d’une Europe « gouvernée par Schultz et…Macron ». Voilà qui autorise peut-être Emmanuel Macron à se défendre d’être de gauche et à se prévaloir de sa bonne entente avec Angela Merkel !

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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