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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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La défaite de la CGT : enfin la paix sociale ? PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 04 Avril 2017 00:00

Battue dans les urnes, sa présence dans la rue et les médias n’est pas atteinte

 

Il y a quatre jours, la Direction Générale du Travail (DGT) a communiqué aux organisations syndicales le résultat des élections sociales du secteur privé qui s’étaient déroulées en décembre 2016 et janvier 2017. La CGT essuie un revers qualifié d’historique puisque, dit-on, elle aurait perdu la première place qu’elle occupait depuis 1895. Cette nouvelle n’a pas eu l’écho attendu, à cause de la campagne présidentielle sans doute, mais aussi grâce à la complicité des médias, qui n’ont pas voulu chagriner les vaillants syndiqués communistes. Mieux encore : on a repris volontiers les propos du bon Philippe Martinez, qui a fait l’amalgame entre tous les secteurs (public et privé) et souligné la performance réalisée dans les TPE, où la CGT est en tête. Et surtout la fréquence des drapeaux rouges frappés du sigle magique n’a pas diminué sur les écrans de télévision.

Pourtant la défaite est incontestable et aura de lourdes conséquences dans le domaine du droit social. En effet, pour la première fois va s’appliquer la loi Larcher votée en 2008 qui a bouleversé les règles concernant les négociations collectives qui remontaient à 1945. Etaient conviées automatiquement à la table des négociations les syndicats jouissant d’une représentation « nationale » (dont un critère était la participation à la Résistance, ce qui qualifiait automatiquement CGT, FO, CFDT, CFTC et CGC). La loi Larcher considère au contraire pour seuls représentatifs dans les négociations de branche les syndicats ayant obtenu 8 % des suffrages (ce qui exclut l’UNSA) et donne à un syndicat le pouvoir de signer seul un accord s’il recueille plus de 30 % des suffrages qui se sont portés sur des syndicats ayant recueilli plus de 8 % : la CFDT y parvient (30,32 %) mais la CGT échoue (28,57). D’autre part, la loi bouleverse la représentativité par branches d’activité : la CFDT elle-même n’a pas 8 % dans nombre de branches (restauration hôtellerie par exemple), de sorte que le « dialogue social » sera modifié.

Pour autant la CGT va-t-elle disparaître du paysage politico-syndical ? Elle ne va pas perdre du jour au lendemain les bastions qu’elle détient, savamment entretenus depuis 70 ans : les prud’hommes, les mutuelles. Les entreprises comme SNCF, Engie, Air France, etc. demeureront des citadelles de la grève et de la contestation. La capacité de blocage du pays n’est pas très atteinte.

Mais surtout la CGT va continuer à faire le spectacle à la télévision. Les cameramen et les journalistes des chaînes publiques, de BFMTV, se feront toujours un régal de transformer un défilé étique d’une centaine de cégétistes brandissant d’énormes banderoles et de beaux drapeaux rouges en une manifestation de masse de nature à faire la une de tous les journaux télévisés. On l’a vu la semaine dernière à propos de la manifestation des pseudo-retraités et des concerts de casserole à l’arrivée de François Fillon.

Il faut se rappeler que le printemps 2016 a été surtout marqué par la courageuse lutte dans la rue contre la loi EL Khomri, réforme pourtant infime du droit de travail, mais qui a bloqué l’économie pendant plusieurs semaines. Qu’est-ce que cela sera si, comme nous le souhaitons, François Fillon est élu et réforme tout de suite par ordonnance le code du travail, affirmant la prééminence des accords d’entreprises sur toutes autres négociations collectives !

La défaite de la CGT sera réellement significative du jour où le message de la lutte des classes, des méfaits du libre-échange, de l’immoralité du profit aura disparu dans notre pays. En dehors de la progression de la CFDT, dite réformiste, on est encore loin du compte, les syndicats français sont loin de ceux d’Allemagne ou des pays nordiques, où ils rendent de véritables services aux salariés, où ils sont financés par des adhérents nombreux – alors que le financement des syndicats français demeure encore un scandale que la droite elle-même n’a jamais osé attaquer, « dialogue social » exige.

 

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

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