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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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La démocratie populaire à l’honneur au Vénézuela PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 09 Mai 2017 00:00

Le dictateur Maduro refuse de se plier au verdict des urnes

 

Au vu et au su du monde entier, Nicolas Maduro n’a que faire de l’opposition qui a gagné les élections générales en décembre 2015. Au Parlement, il n’a qu’une minorité de sièges : 55 contre 112. Mais il refuse d’abandonner le pouvoir, utilisant tous les moyens que lui donne une constitution taillée sur pièce par son prédécesseur et maître Hugo Chavez. C’est la Cour Suprême de Justice qui se prononce sur la légalité du gouvernement, et elle l’a à nouveau confirmée il y a dix jours. Ce n’est pas surprenant : les 32 juges qui composent la Cour ont été nommés…par le gouvernement. La semaine dernière, la Cour s’est arrogée le pouvoir de légiférer à la place du Parlement.

En dehors de ces habiletés constitutionnelles, Maduro utilise tous les moyens pour rester à la tête du pays, et apparemment sans souci puisqu’il dansait au cours d’une émission télévisée pendant que dans la rue s’affrontaient police et manifestants. Depuis le début avril, il y a eu une dizaine de manifestants tués et plus de 350 arrestations. Pour autant les défilés pour réclamer la démission de Maduro ne cessent pas, les rues de Caracas ont été occupées plusieurs fois depuis six mois par un million de personnes.

La colère de la population est à son comble car la vie au Venezuela sous le régime chaveziste est devenue impossible. Le régime a mis en ruine ce pays richissime qui détient les plus importants gisements de pétrole de tout le continent. Le PIB a reculé de 10% en 2016, il n’y a pas eu la moindre croissance depuis huit ans. Les deux tiers des produits de base (alimentaires, hygiéniques, électriques) sont introuvables. La hausse des prix a atteint le sommet historique de 1.600 %.

Tout cela se déroule sur fond de répression et de corruption. La pauvreté du peuple n’a pas gêné l’enrichissement des dirigeants, qui sont en liens avec les narco-trafiquants et qui sont même directement impliqués dans plusieurs affaires de commerce de cocaïne. Transparency International a classé le Vénézuela dans les dix pays les plus corrompus du monde.

Voilà qui fait honneur à la « démocratie populaire » et au socialisme marxiste. Chavez et Maduro sont des créatures du régime cubain, des apôtres de la révolution prolétarienne. Ils luttent contre le capitalisme et la finance mondiale. Ils inspirent les « indignés » d’Espagne, de Grèce et de France. Jean Luc Mélenchon a fait l’apologie de Chavez, il a fait d’ailleurs plusieurs séjours au Vénézuela à l’invitation des dirigeants actuels. Mais il n’a pu se dispenser, il y a quinze jours, de demander la libération de deux journalistes enfermés par Maduro, comme tant d’autres journalistes étrangers et de leaders de l’opposition.

En dépit des « pressions » bien timides des Etats-Unis et de l’Union Européenne pour que Maduro respecte la démocratie et les droits individuels, il reste encore chez les populistes européens un sentiment de solidarité avec ces braves gens de gauche qui veulent changer le système pour faire le bonheur des peuples.

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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