Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

Bulletin de commande

 

Portait

Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

Lire la suite...
Garder son sang froid PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 22 Mai 2017 00:00

Un grand nombre de Français sont persuadés qu’une lame de fond va donner au Président une majorité absolue, ou relative (base de quelques tractations ou trahisons ponctuelles). Je comprends leur pronostic, mais il est à mon sens déraisonnable, et je crois qu’il nous faut aborder ces semaines législatives avec lucidité. Il faut garder son sang froid et manœuvrer dans la tempête.

 

 

Je comprends leur pronostic parce qu’ils désespèrent de l’opposition potentielle : Macron n’est-il pas en train d’anesthésier ou d’exploser la droite traditionnelle ? Certes il y a de quoi douter de l’avenir de LR et UDI, compte tenu des maladresses de leurs leaders, de la pusillanimité d’un programme à ce jour délavé et sans souffle, de la sécession probable des « jupéistes ». Certains électeurs sont déjà résignés, voire même par dépit décidés à se mettre à la queue de la marche. Mais dans bien des circonscriptions, les candidats d’opposition sont connus pour leurs qualités et leurs convictions, on ne peut les abandonner pour voler au secours d’une victoire annoncée.

Je comprends aussi ce pronostic parce que l’effet d’annonce est éblouissant, jusqu’à en être aveuglant. La mise en scène est aussi bien soignée que la soirée Pyramide. Voici le Président dans les sables du Mali, partageant l’ordinaire des soldats, il est le Chef des Armées, celui qui a remonté les Champs Elysées en command-car. Bonaparte au Pont d’Arcole. Voilà aussi la crise de GS&M réglée en un tour de main par Le Maire, qui a su convaincre Peugeot et Renault de passer des commandes permettant à l’entreprise de durer au moins jusqu’à l’automne. Puis encore voilà occulté le lancinant problème de ND des Landes pour lequel tout risque de conflit avec Monsieur Hulot et les écologistes a été écarté grâce à l’ouverture d’une nouvelle enquête dont les conclusions seront connues dans six mois. Et voici enfin le succès prévisible des ordonnances sur le code du travail puisque dès aujourd’hui le Président s’entretient avec les partenaires sociaux sur un projet dont le texte ne sera sûrement pas publié avant le 18 juin. Et n’oublions pas le rendez-vous avec l’Allemagne et l’Europe dans quelques jours : on en parlera longuement !

S’il y a une culture qui fait aujourd’hui la richesse de la France, c’est celle de l’habileté, de l’ambiguïté, de la duplicité. Les paysans de l’Elysée sèment à tout vent. La récolte sera précoce.

Garder son sang froid, c’est peser calmement les risques d’un plébiscite. Les électeurs ont pu se tromper en 2012 en choisissant un Président qui se voulait « normal ». Mais celui-ci n’est pas normal, parce qu’il se veut impérial. Le pouvoir à Matignon ne sera que la projection du pouvoir à l’Elysée, où demeure le « maître des horloges », où travaille le clan des énarques siciliens, où se tissent les relations avec les puissances visibles ou occultes qui sont installées dans les médias, les conseils d’administration du CAC 40, les syndicats. On m’objectera qu’un Président fort à la tête d’un Etat fort est indispensable en période de crise nationale, européenne, mondiale et face au totalitarisme. Mais je soutiens à nouveau que le pouvoir de ce Président, livré sans limite à lui-même et aux siens, serait par priorité destiné à pérenniser les privilèges et les combinaisons qui ruinent la nation depuis des décennies. J’évoquais récemment le péril du centrisme : la neutralité apparente est la meilleure façon de préserver les acquis réels. Il y a des centristes invertébrés, comme Bayrou. Il y a les centristes de façade, comme Macron.

Garder son sang froid c’est démasquer la manœuvre, rétablir la vérité.

C’est remarquer que la plupart des candidats d’En Marche viennent de la gauche, et que les représentants de la « société civile » sont des fonctionnaires, ou ont traîné leurs bottes dans des officines, cabinets et associations de gauche.

C’est aussi mesurer la valeur du programme imposé aux candidats de REM : des mesures nocives, de nature à prolonger le chômage et diminuer le pouvoir d’achat, des mesures irréalistes qui ne pourront jamais être mises en place, des mesures partielles qui négligent quelques graves problèmes de notre pays. Le catalogue de ces mesures doit être connu, commenté, et diffusé. Voilà la meilleure façon d’éviter une Assemblée de godillots et de brider le penchant monarchique du Président.

C’est aussi pousser les candidats d’opposition à se radicaliser, à oser la liberté. Garder son sang froid, c’est garder sa foi, son engagement  et sa détermination.

 
More Articles :

» Wauquiez : unir la droite n’a pas de sens

Laurent Wauquiez sera sans doute élu à la tête des Républicains en décembre. Il est cependant l’objet de nombreuses critiques dans son parti parce qu’il se situe trop à droite, ce qui ne plaît ni aux centristes jupéistes ni aux...

» L’insincérité : d’hier et d’aujourd’hui

« Insincérité » : le mot est celui de la Cour des Comptes qui a rendu jeudi dernier son rapport sur le budget de l’Etat 2017. Il qualifie les mensonges volontaires du gouvernement Cazeneuve. Mais il peut tout aussi bien désigner la façon...

» De la communication à l’action

Je dirais plutôt : du mensonge à la réalité. S’agissant du Président, de son gouvernement, de sa vision européenne, les commentateurs ne manquent pas de souligner que le temps de la communication est terminé, il va falloir passer...

» Apaisée ou assommée ?

La France sort de la canicule électorale. Dans quel état ? Apaisée, rassurée par la perspective d’un Président qui a « réussi son pari » et qui dispose des moyens institutionnels qui annonceraient des réformes décisives ? Assommée,...

» Bayrou citoyen

Le Garde des Sceaux se couvre de ridicule et sa moralité flanche

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
Actualité
:
Y = C+I+ [X-M]  - Refondation sur un socle boîteux  - Que se passe-t-il à Riyad ? - Merkel-Macron : front commun à la COP 23
Connaissance du libéralisme :
La transmission de la propriété
Lu pour Vous :
La tyrannie de la redistribution


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...