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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Cette formule est aujourd’hui connue sous le nom de « loi de Say ».

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Les Etats-Unis de retour au Moyen Orient PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 23 Mai 2017 00:00

Mais que veut et que peut y faire Donald Trump ?

 

Incontestablement le Président des Etats-Unis entend marquer le retour de son pays dans la diplomatie mondiale, totalement négligée ou égarée par Obama, qui porte une lourde responsabilité dans les drames actuels. Son voyage au Moyen Orient est très révélateur : il a choisi de rencontrer les dirigeants d’Arabie Saoudite et des Emirats du Golfe avant de se rendre en Israël, puis de rencontrer ensuite Mahmoud Habbas, Président de la Cisjordanie Palestinienne

Avec les puissants sunnites de la région il a passé quelques contrats juteux pour tous les partenaires, mais il a aussi plaidé pour un rapprochement avec Israël, et il a été peut-être entendu – ce qui constitue une première.

Le voyage à Tel Aviv était attendu avec circonspection. D’une part, Trump avait pendant la campagne annoncé que son pays serait en faveur du déplacement de la capitale à Jérusalem – ce qui évidemment est l’une des trois revendications majeures des gouvernements israéliens successifs. Mais il avait douché ensuite les Israéliens à cause de sa rencontre avec le diplomate russe auquel il aurait confié des informations concernant la sécurité d’Israël. De plus, il avait reçu avec chaleur Mahmoud Abbas à la Maison Blanche, et les Israéliens savent que les Secrétaires d’Etat successifs ont toujours prôné la solution des deux Etats – dont la droite isarélienne et les partis religieux ne veulent pas.

En fait, la visite à Netanyahou et à la Knesset s’est très ben passée, et Trump a demandé à ses hôtes d’aller à Jerusalem, ville bouclée pour la circonstance. Trump a été solitaire face au Mur des Lamentations, plus haut symbole de la religion juive.

C’était prévu : le Président américain a franchi ensuite l’autre mur, celui de la sécurité pour les Israéliens, celui de l’apertheid pour les Palestiniens. Devant le président de l’Autorité Palestinienne, devenu Président de l’Etat Palestinien depuis la déclaration de l’ONU en 2015, comme devant Benjamine Netanyahou, Donald Trump a minimisé la difficulté d’un traité de paix « ultime »reconnaissant les deux Etats.

Mais il sous-estime certainement les trois écueils d’une telle paix : la reconnaissance de Jérusalem pour capitale (exigée des deux côtés), l’arrêt des colonisations juives en territoire palestinien et le retour aux frontières de 1967 (encore qu’on ait parlé d’un « gel » des colonisations récemment, sans exigence de retour des colons) et enfin l’arrêt de l’immigration en Cisjordanie, car il est évident que les Juifs sont de plus en plus inquiets des masses de peuples de toutes origines qui sont venues s’installer dans la région.

Le plan de paix de Donald Trump semble donc tout à fait utopique à ce jour. D’ailleurs la solution est-elle réellement politique ? Certains font remarquer que la tension est moindre entre Bethléem et Tel Aviv depuis que des échanges commerciaux se sont noués et que le développement économique de la Cisjordanie s’est amorcé.

Demeure enfin et surtout l’environnement et la guerre religieuse entre Musulmans de la région. Au Nord c’est la coalition russo-syrienne qui semble dominer le terrain, mais les Etats Unis ont frappé fort contre cette coalition, - un des premiers actes de gouvernement de Trump. Au Sud Est c’est l’Iran qui veut s’imposer comme maître du jeu.

Or, l’Iran est violemment opposé à Trump qui a renforcé le blocus économique contre Téhéran et a demandé à Ryad un isolement complet de ce pays dont les Etats-Unis continuent à exiger l’arrêt des recherches sur le nucléaire militaire. Le jeu diplomatique de l’Iran est ambigu et finalement peu rassurant.

Certes ce sont les « modérés » du Président Hassan Rohani qui ont largement remporté les élections législatives vendredi dernier. Rohani représente une ouverture au reste du monde, et veut attirer investissements, tourisme et savoir dans son pays. Mais, d’une part, le chef religieux demeure le redoutable intégriste Ali Khamenei et, d’autre part, l’Iran est le foyer du chiisme et soutient le terrorisme djihadiste.

L’attentat de Manchester remet hélas à l’ordre du jour le danger du totalitarisme islamique, dont finalement on se demande s’il est plus redoutable chez les chiites ou chez les sunnites. En jouant les sunnites contre l’Iran, Trump va-t-il contribuer à ruiner ou à soutenir le terrorisme ? Il a tenté à Ryad de démontrer que le terrorisme n’avait rien à voir avec la religion, et surtout pas avec l’Islam. Air connu, mais sur le terrain la preuve est faite que c’est la Russie, et non les Etats-Unis, qui demeurent les plus efficaces.

 
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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


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