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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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Courage et imagination : Bayrou moralise la vie publique PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 06 Juin 2017 00:00

Grâce à la Banque de la Démocratie le financement des partis sera transparent

 

Il fallait à François Bayrou beaucoup de courage pour présenter à la presse jeudi dernier les grandes lignes de la première loi de l’ère Macron. Jeudi c’était en effet l’ouverture d’une enquête préliminaire concernant les activités de Richard Ferrand à la tête de la Mutuelle de Bretagne. François Bayrou a su tenir tête à la meute des journalistes plus intéressés par ce « contexte » que par le « texte » (jeu de mots de l’humoristique Garde des Sceaux).

Courage mais imagination : pour François Bayrou, c’est le règlement et le contrôle financier qui vont désormais moraliser la vie publique. Contrôle comptable du parlementaire : le tampon sur la fiche de taxi ou la note de restaurant vaincra la corruption. Exclusion des proches, cela va de soi, pas de cumul des mandats (lesquels ?). Contrôle financier des partis : il se fera par la création d’une Banque de la Démocratie, dont les fonds viendront de la Caisse des Dépôts et Consignations. Fonds publics, donc fonds propres. On ne relèvera que trois oublis mineurs :

-   La Caisse des Dépôts utilisera-t-elle l’argent des épargnants ?

-   Quels seraient les partis « reconnus », et sur quels critères ?

-   Comment créer un nouveau parti pour « remodeler » la politique française ?

En 1993, la loi Balladur (un expert en moralité) avait déjà posé ce principe aberrant dans un pays de liberté : seul l’Etat peut financer la vie politique ! Recueillir librement des fonds privés pour la création d’un nouveau parti ou pour une nouvelle campagne est considéré comme une atteinte à l’équité. Pourtant, Friedman dans « Capitalisme et liberté » a démontré que c’est l’inverse qui est équitable : les citoyens qui veulent défendre leurs idées doivent mettre la main à la poche, et le montant des fonds réunis est un indice de popularité. De quoi privilégier le pouvoir électoral des riches ? Mais précisément Friedman a fait la liste des milliardaires américains qui soutenaient des journaux et des candidats de gauche. Inutile de préciser qu’il en est rigoureusement de même en France. Le rapport Perruchot avait d’ailleurs posé la même conclusion pour le financement des syndicats. De la sorte, le système politique français est bloqué : l’argent va aux partis en place.

Il ne fait guère de doute cependant que quelques évidences ont échappé à l’esprit innovant de François Bayrou :

-   Pour éviter les conflits d’intérêt, il faut en finir avec l’Etat Providence, les marchés publics et le capitalisme de connivence qui se développe nécessairement dans ce cadre ;

-   La morale n’est pas ce que dit la loi, c’est ce qui est conforme à l’éthique de l’être humain libre et responsable – une éthique qui a formé le droit naturel, en particulier la propriété privée.

-   Les donneurs de leçons morales, même s’ils sont des parangons de vertu, versent facilement dans le totalitarisme. Robespierre l’Incorruptible a conduit à la Terreur.

Le problème, avec Bayrou, c’est qu’il ne fait même pas peur.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
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Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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