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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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COP 21 : Résistances à Trump PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 06 Juin 2017 00:00

Pourquoi cette unanimité ? Est-elle toujours légitimée ?

 

Résistance de Merkel, résistance de Macron, résistance américaine, résistance mondiale : sont-elles toutes de même inspiration ?

A l’issue du G7, avant même que Trump ait fait esclandre en confirmant le retraite de la COP 21, Angela Merkel, se posant en leader de l’Europe, était entrée en résistance. Elle ne pouvait tolérer la forme et le fond d’un nouvel impérialisme américain. A Bruxelles, Trump avait sans ménagement tancé les Européens pour leur attitude face à l’OTAN, dont ils auraient négligé et le financement et l’objectif, à savoir monter la garde contre l’expansionnisme du Kremlin. Elle a clairement déclaré que le temps de la dépendance de l’Europe « est dans une certaine mesure révolu, j’en ai fait l’expérience ces derniers jours […] Et c’est pourquoi je peux seulement dire que nous, les Européens, devons prendre notre sort en main, bien sûr en toute amitié avec les Etats-Unis d’Amérique, en amitié avec la Grande-Bretagne et en tant que bons voisins chaque fois que c’est possible avec d’autres pays, même avec la Russie. » A n’en pas douter, la Chancelière avait traduit le sentiment de ses collègues de l’Union, mais aussi le difficile équilibre de la diplomatie allemande, à la fois solidaire de ses voisins menacés par la Russie et solitaire dans son approche des problèmes de l’immigration et de la Syrie.

La presse française croit dur comme fer à l’influence de Macron sur la Chancelière et aux bienfaits d’un axe Paris-Berlin, mais pour l’instant cette analyse mérite d’être étayée, car le grand écart entre les pays du Nord et du Sud de l’Union demeure et Berlin pèse plus que Paris. Néanmoins il est évident que le Président français n’a pas laissé passer l’occasion de se poser en chef de la résistance, intervenant en pleine nuit pour condamner Donald Trump, puis mettant à profit le passage à Paris des Premiers Ministres chinois et indien, puis enfin la venue de Bloomberg, venu témoigner de la résistance américaine. Les atours du prestige international sont un apport massif pour les législatives et permettent de faire oublier provisoirement les secousses judiciaires qui menacent En Marche.

L’appel du Président français au peuple américain (peu courant dans les mœurs diplomatiques) a été visiblement entendu. Les savants et entrepreneurs écologiques sont invités à fuir leur pays pour trouver en France un havre de sympathie et un bastion de résistance, mais d’ores et déjà Michael Bloomberg, milliardaire ancien maire de New York, maintenant envoyé spécial de l’ONU pour les villes et les changements climatiques, s’est rendu à l’invitation de Paris et a pris l’engagement au nom de la fondation Bloomberg Philanthropies de lever 15 millions de dollars pour compenser la défection de la Maison Blanche. A son tour Arnold Shwarzenegger, gouverneur de Californie a défié Donald Trump, à ses yeux homme du passé ignorant les périls qui menacent la planète du fait de la nouvelle croissance mondiale. L’acteur de « Terminator » est un écologiste militant, qui avait participé à la COP 21, où il avait fortement sympathisé avec Hollande et Fabius. Certes, il est Républicain, mais de nombreuses personnalités du parti n’aiment pas Trump. En fait, l’opposition entre Républicains et Démocrates est moins forte que celle qui existe entre Californie et Maison Blanche, entre Etats et pouvoir fédéral. Trump a été élu parce qu’il a promis de donner priorité aux intérêts américains (US great) et la sauvegarde de la planète lui paraît très accessoire par comparaison : la réglementation écologique et les impôts américains (pour financer dix milliards versés au nom de la CCNUCC, Convention Climat de l’ONU) sont considérés par lui comme des coûts prohibitifs, et il a une large partie du peuple américain derrière lui. La résistance américaine est donc toute relative, n’en déplaise à la presse mondiale.

Il est vrai que Trump a contre lui une large partie des gouvernants du monde entier. Ils sont entrés en résistance pour défendre l’avenir de la planète et des générations futures (Planet great, a dit Macron avec humour). La presse mondiale est quasi-unanime. Il est vrai que l’écologie politique a conquis tous les esprits depuis les grandes campagnes de Rio et du célèbre Vice Président Al Gore. La cause est entendue : c’est la croissance économique et la mondialisation qui vont engendrer l’apocalypse. Comme nous le soutenons ici, les changements climatiques ne sont pas de notre époque seulement, et l’activité humaine n’y est sans doute pour rien (en revanche l’activité humaine peut leur trouver des parades intelligentes, responsables et non idéologiques). Les grandes tirades sur le « crime contre l’humanité » sont donc hors de propos, elles sont convenances politiciennes et diplomatiques. En revanche on comprend la déception de la nomenklatura verte qui tire célébrité et abondance de l’exploitation de la peur collective, et de tous ces gouvernants despotes de pays déchirés par la dictature et les guerres civiles qui seront peut-être privés de la manne internationale, à moins que quelques odieux capitalistes américains ne leur tendent une main secourable.

 

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

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Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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