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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Bayrou citoyen PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 13 Juin 2017 00:00

Le Garde des Sceaux se couvre de ridicule et sa moralité flanche

 

N’est-ce pas normal ? Quand on fait la loi, on peut toujours se croire au-dessus de la loi.

Ainsi en est-il de notre vénéré Garde des Sceaux, en charge de la grande loi de moralisation de la vie publique, une loi urgente, une loi décisive, une loi populaire, qui est appelée à être promulguée dès la première session parlementaire à l’occasion des textes d’habilitation. Cette loi a de toute évidence priorité sur toute autre disposition législative concernant le chômage, l’école, la fiscalité, les retraites.

A loi exceptionnelle, un auteur exceptionnel. François Bayrou a cette aptitude rare et remarquable de faire du dédoublement de personnalité, parfois même (encore plus exceptionnel) de quadruplement de la personnalité. Suivant ses actes, ses paroles et ses écrits, il peut être Garde des Sceaux, Président du Modem, maire de Pau ou, plus récemment « citoyen ». Ni le Garde, ni le Président, ni le Maire ne se serait permis de téléphoner personnellement à Jacques Monin, directeur de l’investigation à Radio France, pour se plaindre d'une enquête de Franceinfo sur des soupçons d'emplois fictifs visant les assistants parlementaires des députés européens de son parti, le MoDem. Mais le Monin a rendu publique la conversation, de sorte que Dominique Pradalié, la secrétaire nationale du SNJ, premier syndicat chez les journalistes, a évoqué une "petite affaire d'Etat".

Il faut reconnaître que le Premier Ministre a immédiatement recadré son Garde des Sceaux : « Quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen », a dit Edouard Philippe. Car François Bayrou avait bien précisé que c’était en sa seule qualité de « citoyen » qu’il se permettait cette démarche ; voilà ce que Monin n’avait pas compris. Non content de s’être fait remonter les bretelles par le patron, Bayrou a persisté et signé : "Chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire à des Français, des responsables, qu'ils soient politiques, qu'ils soient journalistiques, qu'ils soient médiatiques, chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire, je le dirai". Voilà donc notre censeur moral pratiquer la censure de la presse. Mais c’est normal : puisque ce n’est pas le même Bayrou qui est en cause. Toujours est-il que la loi ridicule qu’il a pondue (avec la Banque Publique de la Démocratie en particulier) ne semble pas le concerner en sa qualité de citoyen. Les électeurs de Paris n’ont pas davantage été choqués : ils ont placé Madame de Sarnet en position d’être élue.

N’y aurait-il pas quelques dizaines de milliers d’électeurs qui se décideraient enfin à voir les candidats d’En Marche pour ce qu’ils sont : des tricheurs, et les dirigeants en place pour des illusionnistes, mais bien décidés à imposer l’ordre élyséen ? Après tout, la liberté de la presse n’est qu’un détail…

 

 

 
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Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

Editorial : L'école de la République
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